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Lettre ouverte du président Thomas au ministre des Finances, Vic Fedeli, au sujet de la Société ontarienne du cannabis

Cannabis public : Les Ontariens sont en faveur d'un plan responsable - responsibleplan.ca
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Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a envoyé la lettre suivante à l’honorable Vic Fedeli, ministre des Finances, pour lui poser des questions et demander des détails concernant le centre géant de distribution légale des produits de cannabis dans la province. Le gouvernement n’a révélé son existence au SEFPO que très récemment – malgré le fait que le SEFPO soit l’agent négociateur des travailleurs de la Société ontarienne du cannabis.

Téléchager la lettre_ouverte_au_ministre_fedeli-fr.pdf

Le 10 octobre 2018

L’honorable Vic Fedeli
Ministre des Finances
7 Queen’s Park Crescent, 7e étage
Toronto (Ontario) M7A 1Y7

Monsieur le Ministre,

J’ai appris que la Société ontarienne du cannabis (SOC) avait ouvert un entrepôt afin de distribuer du cannabis en vue de la légalisation, la semaine prochaine. Le PDG Pat Ford, qui n’a pas divulgué son emplacement, a confirmé que l’entrepôt avait été sous-traité à un tiers. Cela soulève plusieurs questions importantes et inquiétantes pour le SEFPO.

Tout d’abord, qui est le fournisseur tiers et sur quels critères a-t-il été retenu? Nous ne sommes pas au courant qu’une demande de propositions ait été émise. Pourquoi l’emplacement est-il tenu secret?

Comme vous le savez, le SEFPO a négocié avec la SOC afin de conclure une convention collective cadre. Dans le cadre de cet accord, les travailleurs seraient représentés par le SEFPO, avec des salaires et des avantages sociaux semblables à ceux des travailleurs de la LCBO, y compris un régime de retraite lié à la Fiducie de pension du SEFPO. Les travailleurs de l’entrepôt savent-ils seulement qu’ils sont membres du SEFPO?

Nous n’avons pas vu la publication d’affichage pour ces postes vacants. Ces emplois ont-ils été annoncés au public? Comment les travailleurs ont-ils eu accès à ces emplois? Quelle formation ont-ils reçue?

Plus important encore, pourquoi n’y a-t-il eu aucune communication avec le SEFPO – avec les représentants de l’unité de négociation de ces travailleurs? Parce que le syndicat ne peut pas nommer de représentants, ces travailleurs ne sont même pas protégés par un comité mixte sur la santé et la sécurité.

La SOC a déjà dépensé plusieurs millions de dollars de l’argent des contribuables – sans résultats tangibles. La SOC fait déjà l’objet d’une enquête et ces initiatives récentes ne font que brouiller les cartes un peu plus. Le gouvernement aurait pu utiliser, et devrait utiliser, les succursales de la LCBO existantes, qui peuvent être transformées à peu de frais. Les clients auraient l’assurance que le produit qu’ils achètent a été manufacturé et testé correctement et que le prix est le même partout en Ontario. Le personnel de la LCBO jouit d’une réputation bien méritée en ce qui concerne la responsabilité sociale lorsqu’il s’agit de la vente de produits contrôlés. En bref, les Ontariennes et Ontariens font confiance à la LCBO.

Monsieur le Ministre, l’objectif de la légalisation de la vente de cannabis est de faire en sorte que ce marché se fasse au grand jour. Pourquoi votre gouvernement travaille-t-il dans l’ombre? Pourquoi tant de secret? On pourrait soupçonner qu’il y a encore de la corruption et du copinage. Il est temps de lever le voile. Permettez à la population de savoir qui profitent vraiment de la vente légale de cannabis dans cette province : les contribuables? ou des opérations clandestines, politiquement liées à des intérêts privés?

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Warren (Smokey) Thomas
Président, Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario