Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes 2021

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Le 6 décembre est la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. Ce jour-là, en 1989, 14 jeunes femmes étaient assassinées par un tireur solitaire à l’École Polytechnique de Montréal. Il s’agissait là d’un acte flagrant de féminicide, lequel a transformé l’approche adoptée face à la violence faite aux femmes au Canada. Cet acte a entraîné l’adoption de lois plus strictes et de peines plus sévères pour les contrevenants, et a permis de mettre au premier plan la sécurité des femmes et des filles.

Pourtant, plus de 30 ans plus tard, les incidents de violence faite aux femmes et aux filles continuent d’augmenter, non seulement au Canada, mais partout dans le monde. Les statistiques mondiales de l’Organisation des Nations Unies révèlent qu’en moyenne, sur 161 pays étudiés par l’Organisation mondiale de la santé, entre 2000 et 2018, près d’une femme sur trois avait été victime de violence physique et/ou sexuelle.

Les statistiques sont tout aussi inquiétantes en Ontario. Le 21 avril 2018, l’attaque à la fourgonnette sur la rue Yonge, à Toronto, a tué 11 femmes et blessé 15 autres. Selon la liste annuelle des féminicides publiée par l’Ontario Association of Interval and transition Houses et des chercheurs de l’Université de Guelph, 58 femmes et filles ont été tuées en Ontario au cours des 12 derniers mois. Depuis l’apparition de la COVID-19, nous avons également constaté une forte augmentation des incidents de violence domestique à l’égard des femmes, et celles-ci continuent de tomber victimes de harcèlement sexuel dans les espaces publics et virtuels.

Cette année, tandis que nous rendons hommage aux victimes du massacre de Montréal, nous réaffirmons notre engagement à prendre des mesures collectives pour mettre fin à toutes les formes de violence faite aux femmes. Nous continuerons d’honorer les nombreuses femmes et filles innocentes décédées des suites d’actes de violence, y compris les milliers de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées dans ce pays, dont les histoires n’ont pas encore été racontées.

Solidairement,

Warren (Smokey) Thomas, président de l’OPSEU/SEFPO

Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO

Dianne Clarabut, présidente du Comité provincial des femmes de l’OPSEU/SEFPO