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Le SEFPO est prêt à affronter le tsunami politique qui s'annonce

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas
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Après la publication du rapport d’Ernst & Young Canada sur l’état des finances de l’Ontario, le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a prévenu qu’un tsunami politique est imminent. Selon lui, tous les signes révélateurs d’un gouvernement déterminé à effectuer de profondes coupes dans le secteur public et à concevoir des projets de privatisation coûteux sont là. Le SEFPO est « prêt à affronter la tempête », a-t-il dit.  

« L’approche fiscale de M. Ford pourrait entraîner le pire des échecs gouvernementaux à date », a déclaré M. Thomas. « Vingt-cinq ans se sont écoulés depuis le contrat social; 25 années d’attaques contre les travailleurs de première ligne, 25 années de coupures, réductions, privatisations et élimination progressive de l’infrastructure de notre secteur public. 

« L’analyse d’un demi-million de dollars d’Ernst & Young (EY) suit la même logique infructueuse utilisée par les gouvernements précédents », a ajouté M. Thomas. « Si cette approche tenait du bon sens, elle n’aurait pas échoué tant de fois! C’est le comble de l’absurdité politique! »

Mais selon le syndicat, qui représente 155 000 travailleurs à la Fonction publique de l’Ontario et dans l’ensemble des services parapublics de la province, le passé de l’Ontario est le meilleur garant de son avenir.

« Au cours des 25 dernières années, le secteur public de l’Ontario a été coupé en deux », a déclaré Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier du SEFPO. « Les augmentations salariales sont constamment restées inférieures au taux d’inflation pendant ce temps, avec une moyenne annuelle de 1,8 pour cent, et l’Ontario a enregistré les dépenses par habitant les plus faibles de toutes les provinces. »

« Je vois mal comment on peut dire que nous avons un problème de dépenses dans cette province », a encore dit M. Almeida. « Les esprits progressistes de cette province savent que nous avons un problème de revenus, mais après 25 ans de paroles creuses du gouvernement et après encore un autre rapport financier « décisif », il est évident que l’administration courante ne comprend rien à rien. »

À la lumière de ce rapport d’EY nous ayant coûté un demi-million de dollars, le premier ministre Ford parle encore de rétablir fiabilité et reddition de compte dans les finances publiques de la province. Mais selon le président Thomas, plus de coupures dans le secteur public ne feront rien pour y arriver.

« Le vrai scandale vient du fiasco de la privatisation », a affirmé M. Thomas. « Si M. Ford veut trouver l’argent gaspillé et rétablir la responsabilisation financière, il mettra fin aux projets de privatisation coûteux comme les P3. Il écoutera la vérificatrice générale, le peuple et les travailleurs de première ligne experts sur le terrain. Il mettra fin au népotisme que suscite la privatisation. »

« Les gens ont voté pour le changement, pas pour la même chose », a encore dit M. Thomas. « Il est temps d’arrêter ce cercle vicieux. Le SEFPO ne cherche jamais la bagarre, mais lorsqu’il s’agit de protéger nos services publics essentiels, les communautés qui en dépendent et le personnel aux premières lignes, le SEFPO ne recule devant rien. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931