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Le président du SEFPO exhorte le gouvernement Ford à appliquer toutes les recommandations de l'enquête Wettlaufer

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas
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Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, demande au gouvernement Ford de mettre rapidement en oeuvre les 91 recommandations de l’enquête sur les meurtres commis entre 2007 et 2016 par Elizabeth Wettlaufer de huit résidents d’un établissement de soins de longue durée (SLD).

« Ces meurtres font partie des événements les plus tragiques et les plus honteux de l’histoire de la province », a déclaré M. Thomas. « Au nom de tous les membres du SEFPO, y compris des milliers de travailleurs de première ligne des établissements de soins de longue durée et du ministère des Soins de longue durée, je tiens à offrir nos sincères condoléances aux familles victimes de ces crimes odieux. »

« Nous ne devons pas laisser cette situation se reproduire. Le gouvernement Ford doit investir dans notre système des soins de longue durée pour le rendre sûr pour tout le monde. »

L’enquête menée par la juge Eileen Gillese a démontré que des problèmes systémiques avaient permis à ces meurtres en série de passer inaperçus. L’enquête demande au gouvernement de mettre sur pied un système de surveillance des établissements de SLD plus strict, d’y augmenter le nombre d’employés et de renforcer la formation offerte au personnel.

« Dès le début, le SEFPO avait demandé aux enquêteurs d’envisager la possibilité qu’un financement inapproprié puisse avoir contribué à ces tragédies », a mentionné M. Thomas. « Je suis heureux que l’enquête reconnaisse ces problèmes systèmiques. »

Le premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, a dit que tandis que les problèmes auxquels se heurtent les établissements de soins de longue durée sont complexes, la solution est simple, il faut augmenter le financement.

« L’Ontario investit moins par personne dans ses services publics et soins de santé que n’importe quelle autre province », a ajouté M. Almeida. « Et le fait qu’un tueur en série puisse rôder dans nos établissements de SLD pendant si longtemps, sans que personne ne voie rien, est une des nombreuses conséquences du manque de fonds dans ces établissements. »

« Non seulement nous pouvons nous permettre d’investir davantage, mais nous devons le faire. »

Monsieur Thomas a également dit qu’il faudrait solidifier les normes du secteur. Selon lui, le ministère régissant les établissements de soins de longue durée a besoin d’inspecteurs qui jouissent d’un soutien et d’une autorité accrus et d’instaurer un ratio personnel:résidents minimum et un minimum de quatre heures de soins personnels par jour pour les travailleurs des soins de longue durée.

« Pour le moment, le secteur des soins de longue durée ne compte que 170 inspecteurs, et avant de déposer leurs rapports, ils doivent les soumettre à deux niveaux d’approbation », a ajouté M. Thomas.

« Avec tant d’établissements de soins de longue durée privés dans la province et un si petit nombre d’inspecteurs avec si peu d’autorité, l’ingérence politique est inévitable. »

« Les inspecteurs sont la première ligne de défense des personnes qui vivent dans un établissement de soins de longue durée », a encore dit M. Thomas. « Ce n’est pas une question de politique, c’est une question de savoir ce qui est juste et ce qui ne l’est pas. Il est temps que le gouvernement agisse correctement. »

Renseignements :

Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, 613-329-1931