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Le SEFPO propose un plan décennal qui permettrait à la province de s'enrichir de 50 milliards de dollars

We the North
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TORONTO – Le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario a demandé au gouvernement Wynne de prendre deux mesures toute simples qui lui permettrait d'amasser 50 milliards de dollars pour les services publics et l'infrastructure publique au cours des dix prochaines années.

« Le budget 2015 de l'Ontario est guidé par une philosophie cannibale », a déclaré aujourd'hui même le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, devant un comité législatif examinant le projet de loi d'exécution du budget libéral à Queen's Park. « Selon le budget, il n'est possible d'améliorer l'infrastructure publique qu'en coupant dans les services et en vendant des biens. »

« Ce n'est définitivement pas ce qu'on appelle du progrès », a-t-il dit. « C'est dévorer notre propre chair pour ne pas mourir de faim. »

Thomas demande aux libéraux de remettre les taux de l'impôt sur le revenu des sociétés aux niveaux de 2009 et d'arrêter de faire appel aux partenariats public-privé (P3) dans le cadre des projets d'infrastructure majeurs. Le retour aux taux d'imposition de 2009 permettrait au gouvernement de recueillir 23 milliards de dollars sur 10 ans, tandis que la fin des partenariats public-privé lui permettrait d'en recueillir 29 autres.

« En décembre dernier, la vérificatrice générale nous avait dit que les projets d'infrastructure avaient coûté aux contribuables de l'Ontario plus de 28 pour cent de plus avec les P3 qu'ils n'auraient coûté avec le modèle traditionnel d'approvisionnement public », a ajouté Thomas. « Compte tenu du fait que le gouvernement envisage de dépenser 130 milliards de dollars sur l'infrastructure au cours des 10 prochaines années, on ne peut qu'imaginer l'énormité de l'épargne s'il évitait d'utiliser des P3. »

Le plan du SEFPO prévoit de dépenser 2 milliards de dollars sur 10 ans pour renforcer la capacité de supervision des projets d'Infrastructure Ontario.

« Selon les déclarations de la première ministre, notre capacité de supervision des projets est bien moindre qu'elle ne l'était quand les libéraux sont arrivés au pouvoir », a dit Thomas. « Nous devons la restaurer. »

Les problèmes budgétaires de l'Ontario n'ont rien à voir avec les dépenses publiques et tout à voir avec la perte de revenus due aux réductions d'impôts accordées ces 20 dernières années, a-t-il ajouté.

« Si ce gouvernement a un déficit, ce n'est pas parce qu'il dépense trop », a dit Thomas. Sous la gouverne des libéraux de Wynne, l'Ontario montre les dépenses de programmes par habitant les plus faibles de toutes les provinces canadiennes. Les libéraux affament les services publics dans cette province. »