L'OPSEU/SEFPO est déçu que le Conseil des employeurs des collèges pousse au vote de grève

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Toronto – Le Conseil des employeurs des collèges (CEC) a rejeté la toute dernière offre de l’équipe de négociation du personnel scolaire de l’OPSEU/SEFPO, rapprochant le personnel et les étudiants des 24 collèges publics de l’Ontario d’une éventuelle grève ou d’un éventuel lock-out.

Le président du syndicat, Warren (Smokey) Thomas, s’est dit déçu par la tournure des événements d’aujourd’hui, en particulier parce que les deux parties avaient signalé être proches d’un accord après le récent embargo médiatique.

« Après de nombreuses années et rondes de négociations, nous avons maintenant développé des relations de négociation matures », a déclaré le président Thomas. « C’est pourquoi il est si décourageant de voir que les parties en sont arrivées là. Mais je reste convaincu qu’il est encore possible de parvenir à un accord. »

Dans le cadre de sa dernière proposition, l’équipe de négociation du personnel scolaire a proposé un processus volontaire d’arbitrage exécutoire pour résoudre le conflit de travail, ce qui permettrait aux parties d’éviter une grève ou un lock-out, ainsi que le stress que l’une ou l’autre option ferait peser sur les étudiants, le personnel scolaire et l’ensemble du système des collèges publics.

Malheureusement, et sans aucune justification, le CEC a refusé et demandé au lieu de cela un « avis de non-constitution d’une commission », ce qui se produit lorsque les parties ne peuvent pas parvenir à un accord durant la conciliation. Après l’envoi de cet avis, les parties ont 17 jours pour tenter de conclure un accord avant qu’il y ait une grève, un lock-out ou l’imposition de conditions. Le syndicat doit également tenir un vote de grève et obtenir le soutien de la majorité des membres en faveur d’une grève, le cas échéant.

« Ces dix-huit derniers mois ont été assez difficiles pour tout le monde et personne ne souhaite un arrêt de travail », a déclaré Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO. « Mais il faut être deux pour danser le tango, et si le CEC n’est pas disposé à conclure un accord qui respecte le personnel scolaire des collèges, notre syndicat engagera toutes les ressources financières nécessaires pour soutenir nos membres et relever ce défi. »

JP Hornick, présidente de l’équipe de négociation du personnel scolaire, dit que cette escalade n’était pas nécessaire.

« En présentant des propositions raisonnables et très peu coûteuses, notre équipe de négociation a montré qu’elle avait tenu compte des préoccupations de l’employeur concernant les propositions précédentes », a déclaré JP Hornick. « Nos propositions, qui visent à appuyer une éducation de qualité, les étudiants et les communautés, ouvrent une voie vers un règlement sans escalade ni interruption de travail. »

« La proposition de l’équipe n’était pas une “offre à prendre ou à laisser” et l’équipe reste disposée à négocier », a ajouté JP Hornick.

Le président Thomas espère que tout le monde prendra un peu de recul et conclura l’accord qui semble proche.

« Nous sommes ici pour vous aider, et dans les jours à venir, j’encourage l’équipe de négociation du personnel scolaire à faire usage de toute l’expertise que l’OPSEU/SEFPO peut lui offrir », a conclu le président Thomas. « Et je demande au CEC de revenir à la table de bonne foi et de mettre la dernière main à un accord afin de parvenir à un règlement équitable pour tous. »

« Il est temps de se focaliser sur un accord qui soit bon pour le personnel scolaire et les étudiants et qui apporte des réponses aux enjeux de l’équité, y compris pour démanteler le racisme anti-Noirs et garantir l’égalité des chances aux enseignants et étudiants autochtones et racialisés. »

Renseignements: Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931;
OPSEUCommunications@opseu.org