L'OPSEU/SEFPO dépose une plainte pour pratique déloyale de travail contre l'ONTS et demande l'arbitrage de la première convention collective

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Après des mois de refus de la part de l’ONTS (Office des normes techniques et de la sécurité) de négocier une entente équitable avec les inspecteurs de la sécurité en grève, l’OPSEU/SEFPO a déposé une plainte pour pratique déloyale de travail et pour négociation de mauvaise foi et a demandé l’arbitrage de la première convention collective.

Voici quelques exemples de certaines des exigences scandaleuses formulées par l’ONTS : une longue grille salariale en 14 étapes soumise à la « cote de performance satisfaisante » de l’employeur, laquelle ignore l’ancienneté et ne correspond pas aux normes de l’industrie; un contrôle unilatéral de l’employeur sur les examens médicaux indépendants des employés; un refus de remboursement pour le temps de déplacement vers les sites d’inspection; et un libellé de la politique de vacances qui équivaut à un vol de salaire et à une violation de la Loi sur les normes d’emploi.

Il est également évident que l’ONTS rémunère les quelques femmes inspecteurs à des taux nettement inférieurs à ceux des hommes inspecteurs ayant moins de service continu. Il s’agit d’une violation des dispositions de la Loi sur les normes d’emploi relatives à la rémunération égale pour un travail égal.

« L’OPSEU/SEFPO désire sincèrement parvenir à une convention collective afin que les inspecteurs puissent revenir au travail essentiel servant à maintenir la sécurité de nos collectivités », a déclaré la présidente de l’OPSEU/SEFPO, JP Hornick. « Mais l’ONTS a adopté une position implacable et ne veut pas négocier. »

Les 170 inspecteurs de la sécurité de la section locale 546 de l’OPSEU/SEFPO tentent de négocier une première convention collective avec l’ONTS. Les inspecteurs ont été forcés de faire la grève le 21 juillet après que leur employeur eut quitté la table de négociation.

L’OPSEU/SEFPO a fait plusieurs tentatives pour amener l’ONTS à revenir à la table de négociation, y compris en présentant une contre-proposition raisonnable à l’employeur il y a plus de trois semaines, laquelle a fait des changements significatifs dans plus de 50 domaines. En réponse, l’ONTS est resté ferme dans son refus de reprendre la négociation.

« Ces inspecteurs se sont syndiqués parce qu’ils avaient des problèmes et des préoccupations concernant leurs conditions de travail. Ils veulent que l’ONTS s’y attaque et ils veulent faire entendre leur voix », a déclaré Mme Hornick. « Au lieu de montrer à leurs employés le respect qu’ils méritent, l’ONTS s’est efforcé de les punir en supprimant les prestations établies de longue date et en imposant des exigences qui violent les droits légaux fondamentaux. »

Malgré l’attitude « à prendre ou à laisser » de l’ONTS, l’OPSEU/SEFPO demeure résolu à négocier avec l’employeur dans l’attente d’une décision de la Commission des relations de travail de l’Ontario concernant l’arbitrage de la première convention collective.

TSSA safety inspectors on strike now

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