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Le nouveau projet de loi doit reconnaître tous les travailleurs qui souffrent d’un ÉSPT

Toronto – Le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO) félicite le gouvernement provincial qui a décidé de garantir traitement et indemnisation à encore davantage de travailleurs souffrant d’un état de stress post-traumatique (ÉSPT). Toutefois, le nouveau projet de loi adopté aujourd’hui est loin de couvrir tous les travailleurs qui sont exposés à des traumatismes au travail, selon le syndicat.

Le gouvernement a amendé la Loi sur la sécurité professionnelle et l'assurance contre les accidents du travail en 2016 pour dire que l’ÉSPT dont souffrent les travailleurs occupant des emplois de premiers intervenants serait désormais considéré être le résultat de traumatismes au travail. Ces emplois comprenaient alors les techniciens ambulanciers, les pompiers et les enquêteurs d’incendie, les agents de police, les agents correctionnels et les répartiteurs provinciaux. Aujourd’hui, la législation ajoute à la liste les agents de probation pour adultes et pour jeunes, les agents de probation et de libération conditionnelle, les huissiers provinciaux et certains travailleurs de la santé, notamment les infirmières autorisées et les infirmières auxiliaires autorisées.

« Cet ajout changera la vie de nombreux travailleurs et de leurs familles », a déclaré Scott McIntyre, représentant en probation et libération conditionnelle pour le SEFPO. « Nous nous sommes battus et nous attendions ce moment. » Toutefois, bien des travailleurs sont encore laissés pour compte.

« Notre personnel de soutien de première ligne doit être couvert en vertu de la législation. Ce sont souvent eux qui arrivent les premiers sur la scène dans les centres correctionnels communautaires. »

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a dit que le syndicat « ne se contenterait de rien de moins que de la pleine reconnaissance de tous les travailleurs qui vivent avec un ÉSPT. »

« Les demi-mesures ne nous satisfont pas », a-t-il dit. « Tous ceux et toutes celles qui vivent des traumatismes au travail sont susceptibles de développer un ÉSPT, et ils ne devraient pas avoir à prouver que ce trouble est lié à leur travail pour obtenir l’aide dont ils ont besoin. Nous demandons à la première ministre Wynne et aux libéraux de faire ce que le Manitoba a fait et d’étendre la couverture de l’ÉSPT à l’ensemble des travailleurs.

Les travailleurs de première ligne qui ne sont toujours pas automatiquement couverts pour l’ÉSPT en vertu de la Loi sur la sécurité professionnelle et l'assurance contre les accidents du travail comprennent les intervenants en protection de l'enfance et d’autres représentants des forces de l’ordre. De nombreuses autres professions s’accompagnent de hauts niveaux de traumatisme potentiel, et les travailleurs des palais de justice et des services sociaux en font partie.

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO : 613-329-1931
Scott McIntyre, représentant en probation et libération conditionnelle pour le SEFPO : 705-477-1931