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Le président du SEFPO appelle à une révolution du bon sens au sein du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas
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Toronto – Warren (Smokey) Thomas, le président du SEFPO, met en garde les progressistes-conservateurs de l’Ontario que s’ils ne tiennent pas tête à Doug Ford, leur parti, dont ils étaient jadis si fiers, finira comme le Parti libéral et sera anéanti par le même copinage et la même corruption.

« Il y a de nombreux conservateurs bons et bienveillants en Ontario », a déclaré le président Thomas. « Mais leur chef neutralise ou réduit au silence quiconque ose parler. Il est temps que les membres et les députés d’arrière-ban déclenchent une révolution du bon sens et reprennent le contrôle de leur parti. »

Eduardo (Eddy) Almeida, le premier vice-président/trésorier du SEFPO, a souligné le fait que le gouvernement Ford est au pouvoir depuis plus de cent jours – une étape dont profite souvent un nouveau gouvernement pour claironner ses premières victoires.

« Le premier ministre Ford s’est focalisé à défaire, plutôt qu’à faire quoi que ce soit », a indiqué le premier vice-président/trésorier Almeida. « Hier, Doug Ford a annoncé qu’il abrogerait le projet de loi 148 et toutes les réformes en matière d’emploi qui avaient été mises en œuvre, à l’instar de l’augmentation du salaire minimum et de l’amélioration des congés de maladie. Il n’est pas étonnant que sa popularité soit en chute; après cent jours, les gens ont déjà compris. » 

Selon un récent sondage national effectué par la firme Dart Insight and Communications, l’appui dont bénéficiait Doug Ford a récemment chuté à 37 pour cent. Le président Thomas a mis en évidence le fait qu’environ cinquante pour cent des électeurs appuyaient les conservateurs avant que Doug Ford soit choisi comme leur chef.

« Les conservateurs se porteraient peut-être mieux s’ils n’avaient pas de chef en ce moment », a ajouté le président Thomas. « À un moment où le premier ministre Ford sabre dans les politiques publiques, il n’est guère surprenant que l’image de marque des conservateurs soit en chute libre. L’attaque flagrante d’aujourd’hui contre les réformes du travail nous montre exactement quelles sont les priorités de Doug Ford – certainement pas les travailleurs ni la population de l’Ontario. »

Le projet pilote portant sur le revenu minimum garanti, la réduction de la hausse de l’aide sociale, les centres d’injection supervisée et un salaire minimum décent sont tous des exemples de politiques abordables et nécessaires qui ont été abrogées ou minées. Non seulement Doug Ford veut anéantir le projet de loi 148, mais il veut également sabrer le système public et responsable de vente d’alcool et de cannabis qui génère des recettes.

« Il a déjà privatisé la vente de cannabis », a déclaré le président Thomas. « Sa décision d’empêcher la LCBO de contrôler la vente de cannabis indique clairement qu’il souhaite privatiser la LCBO prochainement. Ça nous coûtera des milliards en recettes et des milliards de plus en coûts de santé. »

Le pire dans tout cela, a ajouté le président Thomas, est le fait que Doug Ford semble prendre ces décisions tout simplement pour dédommager ses proches amis et alliés.

« Will Stewart, qui était membre de l’équipe facilitant la transition de Doug Ford, est depuis devenu vice-président d’un commerce privé de cannabis. Melissa Lantsman, qui était l’ancienne porte-parole de la campagne de Doug Ford, est aujourd’hui lobbyiste pour la vente d’alcool dans le privé », a ajouté le président Thomas. « C’est facile de faire les rapprochements. »

« C’est également facile de voir ce qui va se passer pour les progressistes-conservateurs si les membres et les députés d’arrière-ban ne s’élèvent pas bientôt pour dénoncer ces abus et copinages flagrants », a conclu le président Thomas. « Ils feront un seul mandat, puis une longue traversée du désert. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931