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Une étude de l’AMC prouve qu’il est temps de sortir le profit des soins de longue durée

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas
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Toronto – Selon le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, la nouvelle étude de l’Association médicale canadienne (AMC), qui révèle que les résidents des établissements de soins de longue durée privés ont été presque deux fois plus susceptibles de tomber malades et de mourir que dans les établissements publics, s’ajoute aux éléments de preuve toujours plus nombreux de la nécessité d’éliminer la privatisation de cette industrie. 

« Nous n’avons pas besoin d’autres études vraiment; il est temps de passer à l’action », a déclaré M. Thomas. « Il est temps de sortir le profit des soins de longue durée. » 

L’étude de l’AMC confirme les observations avancées par des médias comme le Toronto Star et Global News, disant que la grande majorité des cas de COVID-19 et des décès liés à la COVID-19 s’étaient produits dans des foyers de soins de longue durée à but lucratif. Toutes les études réalisées à date montrent qu’un effectif insuffisant et des salaires bas sont des facteurs probables de soins de qualité inférieure et d’un taux de mortalité plus élevé dans les foyers privés. 

« Cela fait des années que nous sonnons l’alarme sur les dangers de couper dans l’effectif et de mal rémunérer ses employés », a déclaré Joan Corradetti, travailleuse de première ligne dans un établissement de soins de longue durée et présidente du secteur des soins de longue durée du SEFPO. « Nous ne faisons certes pas ce travail pour nous enrichir. Nous voulons simplement offrir les soins de la meilleure qualité possible à nos résidents, une chose qui s’avère quasi impossible avec des établissements privés qui continuent d’exiger que nous en fassions plus avec moins pour maximiser leurs profits. » 

Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier du SEFPO, a dit espérer que le gouvernement Ford commence à examiner les faits et cesse d’écouter la liste croissante d’anciens proches du Parti conservateur désormais sur la feuille de paie de l’industrie privée des soins de longue durée. 

« L’ancien premier ministre conservateur Mike Harris est aujourd’hui président d’un des plus gros réseaux privés de soins de longue durée de la province, et un certain nombre d’anciens membres du Parti conservateur sont lobbyistes enregistrés pour l’industrie privée des soins de longue durée », a encore dit M. Almeida. « Il est temps que notre premier ministre décide à qui il doit accorder sa loyauté… aux proches du parti qui cherchent à s’enrichir ou au peuple de l’Ontario qui essaie de survivre à cette pandémie. » 

Monsieur Thomas a déclaré que tandis que les études révèlent les dangers de la privatisation des soins de longue durée, le gouvernement de la Colombie-Britannique affiche les avantages de soins de longue durée publics. 

« J’ai toujours dit que public, c’est mieux, et il suffit de comparer l’Ontario à la Colombie-Britannique pour voir que c’est vrai », a ajouté M. Thomas. « Près de 3 000 personnes ont perdu la vie suite à une infection au virus de la COVID-19 dans les foyers de soins de longue durée de l’Ontario. Toutefois, en Colombie-Britannique, où le gouvernement a pris le contrôle de tous les foyers de soins de longue durée au début de la pandémie, moins de 200 personnes sont décédées. »  

« Combien encore de nos aînés allons-nous perdre en Ontario avant de faire ce qui s’impose et de retourner les soins de longue durée aux mains du public? » 

Pour plus d’information :
Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO
613-329-1931