L'OPSEU/SEFPO demande un investissement à long terme pour mettre fin à la violence sexiste

Suite aux nombreux rapports d’agression sexuelle d’étudiantes de l’Université Western, les dirigeants de l’OPSEU/SEFPO ont demandé au gouvernement d’investir dans la prévention à long terme de la violence fondée sur le sexe en Ontario.

Plus tôt cette semaine, des rapports sur la violence fondée sur le sexe à l’Université Western ont commencé à apparaître dans les médias sociaux et aux nouvelles, avec des allégations de 30 étudiantes ou plus ayant été droguées et/ou violentées, et quatre autres signalant une agression sexuelle sur le campus de l’Université Western, où l’OPSEU/SEFPO représente la police universitaire.

Warren (Smokey) Thomas, président de l’OPSEU/SEFPO, a exprimé sa solidarité avec les survivantes, déclarant que d’autres mesures doivent être prises au niveau provincial pour mettre fin à la violence sexiste.

« Il est inacceptable que tant d’étudiantes à l’Université Western commencent leur parcours universitaire avec ce traumatisme et cette inquiétude », a déclaré M. Thomas. « La violence sexiste existe dans nos collèges, nos universités et nos communautés depuis beaucoup trop longtemps. Le problème ne se limite pas à une seule université; c’est un problème que notre province entière doit aborder. »

Depuis les allégations d’agressions sexuelles, l’Université Western a annoncé un plan d’action qui comprend le renforcement des politiques, une augmentation de la sécurité sur le campus et la formation sur le consentement, la sécurité personnelle, la violence sexiste et l’agression sexuelle. De plus, le gouvernement a annoncé des changements visant à simplifier le processus de déclaration des incidents de violence sexuelle dans les collèges et universités de l’Ontario.

Le premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, a fait remarquer que bien que ces mesures soient importantes, l’investissement dans notre système d’éducation est essentiel pour prévenir à long terme la violence sexiste.

« Pour vraiment lutter contre cette violence, l’éducation sur le consentement et l’égalité de traitement doit être intégrée tôt dans notre système d’éducation », a déclaré Almeida. « Augmenter la sécurité sur les campus et faciliter la déclaration des incidents sont d’importantes mesures, mais il est temps que la province investisse dans la prévention de la violence fondée sur le sexe, avant que le problème ne s’installe. »

Dianne Clarabut, présidente du Comité provincial des femmes (CPF) de l’OPSEU/SEFPO, a exprimé son soutien à l’égard des survivantes de l’Université Western et de tous les étudiants affectés par ces événements terrifiants.

« Chaque femme mérite de se sentir en sécurité à la maison, sur le campus, au travail et dans la communauté », a déclaré Mme Clarabut. « La culture du viol et la misogynie n’ont pas leur place dans notre société, et nous continuerons de nous battre pour renforcer nos systèmes de responsabilisation et accroître l’éducation en ce qui concerne l’égalité, de façon que nous puissions enfin mettre fin aux agressions sexuelles. »