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Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes : Poursuivre la lutte pour l’émancipation des femmes

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Le 6 décembre est la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes – une journée où l’on honore la mémoire des 14 jeunes femmes qui ont été assassinées à l’École Polytechnique de Montréal. Chaque année, nous réaffirmons notre engagement à lutter contre toutes les formes de violence dirigée contre les femmes.

Afin de prévenir la violence contre les femmes et de les protéger contre cette menace, nous devons non seulement dénoncer la violence, mais également faire en sorte que l’égalité des sexes soit présente dans tous les secteurs de notre société. Les femmes, les filles, les personnes 2SLGBTQQIA et de diverses identités de genre partout au Canada courent des risques accrus de violence. Elles sont malheureusement souvent victimes de violence de la part d’une personne de leur entourage.

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, une autre crise, que les Nations Unies appellent la « pandémie fantôme », a éclaté : une recrudescence de la violence à l’égard des femmes et des filles. Les services d’assistance téléphonique pour les femmes ont signalé une augmentation spectaculaire des violences depuis la mise en place des confinements et des mesures de santé publique. En raison des mesures de confinement, les victimes d’agression sont plus isolées et courent plus de danger.

La violence à l’égard des femmes autochtones est une question négligée depuis longtemps, même avant la pandémie. En 2019, l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a publié un rapport dans lequel elle dit que la violence à l’égard des femmes autochtones est un génocide. Ce rapport a mis en avant 231 recommandations pour résoudre cette crise dévastatrice. On attend toujours la publication du plan d’action national du gouvernement et la pandémie de COVID-19 n’a fait qu’accroître le niveau de violence envers les femmes autochtones. Un sondage effectué au printemps par l’Association des femmes autochtones du Canada a révélé qu’une femme autochtone sur cinq a été victime de violence physique ou psychologique durant les trois derniers mois.

Les directives gouvernementales nous demandant de rester à la maison visent à nous protéger du virus, mais la maison n’est pas un endroit sûr pour toutes les femmes; dans de nombreux cas, les femmes sont moins en sécurité aujourd’hui que jamais auparavant.

On aurait dû mettre un terme à cette crise de violence envers les femmes depuis longtemps; nous devons y mettre un terme et déployer tous les efforts possibles pour atteindre la pleine égalité des sexes. Travaillons ensemble pour faire en sorte que notre société dispose des soutiens en place afin que les femmes puissent avoir accès à des logements abordables, à l’éducation, aux services de garde d’enfants et pour en finir avec l’écart salarial entre les femmes et les hommes, pour ne citer que ces quelques exemples.

En luttant pour faire tomber toutes les barrières à l’égalité, l’OPSEU/SEFPO lutte pour toutes les femmes. Nous n’abandonnerons pas la lutte tant qu’il y a des femmes qui ne sont pas à l’abri de la violence.

En toute solidarité,

Warren (Smokey) Thomas, président de l’OPSEU/SEFPO
Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO
Dianne Clarabut, présidente du Comité provincial des femmes de l’OPSEU/SEFPO