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Le SEFPO demande le « grand ménage » chez LifeLabs après que la direction tente de renvoyer une technicienne de laboratoire pro-syndicat

Toronto – Le SEFPO demande que Charles Brown, le PDG de LifeLabs, et toute son équipe de direction nous rendent des comptes après une série d’erreurs et de faux pas, dont le dernier une tentative maladroite de renvoi d’une technicienne de laboratoire avec 35 ans d’expérience qui essayait d’organiser l’adhésion syndicale de ses collègues.

Mercredi passé, la Commission des relations de travail de l’Ontario a ordonné à LifeLabs de réintégrer la travailleuse, une femme racialisée sans mesures disciplinaires dans son dossier avant de commencer à promouvoir la syndicalisation. 

« C’est juste une autre preuve choquante de la situation pourrie au sommet de la hiérarchie chez LifeLabs », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « D’abord, ils permettent à des criminels de mettre la main sur l’information médicale privée de millions de Canadiens. Et maintenant, à un moment où les techniciens de laboratoire n’ont jamais été plus importants, ils essaient de se débarrasser d’une technicienne avec de nombreuses années d’expérience simplement parce qu’elle veut adhérer à un syndicat. Vous êtes méchant Charlie Brown. »

 LifeLabs est une compagnie à but lucratif récemment choisie pour effectuer les tests de la COVID-19 en Ontario et en C.-B.

« Je suis choqué qu’à un moment où la santé et la sécurité des travailleurs de santé de première ligne n’ont jamais été plus en danger, un employeur puisse se montrer si inconsidéré et cruel. Dire que je suis déçu de ce genre de comportement antisyndical est un euphémisme », a déclaré M. Thomas. « Tout ce que je peux dire, c’est que ce mec, Charles Brown, est aussi insensible et mesquin qu’on puisse l’être.  Une réinitialisation est nécessaire chez LifeLabs. »

La plupart des employés de LifeLabs en Colombie-Britannique sont membres du BC Government and Service Employees Union (BCGEU). Et la plupart des employés de LifeLabs dans la région de Simcoe ont rejoint le SEFPO en 2017.

La travailleuse que M. Brown tente de mettre à la porte a activement incité ses collègues de Toronto à se joindre au SEFPO. En dépit d’avoir reçu d’une évaluation du rendement favorable (notée « efficace ») en 2019, on lui a dit qu’elle était congédiée le 18 mars dernier, peu après que le SEFPO distribue des feuillets dans son lieu de travail. La Commission des relations du travail a ordonné sa réintégration en attendant qu’une audience de la commission au complet puisse être conduite.

« De l’antisyndicalisme pareillement éhonté est dégoûtant à n’importe quel moment », a déclaré le premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida. « Mais pour qu’une compagnie de soins de santé essaie de réduire au silence une de ses employées en plein milieu de cette pandémie, c’est tout simplement trop fort. C’est impardonnable. » 

« Nous demandons à toutes les forces en place de se battre pour leurs travailleurs de première ligne. Il est temps de se débarrasser des mauvais employeurs. La situation actuelle met à l’épreuve leur engagement à protéger les personnes qui nous protègent. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, 613-329-1931