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Les travailleurs de l’éducation membres du SEFPO veulent un contrat, mais feront grève pour protéger les enfants et la communauté

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Toronto – Tandis que des milliers de membres et affiliés du SEFPO travaillant à titre d’encadreurs pédagogiques dans les écoles primaires, secondaires et d’éducation des adultes retournent à la table aujourd’hui, le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, promet qu’ils feront le nécessaire pour protéger les élèves.

« Nos membres n’ont pas choisi leur carrière pour s’enrichir, ils l’ont choisie parce qu’ils ont profondément à cœur d’aider leurs élèves », a déclaré M. Thomas, dont les membres entament leur première journée de négociations à la table centrale du Conseil des travailleurs de l’éducation de l’Ontario (CTEO). « Ils aident les élèves de l’Ontario chaque jour dans leur salle de classe, ainsi qu’à la table de négociation, en défendant la qualité de l’éducation publique. »

« Les travailleurs de l’éducation de première ligne sont les experts dans le domaine de l’éducation. La négociation collective gratuite et équitable leur donne une voix réelle et fait en sorte que leur expertise soit prise en compte et reconnue, que ce soit une question d’effectif des classes, de violence en classe ou de salaires et conditions de travail décents.

Monsieur Thomas a dit que le gouvernement provincial tentait de saper la négociation collective avec son projet de loi 124 inconstitutionnel, une législation non encore adoptée qui réduirait les salaires à la fonction publique en limitant les augmentations annuelles à un pour cent, un taux vraisemblablement inférieur à l’inflation.

« Comme la plupart des fonctionnaires de première ligne, la dernière chose que nos membres veulent faire c’est tomber en grève ou se retrouver en situation de lockout », a encore dit M. Thomas. « Ce que nous voulons est simple, une entente équitable qui donne la priorité aux élèves plutôt qu’aux réductions dans les services. »

« Malheureusement, les Conservateurs provinciaux et fédéraux semblent vouloir s’acharner sur l’affaiblissement de notre système scolaire public et récompenser les propriétaires d’écoles privées. Nous risquons d’être obligés de nous battre avec tout ce que nous avons, et s’il le faut, c’est exactement ce que nous ferons. »

Le premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, a dit qu’un coup d’œil rapide sur les chiffres montre clairement que les Conservateurs sont davantage influencés par des idéologies que par la réalité.

« Étude après étude, nous constatons que les travailleurs du secteur privé apprécient des augmentations annuelles de deux pour cent ou plus », a déclaré M. Almeida. « Comment M. Ford, qui s’est publiquement vanté et attribué ces augmentations salariales, peut-il appliquer une logique différente pour les travailleurs du secteur public et les obliger à accepter la moitié de cela? »

« Nos membres n’essaient pas de négocier des augmentations de PDG. Ils veulent simplement que leurs salaires suivent l’inflation, de façon à ce qu’ils soient en mesure de payer leurs factures et d’aller au travail libres de se concentrer sur ce qui compte le plus, soit de fournir à leurs élèves le type d’éducation publique de qualité qu’ils méritent de recevoir. »

« Monsieur Ford essaie de ne pas trop se faire remarquer en attendant les élections fédérales », a encore dit M. Thomas. « Mais, si nécessaire, nous sommes prêts à retirer nos services et, si le premier ministre décide d’adopter une loi draconienne contraignant le retour au travail, à le forcer à rassembler son gouvernement plus tôt que prévu pour remettre son programme directement dans la mire du public. Tout ce que nous demandons, c’est une entente équitable pour les travailleurs, les élèves et leurs parents. »

Pour plus d’information :
Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, 613-329-1931