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Le président du SEFPO écrit à Deb Matthews pour parler de la sécurité des travailleurs de l’Unité unifiée

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a envoyé aujourd’hui la lettre suivante à la vice-première ministre de l’Ontario, Madame Deb Matthews.

L’Honorable Deb Matthews
Vice-première ministre et présidente du Conseil du Trésor
Bureau 4320, 4e étage, Édifice Whitney
99, rue Wellesley ouest
Toronto (Ontario)  M7A 1W3

Chère Madame la vice-première ministre,

J’aimerais attirer votre attention, en votre qualité de présidente du Conseil du Trésor, sur une question particulièrement importante et urgente.

Je crois comprendre que vous avez demandé que de l’ameublement et des provisions soient livrés dans les établissements correctionnels pour accommoder les gestionnaires recrutés au sein de la FPO. Leur rôle consistera à remplacer les agents des services correctionnels en cas de grève.

Cette mesure ne manquera pas d’inquiéter tous les citoyens de l’Ontario. Le site Web du Ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels mentionne ce qui suit : « Les agents des services correctionnels suivent un programme de formation intensif, sur place et dans un établissement de formation du ministère,  où ils apprennent les techniques de fouille, d'autodéfense et d'intervention d'urgence. »

Un agent correctionnel qualifié a terminé la formation d'agent des services correctionnels et le programme d'évaluation de l'Ontario Correctional Services College. Avant de devenir employé à temps plein, un agent correctionnel peut avoir travaillé une dizaine d’années à titre d’employé à durée déterminée, acquérant durant ce temps une foule de compétences et une grande expérience.

Les gestionnaires de la FPO recrutés pour remplacer les agents correctionnels ne peuvent acquérir les compétences d’un agent correctionnel qualifié après une formation de trois semaines, au plus. Ces personnes sont habituées à s’occuper de personnel de la TI, d’analystes politiques et de rédacteurs et rédactrices de la correspondance. Elles ne sont certainement pas qualifiées pour superviser les criminels violents et astucieux qui sont incarcérés dans les prisons de l’Ontario.

Compte tenu de cela, sans personnel qualifié et formé de manière appropriée, le ministère peut être forcé à recourir à l’isolement cellulaire, une mesure qui contribue largement à accroître les tensions et le risque de violence. En autorisant des gestionnaires de la FPO à remplacer les professionnels des services correctionnels, vous mettez en danger la vie des gestionnaires, celle des détenus et celle des Ontariens dans la communauté.

Vous compromettez également la sécurité des employés de l’Unité de négociation unifiée du SEFPO qui travaillent dans les établissements correctionnels. Ceux-ci incluent le personnel de cuisine, les préposés à l'entretien et aux réparations et les infirmières.

C’est pour cette raison, Madame la vice-première ministre, que je vous demande de garantir par écrit que les travailleurs de l’Unité de négociation unifiée ne risqueront rien de plus que d’habitude en cas de grève. Si vous ne pouvez garantir leur sécurité par écrit, alors je n’aurai d’autre choix que d'interdire leur entrée dans les établissements correctionnels.

Pour conclure, permettez-moi de réitérer mon offre de visiter avec moi le Centre de détention Elgin-Middlesex de London. Une telle visite vous permettrait de voir par vous-même les conditions dans lesquelles travaillent nos agents des services correctionnels et les problèmes auxquels ils font face chaque jour.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Chère Madame la vice-première ministre, mes salutations distinguées.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.

Warren (Smokey) Thomas
Président, Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario

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