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Les travailleurs des collèges se joignent aux milliers de manifestants de tout l'Ontario pour demander un salaire minimum à 15 $ et l'équité

Le 15 octobre dernier, plusieurs milliers de travailleurs de première ligne des collèges, d’étudiants et leurs alliés ont signé des pétitions et participé à la journée d’action sur les campus des collèges de tout l’Ontario. Les membres du SEFPO ont également manifesté aux côtés de plusieurs centaines de militants syndicaux et communautaires sur l’avenue University, à Toronto, pour se rendre jusqu’au ministère du Travail.

Le travailleurs des collèges, qui sont membres du SEFPO, avaient travaillé en équipe avec la campagne Fight for $15 and Fairness afin de participer ensemble à cette journée d’action. Ces moyens d’action avaient pour objectif de dénoncer les menaces du gouvernement Ford d’annuler l’augmentation du salaire minimum prévue pour janvier 2019 et d’éliminer les gains importants pour les travailleurs qui figurent dans le projet de loi 148, la Loi de 2017 pour l’équité en milieu de travail et de meilleurs emplois.

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a déclaré que les attaques du gouvernement Ford contre les travailleurs ont déclenché une énorme vague de soutien pour défendre les progrès tels que le principe du salaire égal pour un travail égal et le salaire minimum à 15 dollars.

« Il s’agit de faire preuve d’un minimum de respect à l’égard des travailleurs. Lorsqu’un gouvernement s’attaque au salaire minimum et aux droits fondamentaux des travailleurs qui sont inclus dans la loi 148, il s’attaque personnellement à eux », a indiqué le président Thomas. « Cette mobilisation montre clairement que les enjeux des normes de travail inquiètent tout le monde. Les gens se mobilisent massivement pour défendre leurs droits. »

Le principe du salaire égal pour un travail égal, qui est enchâssé dans la loi 148, apporterait d’énormes améliorations dans la vie des travailleurs temporaires et contractuels. La loi 148 prévoyait également des jours de vacances, des jours de congé d’urgence et des congés de maladie.

Ce 15 octobre 2018 marquait également le premier anniversaire de la grève historique du personnel scolaire des collèges. Sur les campus, des milliers de travailleurs ont également signé une pétition pour demander le rétablissement du Groupe de travail pour le secteur collégial. Le premier ministre Ford a supprimé le groupe de travail qui avait été mis en place à la suite de la sentence arbitrale rendue après la grève dans les collèges.

« Tous ces moyens d’action sont un avertissement sérieux », a déclaré RM Kennedy, président de la Division du personnel scolaire des collèges (SEFPO). « Ils illustrent un profond changement de culture sur les campus. »

RM Kennedy a fait remarquer que l’augmentation du salaire minimum est un enjeu crucial pour les étudiants. « Ils sont extrêmement préoccupés par la difficulté de trouver un bon emploi, avec un salaire décent, après l’obtention de leur diplôme. Les étudiants ont également besoin d’un salaire minimum équitable afin d’avoir les moyens de continuer leurs études. »

De nombreux collèges ont tenté d’empêcher la tenue des activités prévues pour la journée d’action, qui, selon eux, étaient de « nature politique ». Alors que la plupart d’entre eux ont reculé face à la contestation, La Cité collégiale et le Collège Sault ont persisté dans leur violation du droit à la liberté d’expression.

Au Collège Seneca, les militants ont protesté à l’extérieur, sous la pluie, jusqu’à ce que le collège fasse volte-face et permette que les moyens d’action se déroulent à l’intérieur. Les collèges Lambton et Conestoga ont changé d’avis le dimanche soir, à la onzième heure, et autorisé l’organisation des moyens d’action sur leurs campus.