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Avis aux membres : Quelques faits sur les « pompiers-infirmiers »

Ambulance outside of hospital
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Questions et réponses sur les « interventions médicales élargies » du secteur ambulancier du SEFPO

Téléchargez ce document (en anglais)

Q1. Qu’entend-on par « interventions médicales élargies »?

Le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario envisage d’adopter un modèle de « pompiers-infirmiers » (fire-medic) pour augmenter l’intervention médicale des pompiers.

Tandis que le SEFPO s’engage à améliorer les soins aux patients avant qu’ils n’arrivent à l’hôpital, il n’existe aucune preuve solide comme quoi l’élargissement du rôle des pompiers (qui seraient formés à titre de techniciens ambulanciers) permettra d’atteindre cet objectif. Le modèle ajouterait de nouvelles pressions sur les coûts dans des municipalités déjà surchargées, qui assument le plein prix des services d'incendie – sans garantie de résultats positifs pour les Ontariens.

Q2. Ce modèle est-il sûr?

R : Le SEFPO s’inquiète des conséquences du modèle « pompiers-infirmiers » sur la sécurité tant des patients que du personnel.  Une étude ontarienne suggère que l’augmentation du nombre de camions de pompiers sur les routes qu’entraînerait un tel modèle risquerait en fait de causer davantage de risques pour les citoyens sur nos routes.

De nombreux services d'incendie fonctionnent sur un calendrier à quarts de 24 heures. Les techniciens ambulanciers qui offrent des soins primaires pour un service d’ambulances terrestres sont habitués à des quarts de 12 heures, avec 8 à 11 heures de repos entre deux. En vertu du modèle proposé, les pompiers-infirmiers devraient travailler des quarts de 24 heures, avec le même niveau de responsabilité.

Le SEFPO s’interroge sur l’aptitude d’un employé qui travaille 24 heures d’affilée à prendre des décisions en une fraction de seconde et à conduire des examens et faire des calculs précis et surs lorsqu’il faut donner des médicaments. Le syndicat s’oppose à mettre les employés, et les patients, en danger de cette façon.

Q3. Ce modèle permettra-t-il d’alléger la charge de travail des techniciens ambulanciers?

R : La réponse toute simple est non. Une participation accrue des pompiers n'élimine pas la nécessité d’un transport en temps opportun des patients et d’un traitement dans les établissements appropriés.

Q4. Nous coûtera-t-il plus?

R : Quand on a besoin d’une ambulance, c'est du gaspillage et une duplication des ressources et des coûts que d’envoyer des techniciens ambulanciers et des pompiers. Le coût d’une participation accrue des pompiers représentera un fardeau financier de plus pour les municipalités déjà surchargées, qui prennent déjà en charge 100 pour cent du coût de la prestation des services d'incendie. Dans le modèle pompiers-infirmiers, les municipalités devront également prendre en charge le coût supplémentaire lié à l’usure accrue de l’équipement de lutte contre les incendies.

Q5. Ce modèle aurait-il un impact sur les normes d’emploi?

R : Les techniciens ambulanciers sont également soumis aux dispositions de la Loi sur les normes d'emploi en ce qui concerne les heures de travail, périodes de repos quotidiennes, congés entre quarts et périodes de repos hebdomadaires et aux deux semaines. Les pompiers ne sont pas soumis à ces dispositions. Là où la Loi établit des normes et règles minimales pour le service ambulancier terrestre, ces normes et règles ne peuvent être ignorées ou exclues.

Q6. Ce modèle améliorera-t-il  les résultats pour le patient?

R : Il n'existe aucune preuve en Ontario qui appuie l’intervention des pompiers pour un patient en ÉTG 1 (échelle canadienne de triage et de gravité – urgence extrême) autre qu’en situation d'arrêt cardiaque (qui comprend environ un à deux pour cent de tous les appels aux SMU). Aucune étude en Ontario ne fournit de preuves médicales à l’effet que l’intervention des pompiers puisse faire une différence significative au niveau de la morbidité et de la mortalité des patients.

Il est important de noter que la participation accrue des services d’incendie ne résout pas les problèmes qui touchent actuellement le système de répartition, les délais de décharge à l’hôpital ou les exigences au niveau de la communauté. La province devrait fixer son attention sur ces problèmes.

Q7. Comment peut-on améliorer les soins préhospitaliers?

R : Le SEFPO s'engage à améliorer les soins préhospitaliers pour les citoyens de l’Ontario et plaide fortement en faveur de ce qui suit :

  • Remplacer le système actuel par le système de répartition des priorités médicales (MPDS) afin de réduire l’urgence d’environ 10 pour cent des appels, et ainsi les contraintes sur le système.
  • Un registre de défibrillateur externe automatisé (DEA) qui permettrait aux chargés des communications des services ambulanciers d’identifier l'emplacement des DEA dès l’entrée des appels 911.
  • L’expansion du programme de défibrillation à accès public (DAP) et de RCR pratiquée par les citoyens.

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Exemple de gazouillis à @OPSEU @SEFPO @OPSEUAmbDiv @SEFPODivAmb

Modèle pompiers-infirmiers = désastre pour les patients ON @drerichoskins @OPSEU @SEFPO #ONpoli #ONfr

Vous voulez améliorer les soins préhospitaliers @drerichoskins? Non au modèle pompiers-infirmiers dangereux et coûteux #ONpoli

@drerichoskins @premierwynne Modèle pompiers-infirmiers : plus coûteux, ne profite à personne @SEFPO #onFR

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Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO)

Envoyez une lettre au ministre Hoskins

Vous pouvez copier et coller la lettre ci-dessous ou écrire votre propre lettre au Dr Eric Hoskins, le ministre de la Santé et des Soins de longue durée.

Dest. :

Hon. Eric Hoskins
Ministre de la Santé et des Soins de longue durée
10e étage, Édifice Hepburn
80, rue Grosvenor, Toronto (Ontario)  M7A 2C4


Monsieur le ministre,

Je vous écris pour exprimer mes inquiétudes au sujet du modèle « pompiers-infirmiers » proposé pour accroître la participation des pompiers dans le cadre des urgences médicales.

Aucune preuve médicale ne suggère que l’intervention des pompiers puisse faire une différence significative au niveau des résultats pour les patients; une participation accrue des pompiers ne résout pas les problèmes qui existent actuellement avec le système de répartition, n’améliore pas les délais au niveau de la décharge à l’hôpital et ne répond pas aux besoins courants au sein de la communauté.

Le modèle, qui implique des quarts de 24 heures pour les pompiers-infirmiers, n’est sûr ni pour les patients ni pour le personnel. Vous feriez mieux de vous concentrer sur ces problèmes.

Une participation accrue des pompiers n'élimine pas la nécessité d’un transport et d’un traitement opportuns des patients. Quand on a besoin d’une ambulance, c'est du gaspillage et une duplication des ressources et des coûts que d’envoyer sur place à la fois des techniciens ambulanciers et des pompiers. Sur tous les fronts – résultats au niveau des patients, normes d’emploi et usage des ressources – le modèle pompiers-infirmiers est voué à l’échec.

Monsieur le ministre, je vous demande de vous concentrer sur les améliorations pratiques à apporter.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le ministre, mes salutations distinguées.

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