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L'OPSEU/SEFPO demande l’ouverture d’une enquête de la PPO sur les décès dans les foyers de soins de longue durée privés

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Toronto – Le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, exhorte le premier ministre Doug Ford à faire appel à la PPO pour enquêter sur le nombre faramineux et inacceptable de décès dans les foyers de soins de longue durée à but lucratif dans la province, y compris sur les 29 victimes de la COVID-19 qui ont perdu la vie récemment au foyer Kennedy Lodge, dans l’est de Toronto.

« Peut-être faudra-t-il que quelqu’un aille en prison pour mettre fin à ce carnage », a déclaré le président Thomas. « Nous savons ce qu’il faut faire pour arrêter la propagation de la COVID-19. Nous savons quels sont les équipements de protection nécessaires. Et nous savons qu’il faut mettre en place des protocoles de sécurité, y compris les ÉPI adéquats. »

« Pourquoi y a-t-il toujours autant de victimes dans certains de nos foyers de soins de longue durée? À l’heure où nous commémorons celles et ceux qui ont protégé notre pays, nous devons également honorer celles et ceux qui l’ont bâti. Il s’agit souvent des mêmes personnes. »

Les cas de COVID-19 continuent d’augmenter rapidement dans toute la province, mais les éclosions dans les foyers privés, par opposition aux foyers de soins de longue durée publics, ont été de loin les plus meurtrières. Selon les ministères de la Santé et des Soins de longue durée, 110 résidents ont perdu la vie des suites du virus dans les foyers soins de longue durée durant les deux dernières semaines.

En plus des 29 décès survenus au foyer Kennedy Lodge de Scarborough, au moins neuf résidents du foyer Villa West End d’Ottawa sont morts durant cette deuxième vague.

Le premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, dit qu’il y a des questions graves concernant les soins de longue durée auxquelles il faut répondre, notamment pourquoi les résidents continuent-ils de mourir en si grand nombre?

« Lorsque nos hôpitaux ont fini de traverser la première vague au printemps, certains de ces patients ont-ils été envoyés dans des foyers de soins de longue durée uniquement pour tomber malades et mourir? », a demandé Eddy Almeida. « Quelle était la capacité des hôpitaux au printemps? Pourquoi les capacités hospitalières ne sont-elles pas prises en compte aujourd’hui? »

Le président Thomas a déclaré que les familles des victimes ont besoin de justice et que tous les Ontariens et Ontariennes ont besoin d’avoir la garantie que des mesures urgentes sont prises pour prévenir d’autres décès.

« Ça suffit, a conclu le président Thomas, peut-être qu’on ne dit pas la vérité au premier ministre concernant les raisons de tous ces décès et sur ce qui doit être fait pour les arrêter. »

« La vérité doit sortir. Quelqu’un doit rendre des comptes ».

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931