Skip to content
news_press_releases_french.jpg

Le SEFPO demande au Centre de soins continus Providence de Kingston d’obéir à la loi et de protéger ses travailleurs

(Toronto) Le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario a interjeté appel auprès de la Commission des relations de travail de l’Ontario (CRTO) pour ordonner aux Services de santé mentale du Centre de soins continus Providence (Providence Care) de placer du personnel de sécurité dans une unité de patients hospitalisés où le personnel a déjà subi de multiples attaques.

Un inspecteur du ministère du Travail (MdT) était à Kingston le 20 octobre dernier pour visiter les Services de santé mentale du Centre de soins continus Providence, après qu’un travailleur se soit plaint de mesures de sécurité insuffisantes dans l’Unité 1 de santé mentale pour adultes. Le personnel s’est fait menacer, étouffer, cracher dessus et attaquer à coups de poing et de pied.  En raison d’un manque chronique de personnel la nuit et les fins de semaine, la violence au sein de l’Unité 1 n’a fait qu’augmenter.

« Nous savons que les employés ne sont pas en sécurité, et cela signifie que les patients ne le sont pas plus », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « Quand les employeurs enfreignent la loi, le ministère du Travail doit intervenir. La mise en application rigoureuse de nos lois est essentielle si on veut corriger le déséquilibre de pouvoir dans le milieu de travail. »

Le Centre de soins continus Providence prétend ne pas avoir les moyens d’embaucher du personnel de sécurité qualifié pour intervenir et prévenir la violence. Ceci en dépit de la Loi sur la santé et la sécurité au travail qui exige des employeurs qu’ils prennent toutes les mesures raisonnables pour contrôler le risque de violence au travail.

Cette année, les Services de santé mentale du Centre de soins continus Providence ont enregistré plus de 300 incidents de violence au travail.

Le SEFPO est d’avis que le MdT est habilité à ordonner la prise de mesures de sécurité pour protéger le personnel de première ligne, comme il le ferait dans d’autres lieux de travail qui ont besoin de dispositifs de protection. En effet, dans sa décision du 26 novembre 2014, Kelly Waddingham, vice-présidente de la CRTO, confirmait que les inspecteurs du MdT ont ce pouvoir en ordonnant au Centre de santé mentale de Brockville de placer des professionnels de sécurité qualifiés dans son unité de psychiatrie légale après qu’une infirmière ait été poignardée dans le cou par une patiente avec des antécédents de violence confirmés.

La Commission des relations de travail de l’Ontario est un organisme quasi judiciaire autonome, dont le mandat est d’assurer la médiation et le règlement de tout un éventail d’affaires liées à l’emploi et aux relations de travail et qui sont régies par un certain nombre de lois de l’Ontario.