L'OPSEU/SEFPO condamne les propos d’un conseiller scolaire qui attisent les tensions raciales

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L’OPSEU/SEFPO condamne les propos d’un conseiller scolaire, du Conseil scolaire de district de la région de York, visant à attiser les tensions raciales suite au changement de nom d’une école secondaire de Vaughan en l’honneur d’une journaliste canado-somalienne renommée, qui habitait dans la communauté.

Une majorité importante des résidents de la région de York ont récemment voté en faveur du changement de nom d’une école secondaire pour lui donner le nom d’Hodan Nalayeh. L’éminente journaliste canado-somalienne a perdu la vie lors d’une attaque contre un hôtel en Somalie.  L’ancienne résidente de Vaughan était une voix reconnue au sein de la diaspora somalienne et un symbole d’espoir. Grâce à son travail bénévole et à ses actions de plaidoyer, elle a beaucoup fait pour soutenir la jeunesse canado-somalienne.

Cette décision a été prise en réponse aux appels de défenseurs de la communauté qui demandaient qu’on supprime le nom d’un propriétaire britannique d’esclaves au XVIIIe siècle. Le conseil scolaire a lancé un sondage invitant les résidents à voter pour choisir un nouveau nom pour l’école.

Le Toronto Star rapporte une citation du conseiller scolaire David Sherman, qui aurait déclaré que « certains groupes » ont été cherchés des soutiens à l’extérieur du pays pour appuyer le changement de nom de l’école en faveur de Mme Nalayeh, mais il n’a fourni aucune preuve pour étayer son allégation.

Le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a fait remarquer que le président du conseil scolaire a indiqué publiquement que les commentaires de M. Sherman ne reflètent aucunement le point de vue du conseil.

« Monsieur Sherman n’a pas fourni l’ombre d’une preuve pour étayer ses commentaires et il ne fait qu’envenimer les tensions », a déclaré le président Thomas. « C’est irresponsable. »

Pour aggraver la situation, il a été rapporté que M. Sherman aurait accusé la communauté noire de s’opposer à ce que le public envisage de nommer l’école du nom d’un survivant de l’Holocauste.

« Monsieur Sherman oppose la communauté noire à la communauté juive en faisant de tels commentaires », a déclaré le président Thomas.  « De tels propos sapent les efforts de l’OPSEU/SEFPO et d’autres organisations qui tentent d’unir les gens et d’éradiquer le racisme anti-Noirs. »

Il est de surcroît regrettable que de tels commentaires soient formulés durant le Mois de l’histoire des Noirs, a fait remarquer Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO.

« C’est le mois où nous célébrons les contributions remarquables que les Canadiens noirs ont apportées à notre pays », a ajouté Eduardo (Eddy) Almeida. « C’est franchement décourageant de voir un élu ternir un mois d’espoir et de célébration d’une manière aussi insensible. »

Le racisme systémique envers les Noirs au Canada a été, et continue d’être, une réalité.  De nombreuses écoles et institutions sont profondément enracinées dans le passé colonial et raciste du Canada.

Selon Peter Thompson, président de la Coalition des travailleurs racialisés (CoTR) de l’OPSEU/SEFPO, les commentaires de M. Sherman sont racistes et scandaleux, surtout pendant le Mois de l’histoire des Noirs et une période de prise de conscience dans le monde où nous devrions examiner de plus près nos actions, passées et présentes, pour faire en sorte que l’histoire ne se répète pas.

« Nous sommes à un moment critique de notre histoire, où nous prenons conscience des mauvais traitements du passé et où nous avons la volonté de s’attaquer aux inégalités systémiques en réformant nos politiques et procédures et en mettant l’accent sur l’équité, la diversité et l’inclusion », a conclu Peter Thompson.

« Changer le nom d’une école est un premier pas facile à franchir. »