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Le nouvel accord sur la santé entre Ottawa et la province manque à son devoir envers les patients, selon le SEFPO

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Toronto – L’annonce d’aujourd’hui d’une nouvelle entente entre le gouvernement fédéral et Queen's Park pour une nouvelle formule de financement de 10 ans pour les dépenses de la santé est un coup dur pour les soins aux patients et ouvre la porte à la privatisation d’autres services de santé, a dit le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario.

« Cette entente est bien inférieure aux principes qui maintiennent la cohésion de notre système public de soins de santé », a déclaré Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO. « Selon les chiffres publiés, l’Ontario prendra encore du retard pour répondre à la demande, ce qui contribuera à affaiblir notre système public d'assurance-maladie et à ouvrir la porte à la privatisation d’encore plus de services de soins de santé.

« Les seuls gagnants dans tout ça sont les entités privées qui pillent notre système de soins de santé public en privatisant des services hospitaliers et des établissements de soins de longue durée », a-t-il encore dit.

Dans l’annonce d’aujourd’hui, la ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, a promis que l’Ontario recevrait 4,2 milliards de dollars en transferts d’Ottawa au cours des 10 prochaines années – une augmentation d’environ trois pour cent par rapport à l’accord précédent, qui correspond à environ la moitié de ce que les groupes de défense des soins de santé demandaient. En outre, 2,3 milliards de dollars ont été réservés aux soins à domicile et 1,9 milliard de dollars aux initiatives sur la santé mentale.

Contrairement à l’accord de 10 ans précédent, où Ottawa négociait avec les 10 provinces, en groupe, cette fois-ci, le gouvernement Trudeau a quitté la table en décembre 2016 en disant qu’il négocierait des accords uniques avec chaque province, une tactique qui, comme l’a dit le SEFPO aux parlementaires il y a trois mois, nuirait aux soins prodigués aux patients.

Sara Labelle, membre du Conseil exécutif du SEFPO, qui préside la Division des professionnels hospitaliers du syndicat, a déclaré que l’entente annoncée aujourd’hui ne ferait qu’élargir le fossé d’inégalité pour les services aux patients et favoriserait un système de santé à deux vitesses.

« L’accès aux soins de santé doit être basé sur le besoin et pas sur l’épaisseur du portefeuille », a-t-elle dit. « Nous continuerons de lutter pour des soins de santé universels abordables et accessibles.  Je crains que cet accord ne serve qu’à accroître les inégalités qui, malheureusement, marquent le système des soins de santé au Canada, un système dans lequel les gens qui ont les moyens peuvent accéder aux services privés, tandis que la vaste majorité traîne derrière avec un système public sous-financé.

Pour plus d’information : Sara Labelle, 905-914-4037