Fonction Publique de l'Ontario. Negociation 2014 de la FPO

FPO Feuille d'enjeux des services correctionnels no 3 : Protocole provincial sur l'embauche et les heures supplémentaires : Réparer ce qui n'est pas cassé

ops_issuesheet3_corrections_otprotocol.pdf Télécharger la feuille d'enjeux[[{"fid":"25554","view_mode":"default","fields":{"format":"default","filename_field[en][0][value]":"ops_issuesheet3_corrections_otprotocol.pdf","field_topic_tags[und][hsid]":"0","field_topic_tags[und][hierarchical_select][selects][0]":"label_0"},"type":"media","attributes":{"class":"file media-element file-default"}}]]

Il a fallu dix ans, un travail acharné et de nombreuses négociations, mais le syndicat a réussi à créer un système juste, transparent et équitable pour la répartition des heures supplémentaires dans nos établissements provinciaux.

Mais voilà qu'aujourd'hui, l'employeur veut abolir ce système. Les modifications que le gouvernement se propose d'apporter au protocole provincial sur l'embauche et les heures supplémentaires élimineraient une pratique qui s'est révélée bénéfique pendant de nombreuses années et qui a permis de réduire l'arriéré et le nombre de griefs relatifs aux heures supplémentaires.

L'employeur veut éliminer toute transparence dans la façon dont il embauche pour le temps supplémentaire disponible. Il propose d'éliminer la période d'attente de cinq minutes entre les appels dans les établissements pour adultes. Aussi, il propose de faire passer le délai d'embauche pour heures supplémentaires de trois jours avant à sept jours avant.

Ces changements ne font pas qu'ébranler le protocole sur les heures supplémentaires, ils portent aussi gravement atteinte à la décision de la Commission de règlement des griefs, laquelle veille à la répartition juste et équitable des heures supplémentaires.

Et comme si ça ne suffisait pas, l'employeur propose en plus d'éliminer le poste d'adjoint à l'emploi du temps de l'unité de négociation des agents correctionnels dans tous les établissements. Ce poste nous a permis de corriger de nombreux problèmes historiques en ce qui concerne l'embauche et les heures supplémentaires, et a aidé à éliminer un nombre considérable de griefs, contribuant ainsi à faire baisser les coûts des griefs tant pour l'employeur que pour le syndicat.

Essentiellement, ces propositions passent l'éponge sur dix ans de travail. Elles ne manqueront pas de contribuer à une ruée vers le bas de la liste de volontaires en cas de temps supplémentaire. Elles contournent le protocole (ou le besoin même d'avoir un protocole) et nous ramènent à l'époque du favoritisme.

Quand un système fonctionne bien, pourquoi vouloir le réparer? À moins que l'objectif de l'employeur ne soit de retourner à l'époque de l'iniquité, de la non transparence et de l'inégalité dans la répartition des heures supplémentaires.

S'il vous plaît, continuez d'appuyer vos équipes de négociation!

Autorisé par :

Tom O'Neill, président, équipe de négociation, Services correctionnels

Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO

 

Related News