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La journée de l'équité salariale, pourquoi pas l’accréditation par vérification des cartes pour les femmes aussi?

Attention à l’écart salarial! SEFPO
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Toronto – Il devrait être aussi facile pour une femme que pour un homme d’adhérer à un syndicat, affirmait aujourd’hui le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario.

« D’après la loi en Ontario, les seuls travailleurs qui peuvent adhérer à un syndicat en recourant au processus d’adhésion le plus rapide et le plus juste qui soit sont les travailleurs du secteur de l’économie à prédominance masculine », a ajouté Warren (Smokey) Thomas. « Les travailleurs de la construction, dont 88 pour cent sont des hommes, peuvent utiliser le processus de « vérification des cartes » pour s’organiser, mais tous les autres travailleurs sont tenus d’utiliser un processus beaucoup plus rigoureux.

« Pour marquer la Journée de l'équité salariale, je demande à la première ministre Kathleen Wynne de reconnaître que la meilleure façon de réduire l'écart salarial entre les sexes est de faciliter l’organisation des femmes, et cela signifie permettre à tous les travailleurs de recourir au processus d’accréditation par vérification des cartes d’adhésion », a-t-il encore dit. « Ce qui est bon pour un est bon pour l'autre. »

Avec l’accréditation par vérification des cartes, les travailleurs peuvent accréditer un syndicat dans leur milieu de travail après avoir démontré qu’une majorité ont signé une carte d’adhésion syndicale. La plupart des travailleurs en Ontario doivent suivre un processus différent, qui implique la signature d’une carte et un vote. Le processus de vote public permet l’intervention de l’employeur, qui se traduit souvent par des tactiques de harcèlement et d’intimidation des défenseurs potentiels d’une syndicalisation.

Monsieur Thomas, le président du SEFPO, a déclaré que le syndicat étudiait ses recours juridiques en ce qui concerne le préjudice sexiste de la Loi sur les relations de travail de l'Ontario.

« Le Code des droits de la personne de l'Ontario et la Charte canadienne des droits et libertés disent clairement que la discrimination sexuelle est à la fois illégale et contraire aux valeurs canadiennes », a déclaré Monsieur Thomas. « Je ne vois aucune raison de tolérer une législation du travail qui, de toute évidence, est biaisée en faveur du secteur de notre économie traditionnellement dominé par les hommes. »

Pour plus d'information : Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931