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La naloxone ne remplace pas nos techniciens ambulanciers

We the North
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Toronto – Les techniciens ambulanciers représentés par le Syndicat des employés de la fonction publique (SEFPO) sont inquiets de la décision du gouvernement ontarien d’autoriser la vente dans les pharmacies de la naloxone, un agent antidote commercialisé sous le nom Narcan®.

La naloxone est un médicament injectable capable d’annuler les effets d’une surdose d’opioïdes, dont le fentanyl, la morphine, l’héroïne, la méthadone et l’oxycodone. Les personnes à risque de surdose ou leurs proches peuvent désormais obtenir la naloxone gratuitement et sans ordonnance.

« La naloxone n'est toutefois pas une solution en soi », a déclaré Jamie Ramage, président de la Division des services ambulanciers du SEFPO. « Elle permet simplement à une personne en surdose de respirer plus normalement et peut-être de reprendre conscience. Cet agent donne à la première personne sur place un peu plus de temps pour obtenir des soins médicaux d'urgence.

« Il faut savoir toutefois que la naloxone ne remplace pas les soins critiques fournis par les techniciens ambulanciers sur place. « Elle permet de gagner un peu de temps et aux techniciens ambulanciers d’administrer un traitement de survie. »

Un arrêt cardiaque soudain, un choc anaphylactique (une réaction allergique mortelle) et la difficulté ou l’absence de respiration causée par une surdose de drogue sont les trois urgences médicales dans lesquelles l’intervention des citoyens peut faire une grande différence.

Monsieur Ramage encourage tous les citoyens à appendre la RCR et à soutenir la défibrillation à accès public. Il a également encouragé les gens à se familiariser avec les problèmes médicaux et les antécédents de toutes les personnes qui sont proches d’eux. « Nous devons tous et toutes être prêts à réagir dans une situation de crise », a dit Monsieur Ramage. « Par-dessus tout, assurez-vous d’appeler immédiatement le 911 ou qu’une autre personne le fasse, de façon que les techniciens ambulanciers puissent intervenir aussi rapidement que possible. »

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, s’est montré du même avis que Monsieur Ramage. « Un antidote ne remplace pas les soins d’urgence. On ne peut tout simplement pas remplacer l’intervention un technicien ambulancier. La naloxone ne peut être qu’une réponse extraordinaire à un taux alarmant de dommages et de décès parmi ceux et celles qui consomment des drogues en quantités abusives, et plus particulièrement nos jeunes. »

« C’est une réalité sociale des plus difficiles pour chacun et chacune de nous, nos familles et l’ensemble de la société. C'est un problème qui préoccupe considérablement le SEFPO et nous nous engageons à le combattre, ensemble, avec nos professionnels paramédicaux. »

Pour plus d’information : Jamie Ramage, 905-730-9351