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Avant d’approuver les amendements à la LNE, le SEFPO veut plus d’insistance sur l’application

Queen's Park
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Toronto – Suite aux nouvelles propositions du gouvernement publiées aujourd’hui, le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO) demande qu’on insiste davantage sur l’application de la Loi sur les normes d'emploi (LNE).

« Notre syndicat a demandé et continue d’appuyer un bon nombre des changements proposés par la province pour réformer la LNE », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « Nous appuyons un salaire minimum de 15 $ de l’heure. Nous appuyons la fin de l'arnaque qui permet à certains employeurs de classer de façon erronée des employés à titre d’entrepreneurs indépendants. Nous appuyons l’élargissement de la couverture de la LNE aux employés de la Couronne. Et nous appuyons tout particulièrement le salaire égal pour un travail d’égale valeur comme condition automatique d’emploi, pour laquelle nous faisons campagne depuis près de dix ans. »

« Ceci dit, ces propositions ne valent rien si elles ne sont pas mises en application », a-t-il ajouté. « Le plan du gouvernement d’embaucher 175 autres responsables de l’application est louable, mais cela n’arrivera pas assez tôt et cela n’ira pas assez loin, pas dans une économie de 800 milliards de dollars et 7,5 millions de travailleurs. »

L’Ontario compte actuellement un peu moins de 200 agents des normes d’emploi (vérificateurs) au ministère du Travail.

« Les agents des normes d’emploi travaillent déjà à la limite de leur possible », a encore dit Monsieur Thomas. « C'est une bonne idée d’en ajouter 175, mais les changements proposés sont massifs. Il faudra une mise en application pratique dans chaque milieu de travail de la province, sinon, ces changements ne seront rien de plus que des mots sur une feuille de papier. Nous avons besoin d’un plus grand nombre de contrôleurs. »

Monsieur Thomas a dit que les changements proposés à la LNE, si adoptés, obligeraient les employeurs à innover, de bonnes et mauvaises façons.

« Je ne doute pas que les bons employeurs répondront à ces changements de façons à augmenter la productivité, et c’est une bonne chose », a-t-il dit. « Mais d'autres employeurs innoveront pour trouver des moyens de plus en plus habiles d'esquiver leurs obligations juridiques. »

« Nous avons besoin d’un système d’application qui possède les ressources nécessaires et dont l’ampleur correspond à l’ampleur des changements proposés par le gouvernement. Et nous en avons besoin de suite. »

Monsieur Thomas a dit que le syndicat continuerait d’étudier les propositions publiées aujourd’hui et en discuterait avec le gouvernement avant et après que l’on fixe une date pour les intégrer à la législation.

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931