SEFPO Avis bannière

L'OPSEU/SEFPO demande à la province d'allouer un financement d'urgence pour protéger l’Université Laurentienne

Bannière Laurentienne: SauvonsLaLaurentienne
Facebook
Twitter
Email

Toronto – Warren (Smokey) Thomas, président de l’OPSEU/SEFPO, exhorte le gouvernement provincial à intervenir et à bloquer les compressions massives à l’Université Laurentienne.

L’élimination de plus de 60 programmes et le licenciement de 100 professeurs priveront d’une éducation de qualité des centaines, voire des milliers, de personnes vivant dans des communautés autochtones et nordiques, a déclaré le président Thomas.

« On ne pas peut gérer l’éducation comme une entreprise, c’est une nécessité », a ajouté Smokey Thomas. « L’éducation postsecondaire profite à nos étudiants, aux employeurs locaux et à l’économie régionale. Lorsque les étudiants étudient dans le Nord, ils restent dans le Nord. »

Les administrateurs de l’université avaient déclaré que les caisses seraient vides à compter du 30 avril et qu’ils étaient obligés de faire des coupes importantes avant cette date limite. Ils donnent l’impression qu’il n’y a pas d’autres alternatives que de faire des coupes, a indiqué le président Thomas.

« Il existe une alternative, et c’est de faire ce qu’il faut », a ajouté Smokey Thomas. « Le gouvernement doit intervenir et faire en sorte que la Laurentienne dispose des ressources nécessaires pour dispenser la même éducation de qualité que les centres d’apprentissage du sud de l’Ontario. »

« Avoir recours à la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) pour imposer des compressions est une mesure profondément cynique de la part des administrateurs de l’université », a lancé le président Thomas. « Il est tout à fait déplorable de traiter les employés congédiés comme n’importe quel autre créancier en ce qui concerne les obligations en matière de licenciement du personnel. »

Les collèges et les universités de l’Ontario reçoivent le financement par étudiant le plus faible de toutes les provinces canadiennes. La crise du financement s’est développée au fil des ans et la faute en revient à tous les gouvernements successifs de toutes tendances politiques.

Le mandat bilingue et triculturel unique de la Laurentienne, qui consiste à dispenser une éducation en français, en anglais et autochtones, est menacé, de même que plusieurs centaines d’emplois directs et indirects dans la région de Sudbury. Les étudiants francophones et autochtones seront insuffisamment desservis si l’université est mise en danger, a déclaré Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier de l’OPSEU.

« Les programmes de la Laurentiennes consistent à soutenir les cultures francophones et autochtones », a déclaré Eddy Almeida. « La Laurentienne œuvre pour la réconciliation en offrant une éducation autochtone et en exigeant que les étudiants au baccalauréat ès arts suivent des cours ayant un contenu autochtone. Sabrer les programmes de l’université ne sauvera pas la Laurentienne et le gouvernement ne devrait pas donner son accord. »

Les collèges et les universités sont les carrefours sociaux, culturels et économiques de leurs collectivités, en particulier dans les collectivités du Nord, a déclaré Tara Maszczakiewicz, vice-présidente régionale de l’OPSEU/SEFPO pour le Nord de l’Ontario.

« Ces compressions entraineront une crise qui frappera les collectivités du nord de l’Ontario », a déclaré Tara Maszczakiewicz. « Nous ne pouvons pas mettre l’avenir de toute une région entre les mains de quelques administrateurs à courte vue; le gouvernement doit les contraindre et élaborer un plan mûrement réfléchi qui garantit l’avenir de la Laurentienne. »