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Tour de table 2016 de la FPO, numéro 48 - L’arbitre accorde des augmentations salariales

L’arbitre Kevin Burkett a accordé un rajustement salarial de trois pour cent au personnel correctionnel, à compter du 1er janvier 2017. L’arbitre a également accordé un rajustement salarial spécial pour le personnel de probation, aussi à partir du 1er janvier 2017.

Toutefois, Monsieur Burkett a confirmé un gel de la grille salariale pour 2016 et 2017, conforme à la convention collective unifiée ratifiée l’automne dernier.

Suite à la ratification de l'entente, l’Unité de négociation des Services correctionnels avait rejeté le régime de rémunération que l’Unité de négociation des Services correctionnels avait accepté. Les négociations qui avaient suivi avec l’employeur avaient conduit à l’établissement d’une convention collective autonome pour l’Unité de négociation des Services correctionnels, avec des rajustements salariaux spéciaux pour les travailleurs correctionnels, accordés par un arbitre.

Dans sa décision du 26 mai dernier, Monsieur Burkett a fait remarquer que pour établir un rajustement salarial spécial, il a dû comparer les salaires entre les classifications, à l’interne et à l’externe. Il a conclu que les salaires du personnel de correction en Ontario avaient pris du retard comparé au différentiel entre les agents de police et les agents de correction d’autres juridictions.

L’arbitre s’est basé sur le groupe de comparaison des agents correctionnels du fédéral. Le Rapport du Comité conjoint sur les agents de correction fédéraux avait indiqué que, en vertu du Plan Willis d’évaluation comparative des emplois, les agents fédéraux et provinciaux bénéficiaient d’une note de 279 points. Toutefois, les agents correctionnels de l’Ontario gagnaient 10 pour cent de moins que leurs homologues fédéraux et 1,7 pour cent de moins que les agents de correction de l’Alberta et de la Colombie-Britannique. Ainsi, l’arbitre estime qu’un certain rattrapage est justifié.

« De toute évidence, nous sommes déçus du montant de l’augmentation, compte tenu du fait que l’arbitre a reconnu que nos salaires avaient pris un retard considérable », a déclaré le président de l’équipe des services correctionnels, Tom O’Neill. « Nous sommes particulièrement déçus du gel appliqué sur la progression sur la grille. Ce sera une source de difficultés pour les membres qui n’ont pas atteint le sommet de la grille.

« Toutefois, la décision de l’arbitre est un pas en direction d’un meilleur alignement entre les salaires au sein de la division des Services correctionnels et ceux des autres juridictions canadiennes. Elle documente le besoin de rajustements cumulatifs dans les rondes subséquentes.

« L’équipe sera en pourparlers avec l’employeur sur un certain nombre de questions en suspens, telles que la mise en œuvre », a encore dit Monsieur O’Neill. « Nous communiquerons plus de détails aux membres dès que nous en saurons plus. »

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a déclaré que la décision n’était pas exactement ce qu’il espérait, et que la crise au sein des services correctionnels se poursuivrait jusqu’à ce que le gouvernement reconnaisse enfin la valeur du travail dangereux et indispensable qu’effectuent les agents de correction et de probation pour veiller à la sécurité des Ontariens et de leurs communautés.

« Notre personnel de correction, tant en établissement que dans la communauté, fait un travail formidable dans des milieux de travail incroyablement exigeants », a déclaré Monsieur Thomas. « Leur dévouement et leur professionnalisme à toute épreuve ont empêché le système correctionnel de s’écrouler entièrement. Ils méritent notre gratitude et une rémunération qui est juste. »

Téléchargez la décision arbitrale (en anglais)

Téléchargez le Rapport du Comité conjoint sur les agents de correction fédéraux

Téléchargez le numéro 48 de Tour de table en pdf

Connexe : Page d’index Services correctionnels en état de crise