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Marijuana : Comme les autres gouvernements avant lui, le gouvernement Ford ne tient pas ses promesses

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas
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Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a déclaré que le premier ministre Doug Ford se montre irresponsable en faisant fi de toute prudence à l’égard de la privatisation des ventes de marijuana.

Pendant sa campagne électorale, M. Ford s’était engagé à conserver le modèle de vente du cannabis dans des magasins provinciaux (Société ontarienne du cannabis) et de s’en remettre aux experts aux premières lignes, avançant qu’ils savent mieux que les politiciens. En dépit du soutien inébranlable des experts pour un modèle entièrement public, le premier ministre Ford a renoncé à sa promesse électorale et annoncé qu’il n’y aurait pas de Société ontarienne du cannabis après tout.

« Les Ontariens en ont ras le bol des politiciens qui ne tiennent pas leurs promesses », a déclaré M. Thomas. « Le lobby de l’industrie du cannabis est puissant et est formé en grande partie d’anciens employés politiques libéraux et conservateurs. Si M. Ford était vraiment pour le peuple, il ne ferait pas la charité à ses amis haut placés, il écouterait les experts et il écouterait le peuple. »

Monsieur Thomas a demandé à M. Ford de laisser tomber l’idée et de se concentrer plutôt sur la création d’un modèle de vente au détail sûr et responsable à temps pour la légalisation de la marijuana, prévue pour le 17 octobre prochain. La notion que les municipalités puissent opter de ne pas participer est une mauvaise plaisanterie. Les villes et autres municipalités qui choisissent de ne pas participer s’ouvriraient tout grand aux activités de bandes organisées. Cela n’a aucun sens.

« On fait un pas en avant et dix en arrière en ce qui concerne la marijuana en Ontario », a encore dit le président Thomas. « Avec la date de légalisation fédérale approchant à grands pas, ce n’est vraiment pas le moment de s’attarder sur des initiatives de privatisation boiteuses. »

Monsieur Thomas s’est également moqué des conservateurs qui ont dit qu’ils tiendraient de vastes consultations sur leur décision avant de la mettre en œuvre le 1er avril prochain.

« Doug, c’est élémentaire… On consulte les experts avant de prendre une décision, pas après! Les experts, y compris les autorités policières, ont dit haut et fort que le modèle public était celui à adopter. »

Avec tous les incidents violents qui sont survenus au cours des quelques derniers mois, le SEFPO a continué de donner l’alerte sur le risque de pénétration du marché du cannabis par les groupes du crime organisé.

« Le premier ministre tient un double discours sur la santé et la sécurité publiques », a ajouté M. Thomas. « Il consacre des millions de dollars à la lutte contre les armes à feu et les bandes organisées, mais il fait fi de toute prudence lorsqu’il s’agit de privatiser la vente de marijuana. C’est un jeu coûteux et dangereux. Mais ça n’a pas à être comme ça. »

« Mais qu’est-ce qu’ils fument dans ce cabinet? », a demandé M. Thomas. « Le travail préparatoire a été fait; nous avons l’infrastructure; et nous avons l’expertise en matière d’application de la loi. Nous pourrions réaménager certains magasins de la régie pour y inclure le cannabis dès maintenant; nous pourrions avoir des magasins de la Société ontarienne du cannabis (SOC) en place d’ici au 17 octobre si ce gouvernement se souciait vraiment plus du peuple que des profits privés. »

« Mais on dirait bien que le seul « peuple » qui compte dans tout ça, c’est celui qui est formé par des agents politiques de la trempe de Will Steward et les multinationales qu’il prétend représenter. Promesses faites, promesses non tenues. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931