L’OPSEU/SEFPO célèbre la Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage

OPSEU Coalition des Travailleurs Racialises. Resilience, determination, representation
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Chaque année, le 2 décembre, la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage met l’accent sur l’éradication des formes contemporaines d’esclavage telles que la traite des personnes, l’exploitation sexuelle, l’exploitation de la main d’œuvre enfantine, les mariages forcés et les enrôlements forcés d’enfants dans les conflits armés. Cette journée attire l’attention sur le fait que l’esclavage n’est pas uniquement un vestige du passé, mais une réalité encore bien présente dans le monde.

L’esclavage s’est manifesté de différentes manières tout au long de l’histoire. Certaines formes traditionnelles existent toujours, tandis que de nouvelles formes sont apparues. Ces formes d’esclavage sont le résultat d’une discrimination de longue date à l’égard des groupes les plus vulnérables de nos sociétés. Par exemple, l’esclavage fondé sur la descendance – un enfant né en esclavage parce que ses parents et ancêtres étaient des esclaves – existe encore dans de nombreuses régions du monde. La transmission du statut d’esclave étant matrilinéaire, hérité par la mère.

L’exploitation des travailleurs migrants est également un autre exemple de l’effet durable de l’esclavage. Ces travailleurs, qui sont mal payés et sans statut d’immigrant légal, sont forcés de vivre dans des conditions de vie insalubres, pendant que des investisseurs riches et puissants continuent d’engranger les profits.

« Nous devons nous éduquer nous-mêmes et nous devons éduquer les gens qui nous entourent », a fait remarquer le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « Nous devons œuvrer pour démanteler toutes les formes de racisme et de discrimination systémiques et ne jamais accepter l’intolérance. Les personnes en position de pouvoir doivent non seulement reconnaître les crimes du passé, mais également mettre en œuvre des réparations pour y remédier. »

« Nous devons faire en sorte de ne pas répéter les erreurs du passé dans le présent et dans l’avenir », a ajouté le président Thomas. « En considérant ces réparations, notamment les paiements pour réparer les injustices du passé, nous devons d’abord nous instruire sur les conséquences de l’esclavage et sur la manière dont elles façonnent la vie des Noirs aujourd’hui. »

Eduardo (Eddy) Almeida, le premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO, comprend les implications historiques et les effets permanents de l’héritage de l’esclavage au Canada.

« En tant qu’organisation, nous défendons la cause de la justice et de l’équité pour toutes et tous », a-t-il dit. « Nous continuons à repenser et à réexaminer nos pratiques et réflexions. Nous encourageons tout le monde à dénoncer les comportements discriminatoires, à éduquer les autres sur les effets historiques et actuels de l’esclavage et du racisme dans notre syndicat, nos lieux de travail et nos communautés. »

L’Organisation internationale du travail estime qu’il y a environ 40 millions de personnes qui sont aujourd’hui asservies dans le monde. Cela comprend les personnes qui sont contraintes par des gens puissants à l’esclavage sexuel, à un mariage forcé ou au travail forcé. Plus de la moitié des personnes piégées dans le travail forcé sont employées comme domestiques, dans la construction ou comme travailleurs migrants dans les fermes.

Selon Peter Thompson, président de la Coalition des travailleurs racialisés de l’OPSEU/SEFPO, l’abolition de l’esclavage est un processus continu.

« La réalité est que l’esclavage moderne existe actuellement sous diverses formes et structures », a-t-il déclaré. « Ceux qui occupent des postes de pouvoir et d’autorité doivent reconnaître à la fois les torts du passé et le fait que l’esclavage est encore présents de nos jours. »

« Ils doivent également accorder des réparations afin que cela ne se reproduise plus », a ajouté Peter Thompson.

Il est primordial qu’en tant que membres du mouvement syndicat, nous nous engagions à mettre fin à toutes les formes d’esclavage moderne qui touchent les groupes les plus pauvres et les plus exclus de la société. À l’OPSEU/SEFPO, nous continuons à nous attaquer aux torts et aux erreurs du passé et à œuvrer pour la justice, la liberté et l’équité pour toutes et tous.

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