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Monsieur Naqvi convient que les services correctionnels sont en pleine crise et accepte de travailler avec le SEFPO pour remédier au problème

TORONTO – Dans une réunion aujourd’hui même avec le syndicat qui représente plus de 6 000 travailleurs des services correctionnels et de libération conditionnelle et de probation, le ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, a admis que les prisons de l’Ontario sont en crise.

« Notre réunion avec Yasir Naqvi a été productive aujourd’hui », a déclaré le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario, Warren (Smokey) Thomas, suite à une réunion patronale-syndicale convoquée pour aborder le souci des prisons infestées de problèmes de la province.

« Je ne me rappelle pas la dernière fois que j’ai rencontré un ministre qui a carrément reconnu que son ministère avait de graves problèmes et qu’il fallait les résoudre. Aujourd’hui, je l’ai enfin rencontré. »

Les deux parties ont accepté de former un groupe de travail afin d’examiner à quel point le système correctionnel de la province a manqué à ses devoirs face aux détenus et au personnel de première ligne. Monsieur Thomas a dit au ministre que 100 millions de dollars doivent être prévus dans le budget à venir pour aborder les problèmes de surpopulation et de manque de personnel, ainsi que pour améliorer la formation et faire les réparations sérieusement nécessaires à l’infrastructure de nombreux établissements.

« Depuis le mois de décembre, j’ai visité plus d’une demi-douzaine de centres pénitentiaires à travers la province et, franchement, ce n’est pas beau à voir », a encore dit Monsieur Thomas. « Nous savons que ces établissements sont surpeuplés et en sous-effectif et ont besoin de réparations immédiates. Ils sont aussi crasseux, peu hygiéniques et physiquement endommagés. Et c'est dans ces conditions là que nos membres doivent travailler chaque jour. »

Monsieur Thomas a fait remarquer que le système correctionnel ne fournit pas les programmes de réadaptation qui commenceraient à prendre en compte les problèmes sociaux et économiques des détenus qui, pour nombre d’entre eux, les poussent à une vie d’activités criminelles.

Il a déclaré que les problèmes à l’intérieur des prisons ontariennes sont si profondément enracinés que toute solution future doit inclure la participation du ministère du Procureur général, du ministère des Services sociaux et communautaires et du ministère de la Santé.

Des experts en santé mentale et en toxicomanie doivent aussi avoir leur place à la table, a insisté Monsieur Thomas. Le système carcéral de l’Ontario est de plus en plus peuplé de détenus qui ont des problèmes de santé mentale et de toxicomanie, qui restent sans traitement à l’intérieur des établissements.

Le président du SEFPO a déclaré être heureux aussi d’apprendre, à la réunion d’aujourd’hui, que le gouvernement de Madame Wynne n’avait aucune intention de privatiser les services correctionnels.

Pour plus d’information :
Warren (Smokey) Thomas
613-329-1931

Connexe : Page d’index Services correctionnels en état de crise