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Selon le SEFPO, la Chambre de commerce de l’Ontario trompe le public

TORONTO – La Chambre de commerce de l’Ontario se sert d’arguments bidon et auxquels on pouvait s’attendre pour expliquer pourquoi elle pense que le système de soins de santé de l’Ontario devrait être encore plus accessible au secteur privé.

« On entend toutes sortes de mensonges, de gros mensonges, et puis on voit la Chambre de commerce recourir à des statistiques issues de sondages », a déclaré le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario, Warren (Smokey) Thomas. La Chambre affirme que 77 pour cent des Ontariens se soucient de la durabilité du système de soins de santé. Elle dit aussi que 80 pour cent estiment que « le système de soins de santé de l'Ontario devra faire l'objet d'une vaste réforme s’il veut pouvoir relever les défis de l’évolution démographique ».

« Je suis d'accord avec ces commentaires », déclare Monsieur Thomas, « mais il est certain que je ne pense pas que ces faits justifient une participation accrue des sociétés à but lucratif. La participation du secteur privé aux soins de santé est déjà la cause d’un bon nombre de nos problèmes au sein du système, ça n’en est certes pas la solution.

« Oui, il est vrai que notre système de soins de santé a besoin d'une vaste réforme, avec comme première étape le financement adéquat de nos hôpitaux, soins à domicile et travailleurs de la santé, et comme deuxième l’élimination du recours croissant aux entreprises sangsues du secteur privé, qui transforment les ressources du système en profits. »

« Les Ontariens ne veulent pas d’un système de soins de santé pour les riches et d’un système pauvre et sous-financé pour le reste des gens. Et pourtant, ça semble bien être là que la Chambre veuille nous conduire », a déclaré Sara Labelle, présidente de la Division des professionnels hospitaliers du SEFPO. « Le secteur privé veut pouvoir choisir les patients les plus lucratifs. C’est de cela dont la Chambre parle lorsqu’elle suggère des « incitatifs financiers ». La qualité des soins devrait passer avant tout, pas les profits. »

La Chambre a annoncé une campagne de pression d’une année afin de promouvoir le concours actif de sociétés à but lucratif à l’exploitation du système de soins de santé financé par l’État. Monsieur Thomas a dit que le SEFPO réfuterait tous les mensonges de la Chambre à chaque étape de sa campagne.

Pour plus d'information : Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931