L’OPSEU/SEFPO demande au gouvernement de protéger les travailleurs de la santé contre le harcèlement du convoi

Toronto – Le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, demande au gouvernement provincial de prendre les mesures qui s’imposent pour mettre fin au harcèlement subi par les travailleurs de la santé pendant le convoi anti-vaccination qui perturbe Ottawa.

Monsieur Thomas s’est dit préoccupé par les rapports de harcèlement à l’encontre de travailleurs de la santé à Ottawa, qu’on empêche d’aller travailler et qui ne se sentent pas en sécurité dans le contexte perturbateur de la manifestation. Les rapports affirmant que le convoi envisage de descendre à Queen’s Park dans les prochains jours l’inquiètent. L’OPSEU/SEFPO représente des milliers de travailleurs de la santé dans les hôpitaux du centre-ville de Toronto, ainsi que du personnel dans les organismes communautaires, refuges et logements supervisés.

« J’ai toujours appuyé et appuierai toujours le droit de manifester », a déclaré M. Thomas. « Mais pas quand la vie des gens est en danger. C’est simplement inacceptable que les travailleurs de première ligne de la santé se fassent harceler et soient empêchés de faire leur travail essentiel. »

Monsieur Thomas s’est dit déçu que les manifestants s’en prennent aux travailleurs de première ligne de la santé.

« Nos membres nous ont protégé pendant toute la pandémie », a souligné M. Thomas. « Ils ont risqué leur vie et méritent d’être traités avec bien plus de respect que ce qu’on a observé à Ottawa cette semaine. »

Monsieur Thomas a dit que c’est triste d’entendre dire que l’employeur de certains travailleurs de la santé leur recommande de ne pas porter leurs uniformes en dehors de leur lieu de travail.

Selon le premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, les manifestants se trompent de cible en harcelant les travailleurs de première ligne de la santé.

« Ce ne sont pas nos membres qui élaborent les politiques et ce n’est pas juste que ce soit eux qui en paient le prix », a déclaré M. Almeida. « Les manifestants devraient s’en prendre aux politiciens qui prennent les décisions en matière de politiques et laisser les professionnels aux premières lignes des soins de santé tranquilles. »

Sara Labelle, présidente de la Division des professionnels hospitaliers de l’OPSEU/SEFPO, s’est dite déçue elle aussi de voir les travailleurs de première ligne piégés au milieu du conflit.

« Les travailleurs de première ligne de la santé ont risqué leur vie tout au long de la pandémie », a déclaré Mme Labelle.  « Ils ont servi de rempart aux Ontariens, et il est inacceptable qu’ils doivent maintenant se défendre sur leur chemin entre le travail et la maison. »

Dave Doran, membre de l’exécutif de la Division des services ambulanciers de l’OPSEU/SEFPO, basé dans l’Est de l’Ontario, s’inquiète que les soins aux patients soient compromis par les manifestants qui perturbent Ottawa et les alentours.

« Ça m’inquiète vraiment beaucoup de penser que des ambulances puissent être retardées parce que des manifestants bloquent des rues », a déclaré M. Doran. « La vie des gens ne devrait pas être mise en péril. »

Monsieur Thomas affirme que l’OPSEU/SEFPO soutiendra toute mesure raisonnable pour faire en sorte qu’on n’empêche pas les patients d’obtenir les soins de santé dont ils ont besoin et que les travailleurs de la santé puissent aller travailler sans crainte de se faire harceler et intimider.

« Quand les membres de l’OPSEU/SEFPO manifestent, ils le font de manière responsable et respectueuse », a déclaré M. Thomas.  « Les manifestants qui font partie du convoi sont allés trop loin et ont besoin de comprendre qu’ils ne font rien pour servir leur cause auprès du public. Prenez une bonne respiration et un peu de recul. »

Pour plus d’information :

Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931, OPSEUCommunications@opseu.org

Related News