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Le président du SEFPO éreinte les libéraux sur la crise dans les Services correctionnels

TORONTO – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a éreinté le gouvernement libéral aujourd'hui pour son échec total dans la résolution de la crise qui engloutisse les Services correctionnels en Ontario.  Lors d'une conférence de presse ce matin, Thomas a précisé que les prisons de la province sont surpeuplées, sous-financées et dangereusement volatiles.

La surpopulation est devenue aiguë, menant à la tension et à la violence sans cesse croissante.  En 2013, il y avait 855 agressions sur le personnel de correction et 3 000 agressions d’un délinquant sur un autre – jusqu'à 23 pour cent sur cinq ans.  « Lorsque deux, trois et même quatre détenus sont entassés dans des cages minuscules construites pour un seul, vous êtes assis sur une poudrière, » a prévenu Thomas.

Monte Vieselmeyer, président de la Division des Services correctionnels du SEFPO, a ajouté que la population carcérale a augmenté, alors que le nombre de membres du personnel de correction a chuté.  En 2010, le gouvernement libéral a imposé un gel de trois ans sur l'embauche.  La sévère pénurie de personnel signifie un nombre record de confinements pour protéger les détenus et le personnel.  Il nous manque 850 agents.  Le gouvernement a engagé 22 cette année.

« Pendant ce temps, les agents de probation et de libération conditionnelle font face à la charge de travail la plus élevée au Canada. »

La situation est aggravée par un nombre croissant de détenus qui se débattent avec des problèmes de santé mentale et de toxicomanie, Thomas a continué.  Privés de soutien communautaire nécessaire, beaucoup finissent en isolement – le pire endroit possible pour eux.

« Les libéraux se préoccupent plus du bien-être des grandes entreprises que le bien-être de nos travailleurs des Services correctionnels et nos citoyens les plus vulnérables, » a déclaré Thomas.  « Les prisons sont devenues le dernier recours du système de santé mentale.  Ces gens-là ont besoin de soins médicaux, pas l'incarcération. »

Thomas a fait appel au gouvernement libéral de prendre « des mesures immédiates et significatives ».  « Les membres du personnel de correction ont droit à un milieu de travail sécuritaire.  Les détenus ont droit à un milieu sécuritaire, eux aussi.  Les personnes atteintes de problèmes de santé mentale ont besoin d’aide.  La population de l'Ontario a droit à la sécurité communautaire.  Il est grand temps que Kathleen Wynne et Yasir Naqvi se mettent au travail : le système défectueux des Services correctionnels de la province a besoin d’être réparé. »

Renseignements :

Monte Vieselmeyer
Président, Division des Services correctionnels, SEFPO
705-627-1942

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