Skip to content
news_press_releases_french.jpg

Le président du SEFPO exige la démission de Mme Mulroney puisqu’elle a admis qu'il est impossible d’arrêter les « criminels du cannabis »

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, demande la démission de la procureure générale, Caroline Mulroney, après qu’elle a annoncé que son gouvernement est incapable de lutter contre le crime organisé qui sévit dans le milieu du cannabis.

« Le Parti conservateur était autrefois le parti de la loi et de l’ordre. Mais il pratique désormais la politique de l’autruche quand il s’agit de faire face aux gangsters et criminels qui sévissent dans le milieu clandestin du cannabis », a déclaré le président Thomas. « Alors que les Ontariens et Ontariennes s’inquiètent de ce qui va arriver à leurs enfants et petits-enfants la semaine prochaine, lorsque le cannabis sera légalisé, le gouvernement s’en lave tout simplement les mains et sous-traite le problème à ses amis du secteur privé. »  

« Si la procureure générale est incapable de faire respecter la loi de notre province, elle doit partir. »

Le président Thomas répondait aux commentaires prononcés par Mme Mulroney lors d’un discours, la semaine dernière, dans lequel elle a déclaré que son gouvernement avait décidé de privatiser les ventes de cannabis parce qu’il estime que le secteur public est « incapable de livrer une véritable concurrence au marché illégal du [cannabis]. »

« En plus d’être profondément irrespectueux envers les travailleurs du secteur public, les commentaires de Mme Mulroney sont acerbes, désobligeants et profondément inquiétants », a indiqué le président Thomas. Que va-t-il se passer ensuite?

Le premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, a ajouté que les Ontariens et Ontariennes n’ont pas oublié les trahisons commises récemment par les entreprises privées.

« Les grandes chaînes d’épicerie ont été prises en flagrant délit de fixation du prix du pain. Des entreprises de construction ont été prises en flagrant délit de surfacturation, après avoir fait payer huit milliards de dollars de trop par l’entremise de partenariats public-privé dans les hôpitaux et les autoroutes », a déclaré le premier vice-président Almeida. « Comment pourrions-nous faire confiance aux entreprises du cannabis pour assurer la sécurité de nos enfants et communautés? »

Le président Thomas a ajouté que le gouvernement devrait prêter attention aux résultats d’un sondage d’opinion qui montrent que les Ontariens sont 11 fois plus susceptibles de choisir la LCBO qu’un magasin privé pour garder le cannabis hors de la portée des mineurs. 

« Les gens font confiance au modèle public parce qu’il a fait ses preuves et a montré son efficacité tout au long de son histoire », a déclaré le président Thomas. « Les institutions et les modèles publics ont gagné la bataille contre les bookmakers et les contrebandiers; les magasins de cannabis publics, s’ils sont mis en place correctement, gagneraient, eux aussi, la bataille contre le crime organisé. »

« La population de l’Ontario mérite un plan responsable pour encadrer la vente de cannabis », a conclu le président Thomas. «  Et un plan responsable, c’est un plan public. »

Pour en savoir plus : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931