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Nouvelle obligation à impact social une trahison pour le régime public d'assurance-maladie

Toronto – Le projet d’Ottawa d’utiliser une Obligation à impact social (OIS) pour réduire l’hypertension chez les Canadiens est tout simplement inacceptable à la lumière de notre régime public d’assurance-maladie et représente une autre forme de privatisation du système canadien de soins de santé public, a déclaré le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO).

« Les Obligations à impact social sont une porte arrière pour les investisseurs privés par laquelle passer pour profiter d’un service qui devrait être public », a déclaré Warren (Smokey) Thomas. « Plus les Canadiens sont informés sur ce que représentent vraiment les OIS, et plus ils se rendront compte qu’elles existent pour détruire notre système public de soins de santé et remplir les poches déjà gonflées d’investisseurs privés. »

Le 28 octobre dernier, la ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, annonçait qu’Ottawa accorderait jusqu’à 4 millions de dollars à des investisseurs privés pour couvrir les coûts initiaux d’un nouveau programme de prévention de l'hypertension de trois ans. S’ils peuvent démontrer que les 7 000 participants au programme, sur le point de développer de l’hypertension, ont réduit leur risque de développer la maladie, ils pourront alors récolter un profit de 15 pour cent. Plus d’un Canadien sur cinq souffre d’hypertension.

Madame Philpott a déclaré que l’OIS serait la plus importante de son genre dans le monde. Le Centre MaRs pour l’innovation entrepreneuriale de Toronto, qui baigne dans le scandale, est responsable de dresser la liste des investisseurs pour le projet.

« Ce projet est une atteinte au régime public d’assurance-maladie », a déclaré Lucy Morton, présidente du Conseil divisionnaire des soins de santé du SEFPO. « Ce n'est pas ce que les fondateurs du régime public d'assurance-maladie avaient à l’esprit. Ils voulaient un système de soins de santé public universel et les OIS ébranlent sérieusement ce principe. »

En fait, les OIS créent un « intermédiaire » pour la prestation des services publics, a encore dit le président du SEFPO. Il les a comparées aux partenariats public-privé, qui ont contribué à subtiliser des milliards de dollars aux contribuables ontariens pour les engranger dans des réserves du secteur privé.

« À l’instar des P3, les OIS sont une mauvaise politique publique », a-t-il encore dit. « Ils ne profitent qu’à une minorité de biens nantis au détriment du reste d’entre nous. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931