La juge de l’Ontario coupable d’un « grave manque de jugement » doit être congédiée, selon l’OPSEU/SEFPO

Toronto – Selon le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, la juge de la Cour supérieure de justice, qui a entendu les affaires de droit de la région de Toronto tout en étant aux Caraïbes, a fait preuve d’un grave manque de jugement et doit être congédiée sur-le-champ.

Le président Thomas demande des mesures immédiates envers la juge, dont le nom n’a pas été divulgué, et le juge principal régional qui a approuvé ses projets de voyage et de travail à l’étranger.  Selon un rapport médiatique, elle entendait les affaires alors qu’elle était sur les îles Turks et Caicos.

Le président Thomas dit qu’il est ridicule qu’on lui ait accordé une telle autorisation quelques jours seulement après l’envoi des directives de voyage et de travail à tous les juges de la Cour supérieure de l’Ontario.

« Cette fois c’est vraiment le bouquet, il ne manquait plus que l’île Caicos », a déclaré Smokey Thomas. « Il y a eu une série de personnalités publiques à des postes élevés qui ont été fustigées pour avoir fait des voyages non essentiels à l’étranger, mais c’est tout de même incroyable qu’une juge préside ses affaires depuis un centre de villégiature des Caraïbes, tandis que le personnel de première ligne du tribunal est forcé de travailler dans des palais de justice peu sûrs. »

Selon le juge en chef Morawetz, la permission a été accordée à la juge en question « par inadvertance ». On lui a depuis conseillé de s’abstenir.

Mais le syndicat dit que c’est insuffisant.

« Qui dit pouvoir accru dit aussi responsabilité accrue », a déclaré le premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida. « Les juges, qui ont le sort des gens entre leurs mains, doivent être tenus aux normes éthiques les plus élevées et le fait de prononcer des peines au bord d’une piscine dans les Caraïbes n’est certainement pas dans les normes. »

En tant que syndicat représentant le personnel des tribunaux, l’OPSEU/SEFPO a exprimé des préoccupations majeures à propos de la décision des juges en chef de rouvrir les tribunaux en juillet dernier sans les protections adéquates en place pour protéger les travailleurs et le grand public.

« Nos membres qui travaillent dans les tribunaux aident notre province à fonctionner pendant une crise sanitaire mondiale », a indiqué le président Thomas. « Ils méritent un milieu de travail sain et sécuritaire, au minimum. »

Le président Thomas dit qu’il est dangereux d’appliquer deux poids deux mesures dans cette situation.

« C’est ahurissant », a ajouté Smokey Thomas. « Avoir des juges qui entendent des affaires dans un centre de villégiature sous les tropiques tout en forçant le personnel des tribunaux à retourner travailler dans un milieu de travail dangereux va au-delà d’un piètre jugement, c’est carrément un abus de pouvoir et de privilèges. »

« Il n’y a pas de place pour la justice de plage en Ontario », a conclu le président Thomas. « Cette juge a échoué devant le tribunal de l’opinion publique et elle doit partir pour rétablir l’ordre et la confiance dans notre système judiciaire. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931
OPSEUCommunications@opseu.org