À l'occasion de la Journée mondiale de la justice sociale, réclamons justice pour les travailleurs de gig et les travailleurs à distance

Parents look at a cellphone and paper while caring for two children.
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La pandémie de COVID nous a montré à quel point notre monde demeure injuste, creusant chaque jour un peu plus l’écart entre les nantis et les démunis.

Fort d’une longue et fière histoire de syndicat de justice sociale, l’OPSEU/SEFPO s’est toujours efforcé de réduire l’écart.

Le 20 février prochain, à l’occasion de la Journée mondiale de la justice sociale, nous faisons front commun avec l’ONU, qui porte son attention sur la justice sociale dans l’économie numérique.

Tandis que de nombreux membres de l’OPSEU/SEFPO ont héroïquement risqué leur santé et leur sécurité pour continuer d’offrir des services essentiels aux premières lignes de la pandémie, beaucoup d’autres ont pu mobiliser la technologie pour continuer de travailler à domicile.

Mais qu’en est-il des travailleurs qui souhaitent travailler à domicile mais qui n’ont pas accès à un ordinateur ou à une connexion Internet fiable? Ou de ceux et celles dont le travail est contrôlé par des plateformes de multinationales? Qu’en est-il des milliers qui travaillent dans des conditions précaires et instables, sans syndicat pour les soutenir ou les aider à garder leur emploi?

Maintenant que l’économie numérique fait pleinement partie de nos vies, il est temps que les normes du travail, les règlements relatifs au travail et la fiscalité du travail rattrapent le retard perdu. Les travailleurs et les petites entreprises de nos communautés ont besoin de protection réelle contre les gros et puissants monopoles qui ont poussé comme des champignons en ce début de « Far West » de l’économie numérique.

Nos gouvernements doivent légiférer et adopter des lois efficaces pour mettre fin à cet état d’anarchie.

En tant que dirigeants d’un syndicat, nous en appelons à nos gouvernements de tout le Canada et du monde entier de faire en sorte que tous les travailleurs de l’économie numérique aient le pouvoir et les moyens d’exercer leur droit d’adhérer à un syndicat.

Et en tant que dirigeants d’un syndicat du secteur public, nous en appelons également à nos gouvernements d’inviter ceux et celles qui tirent de gros profits de l’économie numérique à investir leur juste part dans les services publics essentiels qui nous maintiennent tous et toutes en bonne santé et en sécurité.

La technologie peut être une merveille. Il est temps qu’elle profite à tout le monde.

Solidairement,

Warren (Smokey) Thomas
Président de l’OPSEU/SEFPO

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO