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Mémoire pré-budgétaire 2019 du SEFPO au Comité permanent des finances et des affaires économiques

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas
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Le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario représente plus de 155 000 travailleurs de première ligne du secteur public.

Cliquez ici pour la version pdf, en anglais, du mémoire

Nos membres vivent, travaillent et élèvent leur famille dans presque toutes les collectivités de la province, fournissant une gamme variée de services publics et de soutiens communautaires pour aider à garder l’Ontario sûr, vigoureux, abordable et prospère.

Vous trouverez des membres du SEFPO aux premières lignes des secteurs suivants :

  • Ministères et établissements correctionnels de l’Ontario
  • Collèges, universités et conseils scolaires
  • Magasins et entrepôts d’alcool
  • Une variété de services de soins de santé, notamment :
    • Hôpitaux
    • Services ambulanciers
    • Soins communautaires et agences de soins à domicile
    • Centres de santé communautaire et de santé publique
    • Services communautaires en toxicomanie
    • Établissements de soins de longue durée
    • Organismes de santé mentale communautaires
    • Laboratoires et services de sang
  • Une variété de services sociaux, notamment :
    • Sociétés d’aide à l’enfance
    • Services aux personnes atteintes d’un handicap de développement
    • Centres de traitement pour enfants
    • Établissements correctionnels pour jeunes
    • Services aux enfants et à la famille
    • Garderies
    • Et une foule d’autres organismes municipaux, communautaires et du secteur privé

De partout à travers ces secteurs et lieux de travail, les membres du SEFPO mentionnent un besoin urgent d’investissement supplémentaire. L’Ontario investit actuellement moins par personne pour ses services publics que n’importe quelle autre province.

Mais en dépit des tactiques alarmistes utilisées pour peindre un tableau sombre des finances de la province, le fait est que l’Ontario est plus riche que jamais et que le gouvernement provincial peut se permettre d’investir dans la fonction publique, de façons qui nous bénéficieront à court et à long termes.

Résumé des principales recommandations

  • Ne plus recourir à la privatisation sous toutes ses formes et réévaluer systématiquement les services actuellement privatisés afin de les remettre entre les mains du public et sous son contrôle.
  • Réduire le nombre de gestionnaires du secteur public et réinvestir les économies pour soutenir le personnel de première ligne.
  • Permettre aux travailleurs de première ligne du secteur public, par l’entremise de leurs syndicats, de s’exprimer sur la conception et la prestation des services publics.
  • Augmenter immédiatement de 5,3 % l’investissement dans le secteur de la santé afin de répondre à la croissance démographique, au vieillissement, à l’inflation et à l’utilisation accrue des services, et s’engager à des augmentations annuelles d’au moins le taux d’augmentation des dépenses de santé.
  • Rétablir le salaire minimum à 15 $ de l’heure pour 2019, avec dispositions pour les augmentations annuelles du coût de la vie après cela. Rétablir le nombre minimum de jours de congé de maladie payés, les règles sur l’établissement des horaires, afin d’empêcher les annulations de quart de dernière minute, et les dispositions concernant le principe « à travail égal salaire égal ».
  • Investir dans nos collèges et universités, afin que l’Ontario ne soit plus une des dernières provinces en matière de financement par étudiant.
  • Revenir en arrière sur la vente de l’alcool dans les épiceries et adopter une position ferme en ce qui concerne l’expansion des ventes d’alcool dans les magasins de quartier et les grandes surfaces.
  • Donner aux municipalités le droit de choisir la LCBO comme revendeur de cannabis au détail dans leurs communautés.
  • Investir dans la création et l’application de règlements stricts régissant le programme Passeport, afin d’assurer que les clients des services aux personnes atteintes d’un handicap de développement soient prises en charge par une main-d’œuvre qualifiée et stable, gagnant un salaire de subsistance.
  • Embaucher immédiatement 250 nouveaux agents correctionnels à temps plein, 200 agents de probation et de libération conditionnelle, ainsi que du personnel médical et de réadaptation pour les établissements correctionnels.
  • Investir dans la création, l’inspection et l’application de règlements stricts qui veillent à la santé et à la sécurité des Ontariens.

Introduction

En tant que travailleurs de première ligne traitant chaque jour avec des millions d’Ontariens, les membres du SEFPO ont une compréhension unique de nos services publics et de la façon durable et efficace dont on peut les améliorer. Syndicat ouvert et démocratique, le SEFPO encourage activement ses membres à partager leurs points de vue. Les propositions contenues dans ce mémoire viennent tout droit des premières lignes.

Les propositions dans ce mémoire sont spécifiques, pratiques et réalisables. Et elles reflètent toutes deux grands thèmes :

  1. Investir dans nos services publics profite à tous les Ontariens
  2. L’Ontario peut se permettre d’investir de manière appropriée dans ses services publics

Lorsque vous investissez dans votre maison, vous la rendez plus agréable à vivre et vous lui donnez de la valeur. Lorsque vous investissez dans votre éducation, vous avez plus de valeur pour les employeurs et vous augmentez votre potentiel de revenus. Pareillement, lorsqu’on investit dans des services publics de qualité, on contribue à la sécurité, à la santé, à l’accessibilité et à  la prospérité de notre province.

La vérité est que l’Ontario peut se permettre d’investir dans son avenir. La province est plus riche qu’elle ne l’a jamais été. Notre produit intérieur brut (PIB) n’a jamais été aussi important.

Non seulement ça, notre PIB par habitant a atteint un pic historique. Nous sommes plus productifs, plus novateurs et plus riches que jamais auparavant.

Malheureusement, nous n’investissons pas nos richesses dans notre province et dans notre avenir. En fait, l’Ontario investit actuellement moins par habitant dans ses services publics que n’importe quelle autre province au pays.

Plus précisément, ce manque d’investissement se traduit par ce qui suit :

  • L’Ontario est une des provinces qui a le moins de lits d’hôpitaux par habitant
  • L’Ontario investit moins par étudiant postsecondaire que n’importe quelle autre province
  • L’Ontario investit moins par délinquant en probation et en liberté conditionnelle que n’importe quelle autre province

Il est évident que lorsqu’on n’investit pas assez dans un service public, les Ontariens qui en dépendent subissent des conséquences directes, devant attendre plus longtemps pour obtenir un service de qualité désormais inférieure.

Toutefois, comme dans un cercle vicieux, ne pas investir assez dans un service a souvent d’autres conséquences, des répercussions qui font ricochet sur les autres services publics, les compromettant et les affaiblissant.

Lorsqu’on n’investit pas assez dans les services en santé mentale, par exemple, plus de gens finissent en prison. Lorsqu’on n’investit pas assez dans l’éducation, plus de gens ont besoin des services sociaux. Lorsqu’on n’investit pas assez dans les services sociaux, plus de gens finissent à l’hôpital et moins de gens peuvent contribuer au succès de leur collectivité et à notre économie.

Heureusement, l’inverse est également vrai. Des investissements appropriés en santé mentale permettent de réduire le fardeau de notre système carcéral. Des investissements appropriés en éducation permettent de réduire le fardeau sur les services sociaux. Et des investissements appropriées dans les services sociaux permettent à plus de gens de vivre des vies plus saines et plus productives.

En investissant de manière appropriée, le cercle vicieux du sous-investissement devient un cercle vertueux

Privatisation

Si la province de l’Ontario est plus riche qu’elle ne l’a jamais été, pourquoi notre gouvernement a-t-il du mal à trouver les revenus à investir dans notre fonction publique?

Un seul mot suffit à décrire les causes principales de ce dilemme : privatisation.

D’un bout à l’autre de la province, les membres du SEFPO rapportent que la privatisation s’insinue de plus en plus profondément dans le tissu de nos services publics. Ce phénomène existe à la Fonction publique de l’Ontario (FPO), dans les services correctionnels, dans les soins de santé, l’éducation, la vente d’alcool et de cannabis, les services sociaux et tous les autres services publics.

Malheureusement, la privatisation ne tient que rarement, si ce n’est jamais, ses promesses grandioses de réduction des coûts et d’amélioration de la qualité.

Le contraire est presque toujours vrai. La privatisation contribue à faire augmenter les coûts et à réduire la qualité, tandis que les biens publics de la province retombent dans les mains de quelques personnes déjà fortunées.

Les exemples ne manquent pas :

  • Depuis la privatisation de l’électricité, vers la fin des années 1990, les tarifs ont triplé et la province a subi des pertes de recettes de plusieurs milliards de dollars.
  • La vérificatrice générale a examiné dix années de projets d’infrastructure privés et découvert que le peuple de l’Ontario avait payé 8 milliards de dollars de trop pour ces projets. Pire encore, ces « P3 », comme on les appelle, nous ont laissés aux prises avec des établissements comme le Centre de santé mentale Waypoint et le Centre de détention Toronto Sud, qui sont dangereux en raison de leur conception et de leur construction de mauvaise qualité.
  • Les analyses médicales en laboratoires médicaux privés prennent plus de temps que les analyses faites à l’hôpital et coûtent jusqu’à 50 pour cent de plus.

Entre temps l’annulation des projets de privatisation s’accompagne souvent d’avantages importants.

  • Lorsque la ville de Hamilton a décidé de retourner son réseau d’eau à la municipalité, la qualité s’est améliorée et la ville a économisé des millions de dollars.
  • La même chose s’est passée lorsque la municipalité de Timmins a racheté ses services de déneigement, la qualité a augmenté et les coûts ont diminué.
  • Et lorsque le gouvernement a racheté une clinique de cancérologie à Toronto, les coûts par traitement ont baissé de façon importante.

Le gouvernement peut franchir un pas important vers la réduction des coûts, l’amélioration de la qualité et de la reddition de comptes en adoptant une position ferme contre la privatisation.

Soins de santé

Le système de santé de l’Ontario est un sujet de fierté pour tous les habitants de cette province, quelle que soit leur affiliation politique, sociale et économique.

Toutefois, des années de sous-investissement ont surchargé le système au point de le faire éclater, ouvrant la porte à des forces puissantes travaillant contre le peuple; des forces qui sauront tirer profit de la privatisation de notre système des soins de santé.

Plus on privatise de services, plus les patients encourront de frais, plus les emplois de la santé seront précaires, avec moins de prestations et de sécurité, et plus l’inégalité des richesses continuera de croître, rendant la vie moins abordable pour la vaste majorité des gens.

Si le gouvernement est vraiment pour le peuple, il ne doit pas permettre que cela se produise.

L’Ontario se situe presque au bas de l’échelle de toutes les provinces lorsqu’il s’agit de financement des soins de santé par habitant. Selon un certain nombre d’experts, dont le directeur de la responsabilité financière de l’Ontario, le niveau d’investissement provincial dans la santé ne progresse pas au même rythme que l’évolution des coûts liés aux soins de santé, nous rendant incapables de répondre à la demande associée à la croissance démographique, au vieillissement de la population et à l’utilisation accrue des services.

Les dépenses faites dans le domaine des soins de santé sont les plus importantes dans le budget de l’Ontario, pourtant, la province n’a fait aucune planification des capacités depuis l’an 2000. Il en résulte un écart important entre les besoins de la population et les niveaux de service et de personnel qui sont réellement financés.

Il est temps de voir un budget qui est vraiment pour le peuple, qui reconnaît que le système de santé de l’Ontario fonctionne comme un écosystème, et que lorsqu’on réduit le financement des services et des besoins en dotation en personnel dans un secteur, le système entier en pâtit.

Lorsque les soins de santé mentale sont sous-financés, les hôpitaux sont affectés. Lorsque les hôpitaux sont sous-financés, la pression se fait plus intense au niveau des soins à domicile et communautaires, des soins de longue durée et des services ambulanciers déjà surchargés.

Le sous-financement des services aujourd’hui ne permet pas d’épargner de l’argent; il nous coûte plus à long terme et contribue à faire souffrir bien des gens. Il est temps de faire de la planification à long terme et d’investir, pas de couper et privatiser davantage.

Hôpitaux

Les hôpitaux communautaires de l’Ontario sont brinquebalants et le surpeuplement aigu est devenu la nouvelle « norme ». Après un quart de siècle d’austérité et des années de gel budgétaire, les hôpitaux ont atteint le point de rupture. C’est dangereux et c’est inacceptable. Pour résoudre cette crise, le gouvernement doit :

  • Augmenter l’investissement hospitalier de 5,3 % pour évoluer au même rythme que l’inflation dans le secteur des soins de santé et maintenir les niveaux de services actuels. Afin de combattre efficacement les soins de couloir et de porter les taux d’occupation des lits à moins de 85 pour cent (un taux généralement considéré sûr), le gouvernement doit mettre l’accent sur la planification des soins de santé et sur des investissements à long terme, qui répondent aux besoins de la population.Il faut ainsi immédiatement augmenter l’investissement hospitalier de 5,3 %, et l’augmenter chaque année par la suite du taux d’inflation des soins de santé. Le récent engagement du gouvernement d’un financement à court terme de 90 millions de dollars est loin de suffire pour combattre les soins de couloir.
  • Mettre fin aux initiatives de privatisation coûteuses et revenir en arrière là où elles sont en place. Des partenariats public-privé auxquels on a recouru pour construire des hôpitaux à la privatisation des examens médicaux en laboratoire et des services tels que le nettoyage et l’entretien, la privatisation a gravement porté atteinte à notre système de soins de santé. Éliminer la privatisation est un pas important dans le contrôle des coûts et pour assurer des soins de la meilleure qualité possible. Par exemple, en ramenant les examens médicaux en laboratoire dans les hôpitaux publics, on réduirait de 50 pour cent les coûts, on réduirait les temps d’attente et on améliorerait les inspections du contrôle de la qualité.
  • Améliorer la capacité des hôpitaux et assurer des niveaux acceptables de services hospitaliers, lits et effectifs. Les hôpitaux de l’Ontario sont des centres de soins dans nos communautés. Confier à des cliniques privées à but lucratif des services tels que les opérations de la cataracte, les chirurgies de remplacement de la hanche ou du genou, les coloscopies/endoscopies et l’imagerie diagnostique coûte plus et compromet la qualité des soins. Le gouvernement devrait plutôt améliorer la capacité des hôpitaux afin qu’ils puissent répondre aux besoins de toutes nos communautés. Cela inclut d’assurer des niveaux acceptables et appropriés de services hospitaliers, lits et dotation. Lorsqu’il s’agit d’aborder les délais d’attente, les professionnels hospitaliers qui fournissent les services de diagnostic et de réadaptation jouent un rôle crucial.
  • Élargir les services de physiothérapie aux patients hospitalisés et en consultation externe dans tous les hôpitaux afin d’améliorer l’accès. La demande de services de physiothérapie pour les patients hospitalisés et en consultation externe excède les niveaux de service. Il est important d’élargir ces services dans tous les hôpitaux de l’Ontario, parce qu’en améliorant l’accès à la physiothérapie, on réduit le temps que les patients passent à l’hôpital, ce qui permet de réduire les coûts et d’améliorer les résultats pour la santé.
  • Imposer un moratoire sur les fermetures d’hôpitaux et fusions coûteuses. La rhétorique persistante autour de la « recherche de gains de productivité par la consolidation » s’est prouvée fausse. En regroupant les services (le plus souvent dans les grands centres urbains), les corporations hospitalières ont réduit leurs coûts en coupant sur les services des établissements hospitaliers plus petits, souvent ruraux, Les hôpitaux communautaires sont déjà trop sollicités financièrement, pourtant ils sont obligés de prendre en charge la restructuration de leur propre budget de fonctionnement, avec des conséquences désastreuses pour la prestation des services de santé.

Soins à domicile et communautaires

L’engorgement actuel des hôpitaux fait que de plus en plus de patients sont « déversés » dans le système des soins à domicile trop rapidement, poussant ces derniers au-delà de leurs limites. Il ne parvient tout simplement plus à prendre adéquatement soin de plus de patients toujours plus malades.

  • Augmenter immédiatement l’investissement pour couvrir le coût réel des soins à domicile. Les travailleurs des soins à domicile et des soins communautaires ont besoin des ressources nécessaires pour garder les gens en sécurité chez eux et leur garantir des résultats positifs.
  • Éliminer les redondances en améliorant la responsabilité démocratique des Réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS) et la sous-traitance de la gestion et de la prestation des soins à domicile et en milieu communautaire. En veillant à ce que les conseils des RLISS soient démocratiquement élus et tenus responsables face au public, le gouvernement peut s’occuper efficacement de la gestion et de la prestation des soins à domicile et communautaires. À l’heure actuelle, plus de 160 organismes tiers distincts fournissent des soins à domicile et communautaires; la majorité d’entre eux sont des entités privées à but lucratif. Chaque agence a ses propres infrastructures, couches de bureaucratie et objectifs en matière de profits. En faisant le travail lui-même, le gouvernement éliminerait les énormes redondances qui accablent le système des soins à domicile de l’Ontario.
  • Le gouvernement de l’Ontario devrait mettre fin à la sous-traitance en examinant toutes les options de résiliation ou de non-renouvellement des contrats existants avec les organismes fournisseurs et investir dans un système de soins à domicile entièrement public à but non lucratif, un système où la qualité des soins est primordiale.
  • Promouvoir l’équité et la stabilité dans le secteur des soins à domicile et communautaires en passant en revue le travail que fait le personnel infirmer diplômé pour améliorer la reconnaissance de leurs compétences et capacités. La qualité des soins aux patients dépend aussi du respect que l’on a pour les travailleurs de première ligne. Les préposés aux services de soutien à la personne (PSSP) ont des tarifs à la visite harmonisés et un salaire minimum fixe. Ce n’est pas le cas pour les professionnels de la santé autorisés, tels que les infirmiers auxiliaires autorisés. Leurs salaires stagnent, leurs contrats sont précaires, leurs prestations sont rares et ils assument des coûts élevés liés à leur emploi, tels que ceux associés à l’accès à une voiture. Ainsi, le secteur est en proie à une forte rotation du personnel et à une pénurie soutenue du personnel infirmier.

Soins de longue durée

Le secteur des soins de longue durée est le « far-west » des soins de santé.

La liste d’attente des lits de soins de longue durée a dépassé 20 000 depuis les années 1990, et en avril 2018, elle avait atteint 32 835.

Et lorsqu’un Ontarien est enfin placé, il est confronté aux normes les moins sévères qui soient au Canada et aux niveaux de soins parmi les plus bas, même si l’acuité des besoins du patient et la complexité des soins augmentent.

Depuis 2010, seules les personnes ayant des besoins élevés ou très élevés en matière de soins ont été considérés pour les soins de longue durée, et beaucoup d’entre eux ont des problèmes cognitifs ou comportementaux. Le personnel est de plus en plus débordé et doit constamment en faire plus avec moins.

  • Investir pour réduire la liste d’attente longue et croissante pour les soins de longue durée  en ouvrant d’autres établissements de soins de longue durée publics. Avec la prolifération de foyers privés, les résidents sont de plus en plus souvent forcés d’assumer d’énormes coûts ou d’inscrire leur nom sur les listes d’attente impénétrables des établissements de soins de longue durée publics. Les résidents souffrent de cette situation. C’est pourquoi le gouvernement doit prendre des mesures immédiates pour aborder le problème de la longue liste d’attente pour les soins de longue durée et investir dans des lits de soins de longue durée à but non lucratif publics. L’engagement pris l’automne dernier par le gouvernement provincial d’ouvrir 6 000 nouveaux lits ne va pas assez loin pour répondre à la liste d’attente contenant 32 835 noms.
  • Augmenter les niveaux de dotation des établissements de soins de longue durée afin d’assurer la mise en place d’un minimum de quatre heures par résident par jour pour les soins personnels. Les résidents des établissements de soins de longue durée méritent des soins de la meilleure qualité possible. De nouveaux investissements sont nécessaires pour augmenter les effectifs et assurer la mise en place d’un minimum de quatre heures par résident et par jour pour les soins personnels.
  • Fournir la formation appropriée au personnel afin de minimiser la violence au travail, y compris une formation sur les comportements réactifs. Actuellement, 46 % des pensionnaires des établissements de soins de longue durée présentent une certaine forme de comportements agressifs liés à des troubles cognitifs ou à une maladie mentale. Tandis que l’acuité des besoins des patients augmentent, le gouvernement doit s’engager à élaborer une stratégie provinciale visant à améliorer l’accès à des services de santé mentale spécialisés pour les personnes âgées et à améliorer l’accès aux établissement de soins de longue durée.
  • Renforcer et faire respecter des normes minimales de soins. Les personnes qui vivent dans des établissements de soins de longue durée doivent pouvoir compter sur des soins sécuritaires, professionnels et de haute qualité. Des normes minimales doivent être mises en place dans tous les établissements de soins de longue durée, et plus particulièrement dans les établissements privés. Et ces normes doivent être appliquées par un nombre approprié d’inspecteurs professionnels de première ligne de la FPO.

Services ambulanciers

Les répartiteurs ambulanciers de l’Ontario (RA) et techniciens ambulanciers de l’Ontario sont souvent les premiers appelés en cas d’urgence médicale. « Le système ontarien de SMU/911 fonctionne bien et permet de sauver des vies chaque jour.

Mais la demande sur ce système augmente de six pour cent par année.

En outre, la crise de la médecine de couloir dans les hôpitaux de la province exerce une pression insoutenable sur les techniciens ambulanciers, qui sont souvent obligés d’attendre pendant des heures pour décharger les patients à l’urgence parce que l’hôpital n’a aucun lit vide.

Pour améliorer les soins aux patients, le gouvernement doit :

  • Réduire les délais de déchargement des ambulances en ajoutant des lits dans les hôpitaux. La crise des lits d’hôpitaux a eu un effet domino dans tout le système, et ses répercussions se ressentent aux premières lignes de la médecine d’urgence. Afin de réduire les délais de déchargement dans les principaux hôpitaux, le gouvernement doit améliorer le financement des hôpitaux, les normes d’occupation des hôpitaux et la capacité en lits d’hôpitaux.
  • Investir dans l’ensemble du système ambulancier afin de répondre à l’augmentation annuelle enregistrée par la demande :
    • Fournir de meilleurs outils de priorisation des appels à notre système de répartition du 911.
    • Investir dans des unités d’intervention d’urgence, soutenues par les ambulances, pour réduire le temps de réponse en situation d’urgence.
    • Créer un registre pour les défibrillateurs et investir dans l’installation d’un plus grand nombre de défibrillateurs dans les endroits publics et dans la formation en RCP.
    • Élargir les programmes de formation paramédicale communautaires qui offrent des services non urgents à domicile et réduisent le nombre d’appels au 911.
  • Investir dans des outils, ressources et personnel appropriés dans les Centres intégrés de répartition d’ambulances (CIRA) et embaucher davantage de répartiteurs ambulanciers (RA) permanents à temps plein. Les médias ont récemment mis en lumière les dangers des graves pénuries de personnel dans les CIRA de l’Ontario. Tout récemment, tous les RA postés au CIRA de Cambridge ont été « temporairement » transférés à Hamilton en raison d’une pénurie de personnel frôlant la crise. Trop souvent, le personnel est à contrat, avec une faible protection au niveau de l’emploi et une forte exposition aux traumatismes et à l’état de stress post-traumatique (ÉSPT). La situation a sans aucun doute entraîné une forte rotation du personnel et les situations de sous-effectif systématiques sont devenues la nouvelle norme. C’est inacceptable.
  • Le gouvernement provincial doit fournir les outils, ressources et effectifs appropriés dans tous les CIRA en Ontario.
  • Il doit également embaucher immédiatement un plus grand nombre de RA permanents à temps plein. Sauver des vies, c’est trouver des solutions permanentes, pas mettre en place des mesures d’atténuation des risques de fortune.

Santé mentale

Aucun travailleur ne devrait craindre pour sa vie lorsqu’il va travailler. Toutefois, c’est une réalité pour des milliers de travailleurs en santé mentale de plus en plus souvent exposés à des agressions violentes. Si le personnel n’est pas en sécurité, les patients ne le sont pas non plus..

Le gouvernement n’investit tout simplement pas assez pour empêcher cette violence.

  • Investir immédiatement dans la prévention de la violence contre les travailleurs en santé mentale. Afin d’aborder le problème des risques élevés de violence auxquels font face les travailleurs dans les établissements de santé mentale, le gouvernement doit investir dans les effectifs et mettre en œuvre de meilleures procédures d’évaluation des risques à l’échelle du système, telles que le programme Violence, Aggression and Response Behaviours Tools (VARB) pour évaluer la sécurité, mener des évaluations du risque organisationnel et évaluer le comportement de chaque patient.
  • Élargir la législation présomptive sur l’ÉSPT de manière que les travailleurs de la santé aient droit aux prestations de la CSPAAT. Pour  les travailleurs en santé mentale de première ligne qui ont subi un traumatisme, il est essentiel que la législation présomptive sur l’ÉSPT soit élargie, afin que tous les travailleurs de la santé aient droit aux prestations de la CSPAAT. En élargissant la législation, les travailleurs en santé mentale auraient accès plus rapidement aux ressources et le traitement dont ils ont besoin. Cela permettrait d’améliorer leur santé et de réduire les dépenses de santé à plus long terme.
  • Investir dans un plus grand nombre de logements dotés du personnel approprié pour les personnes atteintes d’une maladie mentale ou souffrant de dépendances. Les logements supervisés font partie intégrante des ressources nécessaires aux personnes touchées par des troubles mentaux ou par la toxicomanie, mais des fonds adéquats sont nécessaires. Ces foyers doivent également être dotés d’un effectif professionnel approprié, y compris de travailleurs sociaux, ergothérapeutes, ludothérapeutes, infirmières autorisées et infirmières auxiliaires autorisées. Pour investir dans les bons soins, il faut se concentrer sur des solutions à long terme, pas sur des solutions temporaires.
  • Fournir tous les services aux personnes souffrant de troubles de santé mentale et de toxicomanies sur une base non lucrative avec pleine responsabilité publique.
  • Comme beaucoup d’autres secteurs de la santé, le secteur de la santé mentale et des toxicomanies est miné d’arnaques de privatisation coûteuses.
  • Les cliniques de méthadone privées en sont un exemple troublant. La méthadone est souvent prescrite aux personnes qui souffrent d’une dépendance aux opiacés. L’objectif est de prévenir le décès, de réduire les risques et de soutenir la réadaptation. Mais le système actuel n’est pas bien intégré, et les patients ne sont pas traités d’une manière holistique. C’est parce que les services pour toxicomanes sont devenus une industrie lucrative. Il est possible de tirer profit de la distribution de méthadone, faisant que les propriétaires des cliniques sont très peu enclins à réduire les doses des utilisateurs. C’est un exemple préoccupant de la corrosivité de la privatisation lorsqu’il s’agit des soins de santé publics et de l’amélioration de la santé. Tous les services aux personnes atteintes d’un trouble de santé mentale ou souffrant de toxicomanies devraient être fournis sur une base non lucrative entièrement publique et avec pleine responsabilité publique.
  • Le gouvernement doit augmenter les ressources fournies et faire en sorte que ces ressources soient disponibles dans toutes les communautés.

Service de sang et diagnostics

Le système du sang public de l’Ontario fonctionne parce que les Ontariens estiment qu’il est bien de donner du sang. En fait, au Canada, nous sommes entièrement autonomes au niveau de la collecte et de la distribution de sang.

Malheureusement, on ne peut pas en dire autant de notre réserve de produits dérivés du plasma fractionné, utilisés dans la fabrication des médicaments.

L’Ontario dépend des marchés mondiaux pour les produits dérivés du plasma dont il a besoin pour  fabriquer les médicaments, dont la plus grande partie est recueillie au moyen de dons rémunérés.

  • Maintenir l’interdiction sur la collecte privée de sang et de produits dérivés du plasma pur assurer la sécurité continue des réserves de sang ontariennes et investir dans des banques de plasma publiques. Le gouvernement doit investir dans des installations de collecte de plasma publiques afin de réduire la dépendance à l’égard des marchés mondiaux pour les produits de plasma fractionné utilisés dans la fabrication des médicaments, dont une grande partie est recueillie au moyen de dons rémunérés. Afin d’atteindre des normes de qualité et de sécurité supérieures, le gouvernement doit enrayer la croissance des cliniques privées.
  • Favoriser l’équité pour les techniciens de laboratoire, quel que soit leur lieu de travail. Les tests de diagnostic effectués par le personnel de laboratoire de Santé publique Ontario sont essentiels à la prévention de crises de santé publique comme celle de Walkerton, du SRAS et d’autres épidémies. Ce travail contribue à la sécurité de nos communautés, et il est essentiel à la santé de tous les Ontariens. Mais les services publics sont plus forts lorsque les travailleurs sont traités équitablement. Le SEFPO demande au gouvernement d’harmoniser le salaire et les conditions de travail de tous les techniciens de laboratoire, qu’ils travaillent dans des hôpitaux ou des laboratoires communautaires.

Fonction publique de l’Ontario

Les membres du SEFPO sont le moteur de la fonction publique de l’Ontario (FPO).  Le SEFPO représente plus de 35 000 membres qui travaillent dans les 23 ministères du gouvernement provincial.

Nos membres signalent régulièrement les enjeux auxquels ils sont confrontés, ainsi que les améliorations qui pourraient être apportées aux services qu’ils dispensent dans leur ministère respectif.

Après consultation avec les dirigeants démocratiquement élus du SEFPO qui représentent nos membres à la FPO, nous avons formulé cinq propositions importantes visant à améliorer l’efficacité et l’efficience de tous les services procurés par la FPO.

  • Réduire considérablement le recours à toutes les formes de privatisation, y compris les ventes d’actifs, les « partenariats public-privé », les consultants privés, ainsi que la location inutile d’espace de travail privé, d’équipement et de parcs de véhicules. Comme nous l’avons indiqué dans l’introduction, la privatisation s’avère être une expérimentation politique ratée qui tient rarement ses promesses et qui laisse presque toujours les gouvernements et les citoyens avec moins d’argent dans leurs poches et des services de qualité inférieure. Le secteur privé est efficace lorsqu’il s’agit de faire des profits, mais il détient un sombre bilan parsemé d’échecs et d’escroqueries relativement à la prestation des services publics. Arrêter et invalider les privatisations nous permettraient d’économiser d’importantes sommes d’argent et d’améliorer les services dont a besoin la population ontarienne. La privatisation, qui prend de nombreuses formes, est généralisée à l’échelle de la FPO :
    • La privatisation des services. Nombre de services, tels que l’entretien des routes et le déneigement, les examens de conduite et l’octroi de permis, les centres ServiceOntario et les systèmes de courrier électronique et de technologies de l’information (TI), ont été privatisés.  La qualité a baissé et les coûts ont augmenté.
    • La privatisation des actifs publics. Les ventes d’actifs et de biens publics ont coûté à l’Ontario des milliards et des milliards de dollars en perte de revenus et en augmentation des prix. La vente d’Hydro One, de l’autoroute 407 et des casinos de la Société des loteries et des jeux de l’Ontario partout dans la province ne sont que trois exemples parmi tant d’autres de ventes d’actifs publics qui engendrent des pertes financières pour plusieurs générations.
    • La privatisation du financement des projets de construction. Les projets de construction d’infrastructure et d’installations financés par des contrats en partenariats public-privé et par la « diversification des modes de financement et d’approvisionnement » ont fini par coûter beaucoup plus cher que si le gouvernement avait tout simplement financé lui-même ces projets grâce aux faibles taux d’intérêt qu’il peut imposer.  En 2015, la vérificatrice générale de l’Ontario a constaté que les Ontariens avaient payé plus de huit milliards de dollars en trop pour des projets d’infrastructure privatisés au cours des dix années précédentes.
    • Les consultants privés. La surutilisation de consultants privés a atteint des niveaux épidémiques à la FPO. La vérificatrice générale a constaté en 2016 que le Secrétariat du Conseil du Trésor avait recours à des consultants 90 pour cent du temps pour combler les postes de travailleurs des TI, ajoutant que chaque consultant coûte 40 000 $ de plus par an qu’un employé permanent.  Lors du réexamen de ce problème en 2018, la vérificatrice générale a déclaré que « le recours aux consultants en TI demeure trop fréquent » et « que les ministères font parfois appel à des consultants pour le travail en cours ou opérationnel dont auraient très bien pu se charger de façon plus économique les employés permanents à temps plein ou des employés nommés pour une durée déterminée ». En payant des consultants, nous perdons non seulement de l’argent, mais aussi une expérience vitale. Une fois le travail terminé, le consultant s’en va. Si c’était un employé permanent qui avait effectué ce travail, il serait toujours à la FPO et la population de l’Ontario continuerait de bénéficier de son expérience et de ses compétences.
    • La location d’espace de travail et d’équipement. De la même façon qu’elle surutilise des consultants privés, la FPO a beaucoup trop souvent recours à la location d’espace de travail privé, à de l’équipement privé et à une flotte de véhicules privée. Par exemple, les bureaux du ministère du Développement économique, de la Création d’emplois et du Commerce à Toronto sont éparpillés entre sept emplacements, dont six d’entre eux appartiennent à des intérêts privés. Il serait facile de regrouper ces bureaux au sein d’un immeuble de bureaux appartenant au gouvernement et de faire des économies importantes sur les frais de location.
  • Réduire considérablement le nombre de gestionnaires et réinvestir pour renforcer les premières lignes. Au cours des 30 dernières années le nombre de gestionnaires a augmenté à la FPO, tandis que le nombre de travailleurs de première ligne a diminué. Les cadres supérieurs disent que le ratio entre les gestionnaires et les travailleurs dans toute la FPO est à présent de 1 pour 7. Dans certains ministères, ce ratio est encore plus démesuré. Au ministère du Développement économique, de la Création d’emplois et du Commerce, les membres du SEFPO rapportent que le ratio est de 1 pour 4. Dans d’autres ministères, des membres signalent que ce ratio est désormais de 1 pour 3.  Cette surabondance de gestionnaires est un gaspillage des ressources qui nuit à la qualité des services dont dépendent chaque jour les Ontariens.  L’argent qui est utilisé pour payer les salaires et les avantages des gestionnaires serait bien plus judicieusement investi dans un personnel de première ligne qualifié et efficace.
  • Combler tout simplement les postes vacants et recruter un nombre approprié de personnel permettrait de faire des économies considérables, d’apporter des améliorations importantes, de réduire le coût inutile des heures supplémentaires, de former les travailleurs temporaires à contrat et de réduire l’épuisement professionnel qui résulte inévitablement de charges de travail insoutenables.
  • Investir dans l’inspection et l’application de règlements stricts qui veillent à la santé et à la sécurité des Ontariens. Souvent perçus comme de la « paperasserie » inutile, les règlements contribuent pourtant à sauver des vies et, en bout de ligne, de l’argent. Supprimer des règlements, ainsi que les travailleurs de première ligne qui veillent à leur application, finira par coûter très cher aux Ontariens. On ne peut tout simplement pas faire confiance à l’autoréglementation du secteur privé. Les exemples ne manquent pas de sociétés privées qui maximisent leurs profits en rognant sur les dépenses et en fermant les yeux sur les problèmes. Les conséquences peuvent être désastreuses. Le scandale de la viande d’Aylmer. L’explosion de Sunrise Propane. Walkerton. Des tragédies qui auraient pu être évitées avec des règlements stricts, rigoureusement appliqués.
  • Investir pour améliorer la gestion des pratiques en matière de ressources humaines à la FPO. L’incapacité des gestionnaires à résoudre rapidement et efficacement les différends relatifs à la convention collective est un problème chronique qui engendre des dépenses inutiles à l’échelle de la FPO. Bien qu’un bon nombre de griefs puissent et devraient être réglés directement par le supérieur hiérarchique, les délégués syndicaux du SEFPO et les dirigeants du ministère indiquent que presque tous les griefs sont renvoyés en audience formelle, coûteuse et fastidieuse.  Former les gestionnaires sur la résolution des conflits relatifs à la convention collective et leur donner les moyens de résoudre les griefs rapidement et efficacement permettraient de réaliser des économies substantielles et de gagner en productivité.
  • S’engager à faire en sorte que l’utilisation accrue des services numériques et en ligne n’entraîne pas une perte du contact humain et personnel pour les Ontariens. Les services publics en ligne ne sont utiles aux citoyens que s’ils leur permettent d’avoir accès rapidement et efficacement aux travailleurs de première ligne qui sont formés pour les aider. Les progrès technologiques ne remplacent pas les travailleurs de première ligne qui peuvent répondre aux questions, apporter un soutien, donner des instructions et résoudre les cas particuliers et difficiles qui se produisent quotidiennement.

Sécurité du revenu

Les membres du SEFPO œuvrent aux premières lignes de l’aide sociale, au programme Ontario au travail (OT) et au Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (POSPH).  Les chargés de cas sont souvent le seul soutien et point de contact pour de nombreuses personnes.  Nous sommes profondément préoccupés par les changements à l’aide sociale qui ont été annoncés par le ministère des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires et leurs répercussions sur nos clients et leurs familles. Le gouvernement doit :

Veiller à ce que les Ontariens qui ont besoin du soutien du POSPH ne soient pas exclus par un changement de la définition de « l’invalidité » ni par une technologie qui est difficile à utiliser.

  • Modifier la définition de « l’invalidité » dans le cadre du POSPH pour adopter celle utilisée par le Régime de pensions du Canada (RPC) ferait en sorte qu’il serait plus difficile pour les personnes handicapées d’être admissibles au POSPH, notamment parce que la définition du RPC ne prend pas en compte les invalidités qui sont de nature temporaire ou épisodique.
  • Transférer les personnes handicapées au programme Ontario au travail est totalement inadéquat. La réduction drastique des taux de prestation entre les deux programmes et l’absence de mesures de soutien appropriées dans le programme Ontario au travail laisseront les personnes handicapées sans ressources.
  • La tendance actuelle à la numérisation du travail administratif (p. ex. les demandes en ligne, les comptes en ligne, etc.) crée des obstacles pour de nombreux clients qui n’ont pas les compétences pour accéder à la technologie requise ou qui n’y ont simplement pas accès. Lorsqu’on vient en aide à des personnes vulnérables, on doit éviter de remplacer le contact humain par la technologie.

Veiller à ce que les chargés de cas aient une charge de travail raisonnable et se concentrent sur l’aide, plutôt que sur la surveillance de leurs clients.

  • Il faut investir pour assurer un ratio travailleur-clients raisonnable.
  • Il n’est pas raisonnable de croire que chaque client est prêt à rejoindre le marché du travail. Au lieu de se focaliser exclusivement sur le retour au travail des clients, on devrait plutôt réfléchir aux raisons pour lesquelles ils ne sont pas capables de travailler, et les aider à résoudre ces problèmes.
  • Au lieu de passer leur temps à la paperasserie et à l’application des règles, les chargés de cas ont besoin d’une charge de travail raisonnable qui leur permette de véritablement aider leurs clients, de résoudre les problèmes quotidiens et d’améliorer les aptitudes à la vie quotidienne de leurs clients.
  • En dépit d’une lourde charge de travail, les chargés de cas font leur possible pour aider leurs clients.
  • Les chargés de cas doivent recevoir une formation ciblée et adéquate afin de pouvoir répondre aux besoins de leurs clients et les aider à surmonter les obstacles à l’emploi.

Rétablir les hausses prévues aux prestations de l’aide sociale et garantir qu’elles augmenteront en fonction du taux d’inflation annuel.

  • Lorsqu’on manque d’argent pour payer le loyer, pour nourrir ses enfants ou soi-même, on ne peut pas se concentrer sur la recherche d’un emploi. Être constamment en mode de survie est un obstacle énorme pour trouver du travail.
  • Afin que les bénéficiaires de l’aide sociale qui sont capables de travailler puissent rechercher efficacement un emploi, ils doivent avant tout disposer d’assez d’argent pour rester en santé, conserver leur dignité et prendre soin de leur famille.

Services correctionnels en crise

Nous voici en 2019 et nous n’avons toujours pas de résolution en vue en ce qui concerne la crise dans les services correctionnels.

Nos établissements correctionnels sont surpeuplés, dangereux et dans un état de sérieux délabrement. Pire encore, le sous-effectif chronique contribue à une violence accrue, ainsi qu’à des problèmes de santé mentale et à des états de stress post-traumatique (ÉSPT) plus fréquents. Et lorsque les délinquants sont placés en probation ou en liberté conditionnelle, ils sont pratiquement libres de faire ce qui leur plaît, et le grave sous-effectif signifie que les agents de probation et de libération conditionnelle ont une quantité de dossiers impossible à gérer et sont tout simplement incapables de fournir les services de surveillance nécessaires.

L’objectif ultime d’un système correctionnel est de réadapter les délinquants afin qu’ils puissent réintégrer nos collectivités et nos quartiers à titre de membres de la société inoffensifs et productifs.

Cependant, le système correctionnel de l’Ontario fait exactement le contraire : les délinquants sortent de prison plus violents et plus instables, et plus susceptibles de commettre d’autres crimes.

Pour résoudre cette crise, le gouvernement doit investir dans l’ensemble du système correctionnel. La politique des solutions de fortune ne fonctionne pas. Un investissement appréciable s’impose de toute urgence dans les domaines suivants :

  • Embauche immédiate de 250 nouveaux agents correctionnels à temps plein, et s’engager à effectuer des vérifications postérieures régulières dans les 25 établissements correctionnels. Le nombre d’agents correctionnels est actuellement basé sur des modèles de dotation tirés des formules servant à déterminer la charge de travail des années 1980. Nous avons besoin de fonds immédiats pour 250 nouveaux agents correctionnels à temps plein, avec vérifications postérieures soutenues dans les 25 établissements correctionnels. D’autres postes devront vraisemblablement être créés une fois les vérifications postérieures complètes terminées dans chacun des 25 établissements correctionnels de l’Ontario. Ces vérifications postérieures doivent être effectuées par des représentants du SEFPO et de l’employeur dans un délai de trois mois.
  • Investir dans l’embauche de 200 nouveaux agents de probation et de libération conditionnelle. En date du 30 septembre 2018, en Ontario, 40 666 délinquants étaient sous la surveillance de seulement 865 agents de probation et de libération conditionnelle, dont 824 s’occupant des dossiers, une des charges de travail les plus importantes, si ce n’est la plus importante, au pays. Outre le fait que l’Ontario enregistre le plus haut taux de récidive et vu l’augmentation spectaculaire des troubles mentaux parmi les délinquants, ce manque de personnel est un désastre inéluctable. Si l’on veut répondre aux normes gouvernementales en matière de surveillance des délinquants, un investissement immédiat est essentiel.
  • Embaucher immédiatement du nouveau personnel de santé et de réadaptation pour les services correctionnels. Le personnel de santé et de réadaptation au sein de notre système correctionnel est tout à fait insuffisant. Le gouvernement doit investir davantage dans le personnel des soins de santé et autres employés du ministère dans les établissements correctionnels de l’Ontario pour assurer la sécurité des délinquants et du personnel, la bonne prestation de soins médicaux et des conditions de détention humaines.
  • Par l’intermédiaire du financement et de la gestion publics, construire de nouveaux établissements correctionnels. Les prisons surpeuplées et délabrées de Thunder Bay, Ottawa et autres ont besoin d’être reconstruites. Mais elles ne doivent pas l’être au moyen de « partenariats public-privé » ou de toute autre forme de privatisation.
  • Nous devons tirer des leçons de ce qui s’est passé au Centre de détention Toronto Sud et au Centre de soins de santé mentale Waypoint, où les P3 ont entraîné de graves problèmes de conception et de construction, ainsi que des coûts extrêmement élevés pour les modifications et les rénovations.
  • Investir dans des stratégies de gestion sûres et efficaces pour l’isolement et les logements alternatifs. Suite à la publication des rapports de Sapers et Dubé, en 2017, sur les effets néfastes de l’isolement, le gouvernement a imposé des limites sur le temps passé en isolement cellulaire par les délinquants. Toutefois, le gouvernement n’a pas fourni les outils de rechange nécessaires au personnel de première ligne pour dissuader les comportements hostiles et violents. Cela s’est soldé par une augmentation exponentielle des agressions et des menaces à l’encontre du personnel. En 2017, on a enregistré 544 voies de fait, 347 tentatives de voies de fait et 669 menaces de voies de fait contre des membres du personnel correctionnel. Un investissement est nécessaire pour construire des unités de détention spéciales sûres et appropriées où loger et gérer en toute sécurité nos détenus les plus violents.
  • Investir dans de l’équipement de sécurité et de formation moderne. Le Ministère doit investir dans la sécurité générale à l’intérieur de nos établissements correctionnels en introduisant des dispositifs à impulsions, de véritables stratégies de dissuasion, des équipes d’intervention rapide immédiates et des programmes de formation en autodéfense modernisés.
  • Investir pour le traitement approprié de ceux qui souffrent d’ÉSPT. On enregistre le taux d’ÉSPT le plus élevé de tous les premiers intervenants chez les agents correctionnels. Traitements et éducation adéquats en santé mentale doivent être fournis. Un engagement financier doit être pris afin de développer un système de soutien par les pairs pour les agents correctionnels, et le plafond actuel de 25 $ de l’heure pour les services de psychologie doit être éliminé sans réduction aux autres prestations.
  • Aborder la négociation collective comme un moyen de retenir le personnel plutôt que d’économiser de l’argent. Les salaires du personnel du secteur pénitentiaire sont nettement inférieurs aux salaires de leurs homologues. Pour attirer et retenir des professionnels de première ligne, il faut commencer par leur donner de meilleurs salaires et avantages sociaux. Le gouvernement doit négocier avec ses travailleurs correctionnels de première ligne de la même façon qu’il l’a fait avec ses autres intervenants d’urgence.

Le gouvernement doit se rendre compte qu’un investissement dans les services correctionnels est indirectement un investissement dans la santé, l’éducation et des services sociaux solides.

Services sociaux

Nous bénéficions tous et toutes de solides services sociaux parce qu’ils nous aident à vivre une vie digne et productive, même lorsqu’on éprouve des difficultés. Nous utilisons tous les services sociaux à un moment ou à un autre dans notre vie. Ils sont le ciment de notre société.

Sous-investir dans les services sociaux a des effets néfastes à court et long termes. Mais quand nous répondons aux besoins en investissant de manière appropriée dans les services sociaux, tout le monde va mieux

Services aux personnes atteintes d’un handicap de développement

Le secteur des services aux personnes atteintes d’un handicap de développement se bat depuis des années pour remédier aux crises en matière de listes d’attente dues au nombre inadéquat de logements supervisés et programmes de jour à l’intention des adultes ayant une déficience intellectuelle.

L’augmentation régulière du financement direct aux familles a fait peu pour remédier à cette crise. Au lieu de cela, elle a mis en évidence la croissance d’une main-d’œuvre informelle précaire qui a sapé la mise en œuvre par la province d’une stratégie de gestion des ressources humaines réussie (lancée en 2014), conçue pour améliorer la qualité des services.

  • Créer un cadre réglementaire pour le programme Passeport. Cela permettra de protéger les clients, de promouvoir l’accès aux services et de faire en sorte que la main-d’œuvre soit bien formée et stable et gagne un salaire de subsistance.
  • Créer une table de négociation centrale. Cela permettra de créer des normes pour des conditions de travail qui permettraient à leur tour de faire des services aux personnes atteintes d’un handicap de développement un choix de carrière (endiguant le problème de la rétention de personnel chronique), et de réduire le nombre de travailleurs des services de développement bloqués dans des emplois à temps partiel (actuellement 75 %).

Sociétés d’aide à l’enfance

Les services de protection de l’enfance ont subi des décennies de changements soutenus au niveau des exigences en matière de rapports et des nouvelles technologies de l’information, ainsi qu’un accent sur la protection essentielle plutôt que la fourniture de services de prévention.

Les intervenants en protection de l’enfance sont comme des intervenants d’urgence. Ils font face à de nombreux dangers liés à la santé et à la sécurité allant de traumatismes transmis par personne interposée à la violence physique.

  • Aborder les principaux problèmes de santé et de sécurité. Établir une exigence provinciale de co-équipier pour les travailleurs qui font des visites à domicile.
  • Réduire le fardeau administratif. Les préposés à la protection de l’enfance consacrent désormais trois à cinq fois plus de temps aux tâches administratives avec la base de données du Réseau d’information pour la protection de l’enfance.
  • Établir des points de repère pour la charge de cas de la province afin de garantir la qualité soutenue des services et le respect des normes provinciales.

Traitement des enfants et santé mentale

Le plus grand défi en matière de traitement des enfants et de leur santé mentale est l’incapacité à prodiguer des soins à tous les enfants et jeunes qui en ont besoin. Tandis que la demande dans ce secteur connaissait une croissance vertigineuse, les budgets de base restaient en grande partie stagnants. L’Ontario a 35 % moins de lits réservés aux soins psychiatriques aujourd’hui qu’elle n’en avait en 2006..

  • Éliminer le temps d’attente de 18 mois en acquérant davantage de lits réservés aux soins psychiatriques à travers la province. En Ontario, actuellement, plus de 12 000 enfants et jeunes attendent d’obtenir de l’aide en santé mentale.
  • Harmoniser les salaires et conditions de travail. Les professionnels de la santé mentale du secteur méritent des salaires et conditions de travail décents, qui se comparent à ce que reçoivent leurs homologues des secteurs de la santé et de l’éducation.

Garde d’enfants

En plus de ne pas compter suffisamment d’espaces de garderie de qualité, l’Ontario a les tarifs de garde d’enfants les plus élevés au pays. L’Ontario doit élaborer un système public à but non lucratif abordable et doté d’un personnel stable et qualifié. Hélas, le gouvernement a récemment choisi d’écouter le secteur des entreprises et a supprimé le « Seuil du pourcentage – à but lucratif ». Ce plafond permettait d’attribuer la priorité à l’expansion des services de garde d’enfants publics plutôt qu’aux fournisseurs privés..

  • Investir dans les 100 000 nouveaux espaces de garderie promis – fait partie du plan d’expansion lancé en 2017.
  • Assurer l’expansion des services de garde publics en restaurant le « Seuil du pourcentage – à but lucratif ».
  • Mettre en œuvre une stratégie sur les ressources humaines pour assurer que tous les membres du personnel bénéficient d’un salaire de professionnel et d’un travail décent.

Refuges pour femmes victimes de violence

En novembre 2018, le gouvernement a annoncé une augmentation de 11,5 millions de dollars pour les services de première ligne, à répartir entre 400 agences, avec environ un tiers allant aux centres autochtones. Ce montant correspond à juste 30 000 $ par agence, ce qui est considérablement inférieur à l’augmentation de 33 % promise.

  • Versez les 33 % promis pour améliorer les refuges pour femmes victimes de violence de toute la province. Ces refuges luttent pour rester à flot depuis des années. Il n’y a actuellement pas assez de places pour les femmes et les enfants qui fuient la violence.

Justice pour les jeunes

Il existe actuellement deux systèmes parallèles qui fournissent des services de justice pour les jeunes : un ensemble d’installations qui appartiennent et sont exploitées par le gouvernement et un autre ensemble d’installations qui appartiennent et sont exploitées par des organismes de paiement de transfert. Un comité consultatif pour les services en établissement commandé par le gouvernement a découvert que ces deux systèmes n’ont pas de normes uniformes en matière d’embauche, de formation et de rémunération du personnel, et qu’aucun mécanisme n’existe pour assurer la cohérence des pratiques entre les deux systèmes.

  • Créer un système intégré unique pour la justice pour les jeunes, exploité directement par le gouvernement. Un système unique permettrait d’améliorer et de normaliser les pratiques d’embauche et de formation, la santé et la sécurité, les politiques et procédures, les normes et l’indemnisation.

Intervenant en faveur des enfants

L’élimination du Bureau de l’intervenant en faveur des enfants de l’Ontario est une mesure régressive. L’Ontario fait désormais partie de la minorité, rejoignant deux autres provinces qui n’ont pas de bureau intervenant en faveur des enfants. Nous avons perdu une voix indépendante pour les enfants et les jeunes vulnérables qui reçoivent des soins dans les systèmes de la justice pour les jeunes, de la protection des enfants et de la santé mentale.

Le bureau de l’intervenant était particulièrement bien placé pour enquêter sur les cas individuels d’abus et de mauvais traitements, mais aussi, il était habilité à mener des enquêtes systémiques et à examiner les politiques et les pratiques gouvernementales entourant les services aux enfants.

  • Rétablir le Bureau de l’intervenant provincial en faveur des enfants. L’Ontario fait désormais partie de la minorité, rejoignant deux autres provinces qui n’ont pas de bureau intervenant en faveur des enfants, soit la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard. En l’absence de loi sur la dénonciation, les membres du SEFPO ne sont pas libres de parler. Mais l’intervenant en faveur des enfants, lui, a et a toujours eu le droit de parler.

Aide juridique Ontario

Les membres du SEFPO qui travaillent à Aide juridique Ontario (AJO) procurent des services d’aide juridique et administrative aux Ontariens qui n’ont pas les moyens de se payer leur propre avocat du secteur privé.

Sans AJO, les riches auraient un avantage injuste devant les tribunaux.

Mais selon les membres du SEFPO qui travaillent à AJO, après plusieurs années de compressions et de mauvaise gestion, l’organisme ne dispose plus des moyens nécessaires pour rétablir l’équité en matière juridique – à la fois par les services qu’elle procure directement et par le soutien qu’elle apporte à d’autres cliniques juridiques communautaires.

Afin d’inverser cette tendance inquiétante, le gouvernement doit :

  • Investir adéquatement dans AJO pour lui permettre de s’acquitter de son mandat.
  • Plusieurs années de compressions et de sous-investissement ont obligé AJO à limiter ses services, exacerbant une justice à deux niveaux.  C’est inacceptable.  Il est essentiel d’investir suffisamment dans l’aide juridique afin que tous les Ontariens aient un accès égal à la justice.  Selon les membres du SEFPO qui travaillent à AJO, on doit apporter des améliorations significatives à la dotation en personnel et aux conditions de travail afin que le personnel à tous les niveaux dispose des salaires et de la sécurité d’emploi dont il a besoin pour gérer les cas et procurer les services essentiels de façon professionnelle et en temps opportun.

Cliniques juridiques communautaires

Les cliniques juridiques communautaires qui prennent en charge les clients qui n’ont pas les moyens de se payer des services juridiques doivent être financées durablement. Le Centre d’assistance juridique en matière de droits de la personne (CAJDP) est confronté à une réduction budgétaire de 10 pour cent visant l’élimination de son programme de médiation. Aussi, l’organisme Parkdale Community Legal Services (PCLS) n’a pas la garantie de recevoir un financement à long terme d’Aide juridique Ontario pour payer un bail à Parkdale, malgré les menaces d’expulsion du propriétaire actuel.

Le travail qu’effectuent ces cliniques à Parkdale et ailleurs dans la province pour la clientèle vulnérable est trop important pour qu’on le supprime.

  • Le gouvernement doit revenir sur sa décision de réduire de 10 pour cent le financement du Centre d’assistance juridique en matière de droits de la personne.  Le programme de médiation, que le ministère tente de supprimer avec cette réduction, s’est avéré être un moyen très économique pour résoudre les différends en matière de droits humains entre des parties au Tribunal des droits de la personne, les détournant ainsi de procédures judiciaires plus coûteuses.
  • Le programme est tellement efficace que l’équipe de médiation a remporté un prix Améthyste de la fonction publique de l’Ontario pour l’excellence de son service.  Non seulement la réduction du financement de ce programme ne permet que de faire des économies de bouts de chandelle, mais elle constitue en outre une attaque contre les droits de la personne du peuple ontarien.
  • Le gouvernement doit veiller à ce qu’Aide juridique Ontario dispose des ressources nécessaires pour financer des services d’importance vitale pour les clients vulnérables de cliniques juridiques comme Parkdale Community Legal Services.  Parkdale Community Legal Services, qui apporte depuis très longtemps un soutien indispensable à la communauté, doit recevoir le financement nécessaire pour offrir ses services là où ses clients y ont facilement accès.

LCBO

La LCBO est un joyau de la Couronne : le détaillant public d’une substance contrôlée qui est reconnu pour ses initiatives exemplaires en matière de responsabilité sociale et son rôle visant à équilibrer la sécurité publique et sa capacité à faire des profits de manière responsable.  La LCBO est un bien qui appartient à la population de l’Ontario – sa valeur réelle s’étend bien au-delà de sa capacité de vente au détail.

La LCBO prouve son efficacité depuis longtemps, et il n’est pas surprenant que les Ontariens et Ontariennes fassent confiance à la LCBO lorsqu’il s’agit d’assurer la sécurité de nos enfants et communautés.  En réalité, les Ontariens sont au moins 12 fois plus susceptibles de choisir la LCBO que des magasins privés pour garder la bière et l’alcool hors de la portée des mineurs.  Mais l’expansion des ventes d’alcool aux détaillants privés menace la survie de cet actif public précieux.

Le SEFPO représente 8 500 membres qui travaillent dans les 663 succursales, cinq entrepôts et au siège social de la LCBO.  Nos membres sont la clé du succès de la LCBO.

Les 140 millions de transactions-clients, qui ont généré des ventes de 6,2 milliards de dollars en 2017-2018, n’auraient tout simplement pas été possibles sans nos membres qui travaillent avec diligence et professionnalisme dans les succursales, à la logistique et au siège social de la LCBO.

Pour la seule année financière 2018, la LCBO a versé 2,12 milliards de dollars dans les coffres de la province pour payer nos écoles, hôpitaux et autres services publics essentiels.  En outre, la LCBO a versé 32 millions de dollars aux municipalités sous la forme d’impôts fonciers et recueilli des millions de dollars pour des organismes tels que Centraide, les hôpitaux pour enfants et MADD Canada.

Une partie importante du mandat de la LCBO est de vendre de l’alcool de manière sûre et responsable.  En 2017-2018, nos membres ont contesté le droit d’acheter de l’alcool à près de 14 millions de clients et refusé de vendre de l’alcool à 255 000 personnes.  Lorsqu’on les embauche, nos membres reçoivent une des meilleures formations pratiques de l’industrie dans le cadre de la formation « Contrôle 25 et contestation et refus », puis participent annuellement à des séminaires de formation.

Par contre, l’impact de la privatisation et de l’expansion de la vente d’alcool sur la santé publique demeure un sujet de préoccupation majeur.  À la suite de la privatisation partielle de la vente d’alcool en Colombie-Britannique, les chercheurs ont constaté une hausse des décès liés à l’alcool.

Le lien qui a été établi entre la privatisation, l’augmentation de la densité des points de vente au détail et la mortalité soulève de graves préoccupations au sujet du plan du gouvernement de l’Ontario d’augmenter les ventes dans les magasins de grande surface, les commerces de proximité et dans un plus grand nombre d’épiceries dans la province.

  • Appuyer le modèle public de vente d’alcool et geler les plans visant à augmenter les ventes d’alcool dans les magasins de détail privés.  Afin d’assurer la sécurité de nos collectivités et de maximiser les recettes publiques, le gouvernement doit appuyer le modèle public de la LCBO plutôt que les détaillants privés.
  • Il est nécessaire de s’attaquer immédiatement et de manière proactive au problème des vols à l’étalage.  Dans certaines succursales, le montant du butin se chiffre à plusieurs milliers de dollars pour une seule journée.  Il s’agit d’un problème urgent de santé et de sécurité et la direction de la LCBO et le gouvernement provincial ont tous les deux l’obligation légale de veiller à la sécurité du personnel en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité au travail.  La LCBO doit également accroître la présence de la sécurité dans les succursales, notamment dans celles qui ont été le plus durement touchées par les vols.  Une protection sporadique est inefficace.  La LCBO doit agir pour dissuader les voleurs en assurant la sécurité 24/24 dans toutes les succursales qui ont été les plus durement frappées. Faire travailler un nombre suffisant d’employés de la vente au détail au lieu de couper dans les heures devrait être la nouvelle norme.  Personne ne devrait travailler seul.

Vente de cannabis

La légalisation du cannabis récréatif nous a plongés dans l’inconnu.  Il s’agit du plus important changement de politique publique que le Canada ait connu depuis des générations.  Bien qu’il s’agisse d’une étape importante pour démystifier la consommation de cannabis, notamment à l’égard des personnes qui en consomment pour des raisons médicales, nul ne peut nier le fait que la légalisation comporte des risques importants.

L’évidence médicale suggère que la consommation de cannabis peut avoir des conséquences à long terme sur la santé des jeunes de moins de 25 ans.  Étant donné que le Canada est un chef de file mondial de la légalisation du cannabis, personne ne sait réellement quelles seront les répercussions sur la santé et la sécurité des communautés.

Une recherche récente sur l’opinion publique montre que la population de l’Ontario est préoccupée par ces risques et veut un plan responsable pour vendre le cannabis.

  • Autoriser la LCBO à vendre du cannabis.  La LCBO a fait ses preuves depuis longtemps en matière de vente responsable d’alcool et d’optimisation des recettes publiques.  Le gouvernement doit donner aux municipalités l’option de choisir la LCBO pour vendre au détail le cannabis sur leur territoire.
  • Reconnaître le droit des travailleurs de l’entrepôt de cannabis d’adhérer à un syndicat.  À l’instar de tous les Canadiens, les travailleurs de l’entrepôt de cannabis d’Oakville ont le droit constitutionnel d’adhérer à un syndicat.  Le gouvernement ne doit pas utiliser les forces policières pour intimider les travailleurs ou les organisateurs qui les aident à exercer leurs droits.

Éducation

Collèges et universités

Les membres du SEFPO qui travaillent dans les collèges et universités de l’Ontario procurent une formation et des services qui sont essentiels à la force et à l’innovation économiques de notre province.  L’Ontario ne peut avoir une économie florissante sans un excellent système d’éducation.

Le SEFPO représente environ 50 000 travailleurs de l’enseignement postsecondaire de première ligne d’un bout à l’autre de la province,  dont le personnel scolaire des collèges, le personnel de soutien à temps plein et à temps partiel des collèges et le personnel et les professeurs d’université.  Nous continuons à exhorter le gouvernement à reconnaître le droit du personnel scolaire des collèges à temps partiel d’adhérer à un syndicat.

Les sous-investissements du gouvernement dans les collèges et universités de l’Ontario ont engendré non seulement privatisation et sous-traitance, mais également plus de stress pour le personnel et les étudiants qui luttent avec des emplois précaires et la montée en flèche des droits de scolarité.

  • Investir dans nos collèges et universités afin d’assurer un avenir florissant à l’Ontario.  Les collèges et universités de l’Ontario reçoivent le financement par étudiant le plus faible de toutes les provinces.  L’Ontario peut faire mieux.  Il est temps d’investir dans notre main-d’œuvre de l’avenir. Nous devons appuyer pleinement le personnel scolaire et de soutien qui dispense la formation et les services.  L’excellence de l’éducation dépend des travailleurs de première ligne.
  • Reconnaître le droit des travailleurs à temps partiel de se syndiquer.  Un syndicat fort et des conventions collectives équitables bénéficient aux étudiants, aux travailleurs et à tous les Ontariens.  Le gouvernement doit demander au Conseil des employeurs des collèges de reconnaître le SEFPO à titre de syndicat du personnel scolaire à temps partiel et temporaire et de conclure un premier contrat avec les travailleurs de soutien à temps partiel, qui inclue égalité salariale et sécurité d’emploi.
  • S’engager à respecter le principe d’un salaire égal pour un travail égal et cesser d’avoir recours au travail précaire dans les collèges et universités de l’Ontario.  Dans les collèges et universités de l’Ontario, la plupart des emplois sont précaires.  Ce n’est juste ni pour les étudiants ni pour les travailleurs de première ligne que la main-d’œuvre change constamment et soit sous-payée. Le sous-financement drastique a conduit à la discrimination salariale envers les travailleurs à temps partiel, temporaires et à contrat, qui ne reçoivent pas la même rémunération que leurs collègues à des postes permanents à temps plein, qui font le même travail ou un travail similaire.
  • Rétablir le Groupe de travail des collèges.  Ce gouvernement doit rétablir le Groupe de travail des collèges afin qu’il puisse accomplir son mandat novateur de planifier l’avenir du système d’éducation collégiale.  Le Groupe de travail a été créé à la suite de la sentence arbitrale qui avait été rendue après les négociations avec le personnel scolaire des collèges.  Le SEFPO a déposé une contestation fondée sur la Charte pour dénoncer la suppression du groupe de travail, mais le gouvernement pourrait facilement économiser des frais juridiques en le rétablissant.  Recourir à l’expertise de toutes les parties prenantes, y compris à celle des travailleurs des collèges et universités, des étudiants, de l’administration, des employeurs et du gouvernement, bénéficie au système d’éducation.
  • Offrir la gratuité de l’éducation à tous les étudiants postsecondaires. Confier le coût de l’éducation aux étudiants et aux familles crée des obstacles à l’accès. On pourrait atténuer la hausse de l’endettement des étudiants en rétablissant les subventions récemment supprimées.  Les étudiants doivent actuellement 28 milliards de dollars au gouvernement.  Les frais de scolarité ont triplé depuis 2001 et ces coûts augmentent chaque année pour les familles qui doivent faire des emprunts et payer des intérêts.
  • Instaurer un moratoire sur la sous-traitance des services informatiques et investir dans l’expertise à l’interne. La sous-traitance des services informatiques se traduit non seulement par une perte de connaissances spécialisées à l’interne,  mais aussi par une réduction des possibilités d’emplois pour les étudiants qui en ont besoin pour pouvoir étudier. À l’interne, les services informatiques offrent une qualité qu’une entreprise privée ne peut offrir.
  • Préserver la qualité et l’intégrité de la certification collégiale et universitaire publique en mettant fin aux partenariats externes avec des collèges privés et des campus à l’étranger. Lorsque nos programmes postsecondaires publics sont dispensés par un collège ou une université privé, tout le monde perd. Les étudiants perdent l’accès à des services tels que les bibliothèques et les conseillers. Le système d’éducation public perd des inscriptions.
  • L’absence de réglementation entraîne un risque de prestation des programmes qui est inférieure aux normes.
  • Les partenariats avec des campus à l’étranger ont entraîné des pertes financières pour l’Ontario. Par exemple, le Collège Algonquin a perdu au moins cinq millions de dollars après avoir établi un campus en Arabie saoudite. Le sous-financement a forcé de nombreux collèges à sous-traiter la prestation des programmes à des collèges privés, qui ne sont pas en mesure de fournir les mêmes soutiens et services aux étudiants. Cette pratique dévalorise la certification collégiale et décharge injustement les coûts sur les étudiants.
  • Rétablir le financement provincial accordé aux nouveaux campus collégiaux et universitaires, y compris à l’Université de l’Ontario français. Rétablir immédiatement le financement accordé pour l’Université de l’Ontario français et les campus prévus à Brampton, Milton et Markham. Rouvrir les campus agricoles de l’Université de Guelph à Alfred et Kemptville, qui offrent une formation et des installations de recherche essentielles aux agriculteurs de toute la province. Sans l’appui du gouvernement, ces nouveaux campus pourraient être obligés de recourir à des fonds privés, contribuant ainsi à faire passer la privatisation et les profits des sociétés avant la qualité de l’éducation.
  • Investir dans des cours d’anglais pour les nouveaux Canadiens. Les étudiants ontariens méritent tous d’avoir accès à la formation et au soutien dont ils ont besoin pour exercer un emploi gratifiant. Lorsque les nouveaux Ontariens réussissent, l’Ontario réussit.

Conseils scolaires

Le SEFPO représente plus de 3 500 membres du personnel de soutien qui travaillent au sein des conseils scolaires de l’Ontario. Les classes et familles de l’Ontario dépendent de leur expertise pour créer des milieux d’apprentissage sécuritaires et aider les élèves ayant des besoins spéciaux à réussir. Ce gouvernement a suspendu toutes ses promesses de financement, faisant du tort aux familles dans toute la province.

  • Investir dans les services et programmes de soutien pour  les élèves ayant des besoins spéciaux. Investir pour créer des emplois permanents à temps plein pour le personnel de soutien à l’éducation permettra de procurer des services de haute qualité plus uniformes aux élèves ayant des besoins spéciaux.
    Le sous-investissement a entraîné l’interruption des emplois durant la relâche du mois de mars et les vacances d’été, obligeant les travailleurs à demander des prestations d’assurance-emploi.  C’est mauvais pour les travailleurs, les élèves et leurs familles et ça exerce en outre une pression supplémentaire inutile sur le régime d’assurance-emploi. L’Ontario a besoin d’une norme provinciale pour ces travailleurs, semblable à celle qui est actuellement en place pour les enseignants.
  • Investir dans la réduction et la prévention de la violence au travail. Un sondage récent mené auprès de nos membres montre qu’un nombre important d’entre eux ont été victimes de violence sur le lieu de travail. Afin que nos membres puissent réduire les incidents de violence et soutenir pleinement celles et ceux qui ont subi des violences, le gouvernement doit assurer une formation et une dotation en personnel suffisante. Lutter contre la violence, c’est la bonne chose à faire. Ça aidera à réduire les coûts liés aux pertes de temps et de productivité.
  • S’engager à financer les programmes parascolaires. Tous les élèves, y compris ceux ayant des besoins spéciaux, bénéficient de programmes parascolaires de haute qualité. Les familles ontariennes qui ont des enfants et adolescents avec des besoins spéciaux sont particulièrement tributaires de ces programmes.
  • Octroyer un financement stable aux services scolaires autochtones. Un investissement fiable est nécessaire pour répondre aux besoins et défis des étudiants autochtones. Les collectivités nordiques ont particulièrement besoin de ces soutiens et la demande pour ces programmes est pressante et ne cesse d’augmenter.

Travail et conditions de travail

On dit souvent que « le meilleur programme social est un emploi ». Mais c’est faux lorsque l’emploi est précaire, dangereux et offre des salaires de misère.

Les améliorations apportées à la Loi sur les normes d’emploi (LNE) et à la Loi sur les relations de travail (LRT) et contenues dans le Projet de loi 148 représentent une avancée importante afin de garantir que tous les Ontariens puissent compter sur un salaire décent, des conditions de travail décentes et une sécurité d’emploi convenable quel que soit l’emploi occupé.

Malheureusement, le plus récent Projet de loi 47 a réduit à néant les progrès réalisés par le Projet de loi 148 et représente un recul important.

Pour améliorer la qualité de vie et la rendre plus abordable pour les gens en Ontario, le gouvernement doit revoir les normes de travail dans la province, notamment :

  • Rétablir le salaire minimum à 15 $ de l’heure pour 2019, avec dispositions pour les augmentations du coût de la vie. Si l’objectif du gouvernement est d’ouvrir l’Ontario aux affaires, alors il doit faire en sorte que le peuple de l’Ontario ait suffisamment d’argent à dépenser pour acheter les biens et services offerts par les entreprises. La réduction d’impôt accordée aux personnes à faible revenu ne peut certes pas remplacer un salaire minimum décent; les économistes ont démontré qu’elle laissera les personnes à faible revenu avec moins de la moitié de l’argent qu’un salaire minimum de 15 $ de l’heure leur aurait donné.
  • Rétablir les congés de maladie, règles sur l’établissement des horaires et dispositions concernant le principe « à travail égal salaire égal ». Les travailleurs sont plus efficaces et productifs lorsqu’ils sont traités équitablement et avec respect. Un petit nombre de jours de congé de maladie payés, des règles empêchant les annulations de quart de dernière minute et une procédure pour faire en sorte qu’à travail égal salaire soit égal sont essentiels à des milieux de travail équitables et respectueux.
  • Investir dans l’équité salariale. L’inégalité salariale entre les sexes persiste. Les femmes continuent de gagner environ 30 pour cent moins par année que les hommes et sont plus susceptibles d’occuper des emplois précaires. Mais pour réaliser l’équité salariale, il faudra investir. Le gouvernement doit faire en sorte que tous les employeurs du secteur public reçoivent des fonds adéquats pour répondre à leurs obligations juridiques en matière d’équité salariale.
  • Faire en sorte que les travailleurs puissent exercer leur droit de se joindre à un syndicat. Selon la Cour suprême du Canada, tous les Canadiens ont le droit constitutionnel d’adhérer à un syndicat. Mais le Projet de loi 47 a établi des règles qui facilitent la tâche aux employeurs qui veulent intimider et faire pression sur leurs employés afin qu’ils n’adhèrent pas à un syndicat. Rétablir l’accréditation sur simple vérification des cartes entraînera la syndicalisation d’un plus grand nombre de travailleurs, laquelle entraînera à son tour des conditions de travail moins dangereuses et moins précaires.
  • Garantir des négociations équitables et uniformes à travers la province. La négociation centrale peut être bonne pour les employeurs comme pour les travailleurs. Elle facilite les discussions franches, établit des normes claires pour l’industrie et minimise les interruptions de travail coûteuses. La négociation centrale peut aussi contribuer à des économies importantes pour le gouvernement. Actuellement, un grand nombre d’organismes privés et à but non lucratif fournissant des services publics dépensent une partie de leur budget sur les services de consultants en ressources humaines et avocats surpayés retenus pour les négociations. La négociation centralisée éliminerait ce gaspillage.

Conclusion

Il est essentiel à l’avenir de l’Ontario que les recommandations des travailleurs de première ligne du secteur public transmises par leur syndicat soient mises en application vigoureusement et sans retard.

Les services publics sont le grand stabilisateur de la société ontarienne. Ils font en sorte que personne ne soit laissé pour compte, mais pour remplir ce mandat, ils doivent avoir les ressources nécessaires.

De solides services publics sont aussi essentiels à la santé du secteur privé en Ontario. Il est impossible d’avoir l’un sans l’autre, et le peuple ontarien n’acceptera rien de moins.

De bons emplois tant dans le secteur public que privé sont essentiels à des communautés saines et prospères.

Une économie dominée par des emplois précaires et des services publics sous-financés, réduits au minimum pendant des années d’austérité et de privatisation, a un impact négatif sur la réputation de l’Ontario de meilleur endroit au monde où vivre. Ce n’est vraiment pas le moment de fabriquer une crise financière. Au lieu de cela, il est temps d’investir prudemment dans notre avenir.

Les travailleurs de première ligne sont ceux et celles qui permettent que les roues tournent en Ontario, et les syndicats qui les représentent doivent avoir le même pouvoir à la table que le gouvernement et les entreprises.

Qu’ils travaillent pour le secteur public ou privé, les travailleurs de première ligne veulent contribuer à la construction d’un Ontario meilleur pour nos enfants et nos petits-enfants, dans un climat d’harmonie et non pas de conflit. Il reste beaucoup à faire. Mettons-nous à la tâche.