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Selon le président du SEFPO, la stratégie concernant l'ÉSPT a besoin d’un cadre législatif

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TORONTO – Le président du SEFPO est heureux de voir que le gouvernement de l'Ontario s’engage à prendre des mesures au nom des intervenants d’urgence qui souffrent d'un état de stress post‑traumatique (ÉSPT)  Toutefois, Warren (Smokey) Thomas a insisté pour dire qu’il est important que la stratégie de lutte contre l'ÉSPT soit soutenue par un cadre législatif.

« C’est formidable que le gouvernement veuille parler de l'ÉSPT », a déclaré Monsieur Thomas, « mais en parler ne fait rien pour indemniser les personnes qui en ont souffert, qui en souffrent et qui en souffriront. En vertu de la loi, le fardeau de la preuve repose sur le travailleur blessé, ce qui signifie que de nombreux intervenants d'urgence se voient refuser des prestations injustement.

« Il est important d’amender la loi de façon que la responsabilité revienne à l’employeur. Le ministre du Travail a déclaré qu’il « songeait » à un cadre législatif. Eh bien, il ferait bien de faire plus que d’y songer parce que sans amendement dans la loi, la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail (CSPAAT) peut continuer de faire jongler les travailleurs traumatisés pour prouver que leur maladie est due à leur travail. Ça ne fait que joindre le geste à l’injure. »

Selon Jamie Ramage, président de la Division des services ambulanciers du SEFPO, les mesures proposées par le gouvernement ne suffisent pas. « Nous attendons avec plaisir les campagnes de sensibilisation et la recherche », a-t-il dit, « mais la CSPAAT doit présumer que l'ÉSPT est une maladie acquise au travail dans le cas des intervenants d'urgence. Cela signifie qu’il faut insérer cette présomption directement dans la loi. C’est la seule façon pour une stratégie de lutte contre l'ÉSPT d’être vraiment efficace. »

Cheri DiNovo, porte-parole du NPD en matière de travail, a déposé trois projets de loi sur la question depuis 2010. Le projet de loi 67 avait reçu le soutien de tous les partis en février 2014. Madame DiNovo a déposé le projet de loi 2 le 7 juillet 2014. Si adopté, il suivrait les exemples de l’Alberta et du Manitoba en attribuant à la CSPAAT la responsabilité de prouver qu’un cas d'ÉSPT n’est pas relié au travail de la victime. Depuis lors, le projet de loi est au point mort.

Monsieur Ramage a déclaré que les techniciens ambulanciers du SEFPO soutiennent le projet de loi 2, mais qu’ils estiment que les travailleurs dans toutes les professions qui vivent des événements traumatisants au travail devraient être présumés avoir une maladie professionnelle s’ils développent l'ÉSPT ou d’autres troubles psychologiques.

Monsieur Thomas demande instamment au gouvernement de faire avancer l’étude du projet de loi 2. « Il y a dix-huit mois, Cheri DiNovo a déposé un excellent projet de loi pour reconnaître les effets à long terme d'événements traumatisants que vivent nos intervenants d'urgence héroïques. Si ce gouvernement est sérieux quand il dit vouloir aborder le problème d'ÉSPT, alors qu’il adopte le projet de loi 2. C'est la bonne chose à faire. »

Pour plus d'information : Jamie Ramage, 905-730-9351