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Vers une forme de justice qui guérit

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La Semaine de la justice réparatrice se déroule partout dans le monde la troisième semaine de novembre. Au Canada, on célèbre cette semaine importante du 17 au 24 novembre.

Cette approche moderne de la justice réparatrice s’est développée dans les années 1970.  Elle a gagné depuis en popularité en raison de ses avantages sur les deux autres formes de justice les plus courantes : « La justice rétributive » qui est axée sur le châtiment des délinquants et la « justice distributive » qui met l’accent sur le traitement des délinquants.

La justice réparatrice est une approche non conflictuelle et non punitive dans le cadre de laquelle le crime est considéré essentiellement comme une violation des personnes et des relations. Elle encourage la communication entre toutes les parties concernées – les victimes, les délinquants, la communauté – et favorise la compréhension mutuelle et la responsabilisation, afin de parvenir à des sentiments de satisfaction, de sécurité, de guérison et de clôture.

La justice réparatrice est souvent appelée le « cercle de justice » parce qu’elle s’inspire des cheminements traditionnels vers la guérison qui sont utilisés dans les communautés autochtones. Progresser vers un système de justice réparatrice pourrait permettre, un tant soit peu, de modérer les attitudes coloniales de notre justice qui a conduit à la sur-représentation des Autochtones dans le système de justice pénale.

La justice réparatrice pourrait également contribuer à atténuer la crise qui frappe les Services correctionnels en Ontario. Nos établissements correctionnels sont surpeuplés. En Ontario, on dépense d’énormes sommes d’argent pour enfermer des détenus qui pourraient, si on faisait autrement, contribuer à leurs communautés. Un petit investissement dans l’harmonisation de notre justice pourrait nous permettre de bien mieux dépenser l’argent des contribuables.

Quand il est question de faire passer la justice, comme c’est le cas dans presque tous les domaines, la taille unique ne convient pas à tout le monde. Il est temps que les gouvernements sortent des sentiers battus afin d’instaurer un système de justice qui protège la société et qui décourage les récidives en favorisant la guérison et la réconciliation. En essayant de comprendre les circonstances qui ont conduit au crime, nous serons mieux à même de traiter les souffrances – et d’éviter les récidives à l’avenir.

On n’a pas résolu le problème en appliquant les anciennes méthodes et pratiques. Afin d’améliorer la sécurité et le bien-être de tous, ayons l’audace de considérer une meilleure façon d’administrer la justice.

Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO

Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier du SEFPO