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Sur le piquet : Bulletin de grève du personnel scolaire des collèges - numéro 2

Sur le piquet. Personnel scolaire, Bulletin de greve du personnel scolaire des colleges de l'Ontario.
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Toujours pas de pourparlers malgré l'insistance de la première ministre

La première ministre de l'Ontario affirme que son gouvernement fait tout son possible pour que le personnel scolaire des collèges et leur employeur retournent à la table de négociation, mais jusqu'à présent, ses bonnes intentions n'ont pas eu l'effet désiré.

À l’occasion d’un échange animé avec Patrick Brown, le chef du Parti conservateur, à Queen's Park, mardi dernier, Mme Wynne a déclaré: « Je crois que le processus de négociation collective est quelque chose qui doit être respecté. C'est ce qui permettra de finaliser l'accord. »

« La ministre et moi-même avons encouragé les deux parties à retourner à la table de négociation », a-t-elle ajouté, faisant référence à Deb Matthews, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle. « C'est là que l'accord doit avoir lieu. »

Le personnel scolaire des collèges a indiqué très clairement que les enjeux essentiels qui sont sur la table devront être réglés pendant cette ronde de négociations. Quand les collèges obligent leur personnel scolaire contractuel à travailler avec de faibles salaires et sans aucune sécurité d’emploi, c'est la qualité de l'éducation qui baisse. Quand les collèges continuent de réduire le pourcentage de membres du personnel scolaire à temps plein, c'est la qualité de l'éducation qui baisse. La qualité baisse encore plus quand les décisions académiques sont prises uniquement par des gestionnaires qui ont une compréhension limitée des programmes d’études et de la prestation des cours. Ces enjeux doivent être abordés par le Conseil.

Des administrateurs ont dit à certains membres du personnel scolaire des collèges que le Conseil était prêt à revenir à la table de négociation. Ce message n’a pas été communiqué à l'équipe de négociation du personnel scolaire des collèges.

Revenir à la table de négociation est une bonne chose, mais si la première ministre veut mettre fin à cette grève, elle a besoin d'user de son influence pour pousser le Conseil à régler les problèmes qu’il a lui-même causés.

Plusieurs centaines de personnes participent au rassemblement de solidarité Seneca@York

Jeudi dernier, plusieurs centaines d'étudiants et d’alliés du vaste mouvement syndical se sont joints aux membres du personnel scolaire des collèges lors d’un rassemblement bruyant sur le campus du Collège Seneca, à l'Université York, à Toronto. En chantant le refrain « à travail égal, salaire égal! », les manifestants ont défilé à travers le campus avec drapeaux et mégaphones en main. Parmi les orateurs présents, il y avait des représentants de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, du Conseil du travail de Toronto et de la région York, du SCFP de l'Ontario et de l’Association canadienne des professeures et professeurs d'université. Chris Buckley, le président de la Fédération du travail de l'Ontario, et JP Hornick, présidente de l’équipe syndicale de négociation du personnel scolaire des collèges (SEFPO), ont également pris la parole.

Sur les piquets de grève, d’un bout à l’autre de la province, les membres du personnel scolaire des collèges sont unis pour défendre leurs revendications contractuelles. À l'heure actuelle, la stratégie du Conseil des employeurs des collèges consiste à faire ce qu'il a toujours fait : c’est-à-dire ne rien faire.

Merci de votre soutien en ces temps difficiles : lettre d'une membre du personnel scolaire à Algonquin

Je tiens à remercier les deux jeunes hommes qui m'ont gentiment offert un café, ce matin, sur le trottoir en face du bâtiment A du Collège Algonquin. L'un est étudiant en administration des affaires au Collège Algonquin et l’autre, assistant à l'enseignement à l’Université Carleton. Ils m’ont permis de ressentir encore plus fort la raison pour laquelle j'avais choisi d'être là, aujourd'hui, sur le piquet de grève et, pour laquelle j’y serai encore demain. Ils n'avaient pas à être là eux, mais ils ont tenu à nous apporter leur soutien d'une manière que je n'oublierai pas. Ils comprennent notre action et je leur souhaite mes meilleurs vœux de réussite pour l’avenir! 

Je tiens également à remercier les électriciens et les travailleurs de la construction, qui nous ont rendu visite sur le piquet de grève, hier matin, alors que j’apprends à l’instant qu’ils n’ont pas hésité à débrayer de leur chantier au campus Algonquin pour venir nous soutenir. Merci les gars! Vous n'avez aucune idée de ce que cela signifie pour nous! Enfin, j'ai été très heureuse de parler avec l'une de mes anciennes étudiantes diplômées qui s'est arrêtée en voiture, hier, quand elle m'a vue sur le piquet de grève.  Elle, et beaucoup d'autres étudiants comme elle, sont la raison pour laquelle je continue à exercer ce métier tous les jours! Son succès et sa volonté de persévérer me prouvent que ça en vaut la peine! 

Très cordialement,
Sharon Lightfoot

Q et R sur la grève :

Des réponses rapides aux questions posées par le personnel scolaire des collèges en grève

Q1. Que se passera-t-il si le Conseil des employeurs des collèges organise la tenue d’un scrutin sur son offre?

R. À un moment donné, le Conseil pourrait essayer de forcer les membres du personnel scolaire à voter sur son offre finale.  En vertu de la Loi sur la négociation collective dans les collèges (LNCC), il a légalement le droit de le faire.  On ne va pas se laisser duper : ce n'est pas un scrutin sur l’offre finale du Conseil qui offrira au personnel scolaire ce que le Conseil refuse de lui donner à la table de négociation. 

Q2. Pourquoi est-ce que je viens juste de recevoir un relevé d'emploi de mon employeur?

Conformément à Service Canada, l'employeur est tenu d'émettre des relevés d’emploi sept jours après un arrêt de rémunération, y compris lors d’une grève ou d’un lock-out. 

Q3. Est-ce que ma couverture au Régime de l’Assurance-santé de l'Ontario (RASO) s’arrête pendant la grève?

R. Non, car l’Assurance-santé de l'Ontario s’applique aux résidents de l’Ontario et n’a rien à voir avec l’emploi. Si vous bénéficiez de la couverture du RASO avant la grève ou le lockout et continuez de vivre en Ontario, vous restez couvert.

Q4. Ai-je encore droit aux avantages garantis pendant la grève?

R. Conformément à la politique du SEFPO, le syndicat a négocié le maintien des garanties collectives, et c'est le SEFPO qui paye les primes. Tous les employés qui étaient couverts par les garanties collectives avant la grève continuent à être couverts pendant la grève.

Q5. Combien de temps dois-je passer à mes tâches de grève pour recevoir mon indemnité de grève?

R. Vous devez effectuer des tâches de grève pendant un minimum de quatre heures par jour ou de 20 heures par semaine pour recevoir l'indemnité de grève. Il est évident que les sections locales voudront que chacun de leurs membres leur accorde autant de temps que possible pour appuyer la grève.

Pour en savoir plus sur la grève, consultez http://www.personnelscolairedescolleges.org/faq_greve.
Vous avez une question à propos de la grève? Appelez notre ligne d’assistance pour le personnel scolaire en grève à 1-844-661-5433
Contactez-nous par courriel à : collegefacultystrike@opseu.org