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La province doit agir maintenant au sujet des inspections des véhicules utilitaires, selon le SEFPO

We the North
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Toronto – Le SEFPO demande au gouvernement d’augmenter considérablement le nombre d’agents d’inspection des véhicules à la suite du rapport accablant de la vérificatrice générale de l’Ontario. Mme Bonnie Lysyk dit que les taux de décès et de blessures impliquant des véhicules utilitaires étaient plus élevés en Ontario qu’ailleurs au Canada ou aux États-Unis au cours de la plupart des années comprises entre 2008 et 2017.

« La vérificatrice générale souligne le fait que le nombre d’inspections des véhicules utilitaires effectuées par le gouvernement provincial a diminué de 22 pour cent », a déclaré Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO. « Mais elle omet de préciser que la qualité des inspections est également en déclin. C’est facile de contrôler des camions dont l’inspection est simple et rapide afin d’atteindre les objectifs pondérés qui ont été fixés par le ministère. Mais faire des inspections simples ne permet pas de retirer les camions et les mauvais transporteurs de la route. »

En plus de l’obsession du ministère avec les chiffres, les agents d’inspection font état d’une culture qui vise à réagir aux problèmes au lieu d’agir pour les prévenir en premier lieu.

« Nos agents et vérificateurs sont frustrés par les tactiques d’obstruction permanentes auxquelles se livrent les gestionnaires », a déclaré le président Thomas. « À cause des méthodes comptables du gouvernement, les agents de première ligne ne peuvent pas tirer parti de leur expérience et expertise pour décider quel véhicule devrait être inspecté. »

Le premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, dit que le ministère n’arrive pas à comprendre le fait que quantité n’égale pas qualité. « Oui, nous devons retrouver les 22 pour cent d’inspections que nous avons perdues. Mais nous devons en outre embaucher suffisamment d’inspecteurs afin qu’ils aient le temps de vérifier les mauvais camions et les mauvais transporteurs. Ce sont eux qui menacent gravement des vies dans la province. »

« De plus, les examens des centres d’inspection des véhicules automobiles n’ont que peu ou pas de valeur lorsqu’ils sont principalement effectués en réponse à des plaintes du public et ne tiennent pas compte des préoccupations de l’industrie, pour ne pas mentionner les préoccupations de nos agents – les personnes qui savent ce qui se passe vraiment », a ajouté le premier vice-président/trésorier Almeida.

Un problème chronique que le ministère n’a toujours pas solutionné concerne l’embauche et la rétention de personnel. Être agent d’exécution et vérificateur, non seulement c’est faire face à des menaces, à la violence, à des conditions météorologiques exceptionnelles, mais c’est également être exposé à des produits chimiques et à des risques biologiques. Les agents travaillent de longues heures selon un horaire irrégulier et doivent maintenir une attitude professionnelle face à des conducteurs et à des transporteurs peu-coopératifs.

« À cause des conditions de travail qui sont très difficiles, voire dangereuses, le ministère des Transports reçoit de moins en moins de candidatures », a indiqué le président Thomas. « Si le gouvernement est vraiment déterminé à renforcer la sécurité sur nos routes, il doit faire en sorte que ces emplois soient plus attractifs pour attirer le nombre d’agents d’inspection qualifiés dont les conducteurs ontariens ont besoin et veulent. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931