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L'OPSEU/SEFPO demande des mesures immédiates afin que toutes les communautés des Premières Nations aient accès à l'eau potable

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Warren (Smokey) Thomas, président de l’OPSEU/SEFPO, s’est dit bouleversé par les reportages des médias qui font état des conséquences de la crise de l’eau contaminée dans la Première Nation de Neskantaga.

« C’est une honte nationale et l’échec du gouvernement Trudeau à tenir sa promesse de mettre fin à tous les avis de faire bouillir l’eau dans les communautés des Premières Nations », a déclaré Smokey Thomas.

Il y a 25 ans que la Première Nation de Neskantaga est soumise à un avis de faire bouillir l’eau – l’avis le plus longtemps en vigueur au Canada.

Selon les médias, les dirigeants de la Première Nation du Nord de l’Ontario ont déclaré avoir découvert récemment un lustre huileux dans le réservoir d’eau potable, ce qui a mené à la découverte d’un niveau élevé d’hydrocarbures dans l’eau.

Cela a entraîné l’évacuation de 460 membres de la réserve, qui est située à 430 kilomètres au nord-est de Thunder Bay.

Sol Mamakwa, député à l’Assemblée législative de l’Ontario et de la circonscription de Kiiwetinoong, qui comprend la communauté de Neskantaga, a déclaré à CBC News que ce qu’il a vu témoigne de « l’échec total » des gouvernements du Canada et de l’Ontario.

« On ne peut pas traiter les gens de Neskantaga différemment des gens de Mississauga ou des gens de Toronto », a déclaré le député Mamakwa. « Et on ne peut pas avoir un système d’accès à l’eau potable qui se fonde sur cette sorte d’apartheid. »

Le Cercle des Autochtones de l’OPSEU/SEFPO demande depuis longtemps aux gouvernements canadien et ontarien d’aller au-delà de leur rhétorique vide et de prendre des mesures concrètes afin d’honorer leur promesse de réconciliation avec les communautés autochtones.

Liisa Kearney, représentante du Cercle des Autochtones de la Région 7 (Thunder Bay) exhorte le gouvernement fédéral à prendre des mesures immédiates pour fournir de l’eau potable aux communautés des Premières Nations.

« Ce qui se passe dans notre propre cour est inacceptable. Chaque fois que j’ouvre le robinet, je pense au fait que tant de gens ne peuvent même pas faire la même chose », ajoute Liisa Kearney.

« Nous devons faire entendre notre voix un peu plus fort et respecter le caractère sacré de l’eau, l’élément vital de Notre mère nourricière, la Terre », ajoute pour sa part Lise Dampier, représentante du Cercle des Autochtones de la Région 7 et membre de la campagne sur l’eau.

Dans un rapport de 2016 sur les communautés des Premières Nations de l’Ontario, l’organisation Human Rights Watch a condamné en termes cinglants le bilan du Canada dans ce dossier.  Selon le rapport, l’incapacité du gouvernement fédéral à résoudre la grave crise de l’eau qui frappe de nombreuses communautés autochtones constitue une violation des obligations internationales du Canada en matière de droits humains envers les membres et communautés des Premières Nations.  L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé la période 2018-2028, « Décennie d’action pour l’eau », et le premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, a déclaré que cela devrait être un signal d’alarme pour les gouvernements.

« L’OPSEU/SEFPO s’associe à cet appel mondial pour rappeler au Canada son obligation internationale et humanitaire de fournir de l’eau potable aux communautés autochtones », conclut Eddy Almeida.