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Le SEFPO appuie le projet de loi Wallin visant à interdire les dons de sang rémunérés

Ottawa – Le projet de loi de la sénatrice Pamela Wallin visant à interdire les cliniques de sang privées est la bonne chose à faire en ce moment, selon le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO).

« J’applaudis la sénatrice de vouloir essayer de garder le système de collecte et de distribution du sang volontaire et sûr », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « En tant qu’ancienne journaliste, elle connaît les ravages du sang contaminé. Nous ne pouvons risquer de perdre davantage de vies pour mettre plus d’argent dans les poches d’entreprises privées. »

Le projet de loi de Madame Wallin suit la publication d’un rapport, la semaine dernière, par un comité de Santé Canada sur l’approvisionnement du plasma sanguin au Canada. Selon ce rapport, le comité disait n’avoir aucune objection à payer les dons de plasma sanguin pour augmenter les réserves au Canada.

« Il y a vingt ans, le Juge Krever avait dit qu’on pourrait éviter d’autres tragédies en assurant que notre système de collecte et distribution du sang reste volontaire et public », a déclaré Sean Allen, président de la Division de la Société canadienne du sang et du diagnostic du SEFPO. « Les entreprises privées sont toujours tentées de réduire les coûts et de maximiser les profits, et elles le font en rognant sur les tests et le dépistage. »

« Vu que les exploitants privés ne sont pas responsables vis-à-vis du public, il serait plus difficile pour le gouvernement d’agir rapidement et résolument si un nouveau problème survenait dans le système de collecte et de distribution du sang », a dit Sean. « C’était une grande partie du problème avec les contaminations précédentes. »

« Le risque est encore plus grand maintenant, tant pour les donneurs que pour les bénéficiaires, si on tient compte du fait que, et c’est triste, les personnes les plus susceptibles de vendre leur sang sont celles dont la santé risque déjà d’être compromise, et plus particulièrement en raison des drogues récréatives qu’elles consomment. »

Monsieur Thomas s’est aussi montré inquiet en ce qui concerne les aspects sociétaux de vendre son propre sang. « Donner du sang est une des formes d’altruisme pur les plus courantes. Nous donnons notre sang pour sauver des vies et redonner la santé à des personnes qui sont le plus souvent de parfaits inconnus. Lorsque le don de sang est vu comme un moyen de gagner de l’argent, plutôt que comme l’occasion de faire un cadeau de vie gratuit, on sacrifie un autre bien de la société au profit du profit. »

« D’autre part, le don de sang rémunéré risque certainement de décourager les donneurs volontaires. Un système privé de collecte et de distribution du sang ne contribuera pas à faire augmenter la réserve, il contribuera plutôt à en réduire la qualité. C’est une proposition perdant-perdant pour tout le monde. »

Les dons de sang rémunérés sont interdits en Ontario, au Québec, en Alberta et en Colombie-Britannique. Quelque 2 000 Canadiens ont contracté le VIH après avoir reçu des transfusions de produits sanguins contaminés, alors qu’environ 30 000 ont contracté l’hépatite C. Des milliers de ces personnes ont perdu la vie ou mourront en raison de ces transfusions de sang contaminé.

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931