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Nelson Mandela meurt à 95 ans

Nelson Mandela
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Nelson Mandela meurt à 95 ans

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Un dirigeant autochtone du Grand Nord canadien avait fait une comparaison pour décrire un dirigeant politique inefficace : « Grand homme, ombre furtive ». À propos de Mandela, il aurait certainement dit : « Grand homme, ombre éternelle. »

Le 5 décembre 2013 restera à jamais un triste jour pour l'humanité. Cette date marque la mort de Nelson Mandela. Nelson Mandela avait connu la prison avant de devenir président de l'Afrique du Sud, changeant ainsi son pays natal d'une manière que peu de gens auraient pensé possible.

Né le 18 juillet 1918 dans un petit village d'Afrique du Sud, il a lutté sans relâche contre l'apartheid – la politique de ségrégation raciale. Une lutte qui s'est achevée le jour de sa sortie de prison – le 11 février 1990. Quatre ans plus tard, à l'occasion des premières élections libres de l'histoire de l'Afrique du Sud, Mandela, qui vote pour la première fois, est élu président de l'Afrique du Sud.

Au début des années 1940, après avoir obtenu un baccalauréat ès arts, Mandela se rend à Johannesburg pour vivre avec sa mère et travailler comme commis dans un cabinet d'avocats. Il adhère au Congrès national africain (ANC). L'ANC avait été créé en 1912 avec l'objectif de mettre fin à la domination blanche en Afrique du Sud et de créer une nation pluriethnique.

S'impliquant de plus en plus dans l'ANC, il lance la section jeunesse de l'ANC et parcourt l'Afrique du Sud, parfois déguisé pour ne pas qu'on le reconnaisse, exhortant les gens à s'engager pacifiquement pour protester.

En 1955, il participe au Congrès du peuple, où est adoptée la Charte de la liberté qui définit les bases fondamentales du mouvement anti-apartheid. En réponse, le gouvernement sud-africain fait arrêter Mandela et 150 autres membres de l'ANC pour haute trahison. Le procès dure pendant des années, mais Mandela et 29 autres prévenus sont finalement acquittés en mars 1961.

Mandela abandonne alors la stratégie non-violente de l’ANC pour lutter contre l'apartheid. Une lutte qui connait un tournant décisif le 21 mars 1960, lorsque 69 manifestants anti-apartheid perdent la vie et 180 autres sont blessés par la police lors du massacre de Sharpeville.

L'ANC répond en préparant la lutte armée. Mandela entre dans la clandestinité et forme un groupe appelé « fer de lance de la nation ». Il quitte ensuite l'Afrique du Sud pour faire sa croisade dans d'autres pays d'Afrique, d'Europe et du Moyen-orient, où il cherche du soutien pour l'ANC. Il retourne en Afrique du Sud en août 1962, où il est arrêté et condamné à cinq ans de prison à Robben Island, à environ 11 kilomètres au large de la côte de Cape Town. Pendant qu'il purge sa peine, Mandela est traduit en justice pour des actes de sabotage et finalement condamné pour une peine ultérieure.

En juillet 1986, des pourparlers secrets ont lieu entre Mandela et le gouvernement du président Pieter Willem Botha, au sujet de sa libération et la fin de la politique d'apartheid. Les discussions se poursuivent en 1989 avec Frederik de Klerk, le successeur de Botha. Lors d'un discours mémorable devant le Parlement sud-africain le 2 février 1990, le président de Klerk annonce la levée des interdictions contre l'ANC. Mandela est libéré de prison à Paarl, au nord de Cape Town, neuf jours plus tard. En août, le gouvernement et l'ANC signent les accords « Pretoria Minute », qui proclament la fin de la lutte armée. En décembre 1993, le Prix Nobel de la paix est décerné conjointement à  Nelson Mandela et à Frederik de Klerk.

En tant que président, Mandela supervise l'élaboration d'une nouvelle constitution. Il améliore le niveau de vie des Noirs sud-africains et cherche une solution pacifique avec les Blancs. En 1995, il crée également la Commission de la vérité et de la réconciliation pour enquêter sur les violations des droits humains commises sous l'apartheid.

Après son retrait de la vie politique, Mandela s'installe à Johannesburg, faisant quelques apparitions lors de concerts ou rassemblements, où il est vénéré par les Sud-africains.

Le SEFPO a tissé des liens de solidarité pour appuyer la lutte pour la liberté en Afrique du Sud. Au début des années 1980, le Congrès du SEFPO avait adopté une résolution permettant au syndicat de tisser des liens de solidarité avec le South African Congress of Trade Unions (SACTU). Cette résolution contenait une disposition autorisant le SEFPO à faire un don annuel de 5 000 $ au SACTU « aussi longtemps que nécessaire. »

Un geste de solidarité historique qui a pris fin lorsque Mandela a retrouvé la liberté en 1990. La même année, le SEFPO rendait hommage à Nelson Mandela en lui décernant le Prix Stanley H. Knowles pour sa lutte contre l'apartheid.

Durant cette période, les membres du SEFPO dans les collèges, les établissements correctionnels et d'autres institutions s'étaient joints à la lutte contre l'apartheid en refusant d'acheter toutes les conserves et d'autres marchandises en provenance d'Afrique du Sud. D'autres syndicats refusaient de gérer le courrier et les appels téléphoniques, etc., et les dockers avaient cessé le travail sur les navires sud-africains.

Au nom de tous les membres du SEFPO le président Warren (Smokey) Thomas a déclaré : « Il restera dans nos mémoires comme un sage, un dirigeant visionnaire et un homme avec un cœur immense. Ses principes sont un exemple à suivre pour beaucoup de gens dans le monde. Avec sa mort, nous avons tous perdu une partie de nous-mêmes aujourd'hui. Au siège social du SEFPO, les drapeaux seront en berne demain afin d'honorer sa mémoire. »

« Je me souviens de la profonde émotion que j'ai ressentie lorsque je suis entré dans la cellule de Mandela, à Robben Island, en compagnie du dirigeant syndicaliste sud-africain, Archie Rejoice Sibeko (Zola Zembe), en 2008. Un moment de profonde tristesse mais également de fierté pour notre syndicat qui avait été à l'avant-garde de la lutte anti-apartheid au cours des années 1980 et jusqu'à la libération de Mandela », a ajouté Thomas.

Lors d'un événement à Toronto où assistaient Nelson Mandela, des milliers d'écoliers, et les premiers ministres Mike Harris et Jean Chrétien, un dirigeant autochtone du Grand Nord canadien a fait une comparaison pour décrire un dirigeant politique inefficace : « Grand homme, ombre furtive ». À propos de Mandela, il aurait certainement dit : « Grand homme, ombre éternelle. »

Le SEFPO est résolu à lutter contre toutes les formes de racisme qui existent encore dans le monde d'aujourd'hui.