Skip to content

Le secret chez Homes First nous met tous en péril

sector_5_community_agencies_fr_2.jpg
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Toronto – Selon le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, la direction de Homes First, qui exploite des refuges pour sans-abri à Toronto, expose les clients, les travailleurs et le public au risque d’infection par le virus de la COVID-19 en refusant de divulguer de l’information critique sur les infections.

« Il est temps que la directrice générale de Homes First, Patricia Mueller, commence à accorder la priorité aux gens », a déclaré M. Thomas. « Nous savons tous grâce aux médias que des foyers importants de la maladie sont apparus dans leurs refuges. Ce n’est pas en dissimulant l’information sur ces infections qu’elles vont disparaître. Une telle pratique ne fait qu’exposer davantage de personnes tant dans les foyers que dans la communauté, à des risques importants. »

Les médias ont rapporté que plus de 100 résidents et membres du personnel des refuges Homes First ont testé positifs pour la COVID-19. Mais pour l’instant, l’organisation n’a rien dit à ses travailleurs de première ligne sur le potentiel d’autres infections ou sur ses plans visant à assurer la sécurité de tout le monde.

« Ils sont légalement tenus de partager les renseignements concernant les problèmes de santé et de sécurité avec les travailleurs et le syndicat de ces travailleurs », a encore dit M. Thomas. « Nous exigeons qu’ils fassent ce qui s’impose et commence immédiatement à partager cette information avant qu’une personne tombe malade ou meurt. »

Kareen Marshall, présidente du secteur des Agences communautaires du SEFPO et membre du personnel de Homes First, a fait remarquer qu’elle et ses collègues veulent simplement veiller à ce que la situation ne devienne pas incontrôlable.

« Les personnes sans-abri sont plus souvent des personnes racialisées ou autochtones, et elles sont tout particulièrement vulnérables pendant cette pandémie. Notre première priorité est de faire tout notre possible pour assurer leur sécurité », a déclaré Mme Marshall. « Nous sommes sur la ligne de front. Nous avons beaucoup d’expérience et de savoir-faire à offrir, et nous ne faisons que demander à notre employeur de respecter la loi et de communiquer avec nous. »

La Loi sur la santé et la sécurité au travail de l’Ontario oblige les employeurs à communiquer toute l’information pertinente à la santé et à la sécurité au travail à un comité sur la santé et la sécurité au travail composé de travailleurs et de gestionnaires. Mais jusqu’à présent, la direction de Homes First a refusé de partager quoi que ce soit avec ce comité.

« Les employeurs voyous comme Homes First contribuent à aggraver cette pandémie. Ils devraient avoir honte », a déclaré le premier vice-président/trésorier du SEFPO, (Eddy) Eduardo Almeida. « Ils ne devraient jamais dissimuler des renseignements sur la santé et la sécurité à leurs travailleurs. C’est d’autant plus scandaleux et irresponsable qu’ils le font en plein milieu d’une pandémie. »

« Il n’y a simplement pas d’excuse. Lorsque des vies sont en danger, les employeurs comme Homes First doivent d’abord s’asseoir à la table. Ils ont besoin de s’expliquer. »

 

Pour plus d’information : 

Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, 613-329-1931