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Président du SEFPO : Le projet de loi 195 constitue une atteinte inutile aux droits démocratiques des travailleurs

Smokey THomas speaking at meeting
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Déclaration de Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, sur le projet de loi 195 :

Tout au long de la pandémie, les travailleurs de première ligne de l’Ontario ont mis les bouchées doubles. Toutefois, le projet de loi 195 menace d’interférer avec NOS droits à la négociation collective garantis par la Constitution.

Les travailleurs comprennent que cette pandémie a changé notre façon de vivre et de travailler. Nous comprenons le besoin d’assouplir les services et la nécessité pour les employeurs de pouvoir changer de direction en situation de crise. Nous savons aussi que tandis que la plupart des employeurs comprennent ce que soutenir leur main-d’œuvre signifie, il reste des employeurs sans scrupules qui seront tentés de nier des droits contractuels durement gagnés. En d’autres termes, la pandémie n’est pas une excuse pour s’attaquer aux droits démocratiques de tous les citoyens et de chaque travailleur dans la province. 

Le projet de loi 195, désormais loi en Ontario, accorde potentiellement trop de pouvoir au gouvernement, exigeant trop peu de comptes et de surveillance.

Mon syndicat et moi-même recommandons vivement au Cabinet de recourir de façon très limitée aux pouvoirs qu’il s’est conférés et, s’il estime qu’il est un jour nécessaire de modifier ou de prolonger des ordonnances qui violent les droits à la négociation collective des travailleurs, qu’il ne le fasse qu’après avoir mené des consultations ouvertes et soutenues avec les travailleurs et leurs syndicats, et qu’après un débat de fond à l’assemblée législative. De telles décisions ne doivent jamais être prises à huit clos ou sous le couvert d’une intervention d’urgence qui pourrait être résolue dans le cadre d’un dialogue fruit de relations de travail adultes.

Nous recommandons également vivement au Cabinet de résister à la tentation de prolonger le projet de loi 195 au-delà d’un an; le respect des travailleurs et de leurs droits doit être à la base de la « nouvelle normalité » qui suivra cette pandémie. Sans nos travailleurs de première ligne héroïques prêts à faire le sacrifice ultime pour les citoyens de cette province, des lois antidémocratiques deviennent des obstacles à la collaboration plutôt que des chemins pour y accéder.

La COVID-19 a déjà rendu la vie plus difficile aux travailleurs de l’Ontario, particulièrement les femmes et les travailleurs racialisés. Beaucoup ont perdu leur emploi ou vu leurs heures de travail considérablement réduites. Beaucoup d’autres ont dû prendre des vacances ou quitter la main-d’œuvre pour s’occuper de leurs enfants ou des membres âgés dans leur famille. Certains sont tombés malades et ont même perdu la vie en servant aux premières lignes.

Ces travailleurs méritent les remerciements et le soutien du gouvernement, pas cette atteinte potentielle à leurs droits. Je demande instamment au premier ministre Ford et à son gouvernement de respecter les travailleurs, leur santé et leur sécurité, ainsi que leurs droits constitutionnels à la négociation collective tandis que nous travaillons ensemble pour permettre à l’Ontario de traverser cette pandémie. Nous sommes tous et toutes concernés. Nous ferons notre part. Le gouvernement doit faire la sienne.

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, 613-329-1931