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La nouvelle loi ne devrait pas accorder aux riches donateurs un accès privilégié aux ministres, nous dit Monsieur Thomas

We the North
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Toronto – Sans une interdiction claire sur les dons « pay-to-play », le peuple de l’Ontario ne peut vraiment croire que les donateurs nantis ne recevront pas un traitement préférentiel des ministres de la province. C’est ce qu’a dit le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO) dans son exposé aujourd’hui au comité chargé d’étudier les réformes des règles sur le financement électoral en Ontario.

« Le peuple doit pouvoir se fier au fait que leur démocratie ne vient pas avec un droit d’entrée », a déclaré Warren (Smokey) Thomas. « Avec le Projet de loi 2, les libéraux ont finalement annoncé les amendements promis, mais on s’aperçoit vite qu’ils ont entièrement ignoré les arguments du public présentés cet été. »

« Ce n’est pas la façon dont les ministres s’appuient sur des intervenants intéressés en leur offrant un accès privilégié contre le financement de leur campagne qui pose un problème. C’est le fait qu’ils le fassent! »

Monsieur Thomas a mentionné la soumission écrite du SEFPO présentée à la ronde d’audiences précédente, faisant remarquer qu’il y offrait un moyen clair pour mettre fin à ce conflit d'intérêts. Le SEFPO a proposé d’empêcher ceux qui donnent aux partis politiques de bénéficier de faveurs du gouvernement sous forme de contrats, subsides ou allègements fiscaux.

« Si vous donnez de l'argent à un parti, ce n’est pas pour qu’il vous redonne des fonds publics », a déclaré Monsieur Thomas. « C’est aussi simple que ça. Les ministres ne devraient pas utiliser la promesse implicite d’avantages pour inciter les parties intéressées à faire des dons. »

« Le laxisme des règles de financement n’est pas le seul problème avec le Projet de loi 2 », a ajouté Monsieur Thomas. Le projet de loi maintient les restrictions imposées sur l’aptitude des tiers de faire campagne sur des questions entre les élections, même lorsque ces campagnes ne mentionnent pas les partis ou leurs chefs.

« Le directeur des élections s’est présenté devant le comité et leur a dit de ne pas restreindre la publicité thématique entre les élections », a fait remarquer Monsieur Thomas. « Pendant les audiences publiques, présentateurs après présentateurs ont dit la même chose. Pourtant, en dépit de cela, les libéraux proposent encore une obligation de silence de six mois avant une élection, qui préviendrait efficacement de communiquer à propos de questions associées à un parti quel qu’il soit. »

« Comment est-ce possible lorsque l’élection est fixée au mois de juin? Cela signifie que tous les quatre ans, un budget provincial sera présenté, et nous ne pourrons pas en parler », a-t-il encore dit. « Pour un syndicat qui représente 130 000 personnes dont les emplois et les moyens de subsistance sont directement affectés par ces budgets, c’est un véritable problème. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931