L'OPSEU/SEFPO blâme le London Free Press pour journalisme irresponsable

Le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a envoyé aujourd’hui la lettre suivante au London Free Press pour formuler une plainte formelle contre le journaliste Randy Richmond pour sa couverture partiale, dangereuse et provocante des événements au Centre de détention d’Elgin-Middlesex.

Le 21 juillet 2021

Monsieur Joe Ruscitti, rédacteur en chef
The London Free Press
210, rue Dundas, bureau 201
London (Ontario) N6A 5J3

Objet : plainte formelle contre Randy Richmond

Monsieur,

Je vous écris aujourd’hui pour vous exprimer mes profondes préoccupations concernant la couverture par votre journal des événements récents au Centre de détention d’Elgin-Middlesex, en particulier le travail de votre journaliste Randy Richmond, qui a adopté une approche profondément dangereuse et contraire à l’éthique.

Dans une tentative maladroite visant à faire des manchettes aguicheuses, M. Richmond a rapporté des faits sans preuves et sans tenir compte des retombées potentiellement dangereuses. En réalité, les histoires qu’il rapporte ont provoqué des réactions brutales dirigées contre le personnel correctionnel du centre de détention.

Ses histoires mettent les membres de l’OPSEU/SEFPO en danger uniquement sur la base de conjectures et de spéculations, les accusant essentiellement d’avoir commis un crime, alors qu’aucune accusation n’a été portée. C’est plus que malavisé, c’est irresponsable

Il a également nommé certains individus dans ses histoires, alors que ce n’était pas nécessaire – leur faisant courir un plus grand risque, et, une fois de plus, sans aucune autre raison valable que de vendre des journaux.

Il ne s’agit ni de reportage équitable, ni de bon reportage. Et c’est une question grave.

Bien que M. Richmond nous ait contactés, notre syndicat ne commente pas les questions de vie et de mort avant que les faits ne soient clairs. J’espère que les journalistes du London Free Press comprennent ce concept et qu’ils seront tenus de respecter ces principes de base.

On ne joue pas avec la vie des gens. Nous prenons la santé et la sécurité de nos membres très au sérieux et nous nous attendons à ce que les médias fassent preuve d’une responsabilité pleine et entière. Laissez les organismes d’enquête faire leur travail. Les commérages venant d’une prison et les allégations non fondées n’ont pas leur place dans le journalisme responsable.

Veuillez cesser ce journalisme à sensation, dangereux et provocateur.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Warren (Smokey) Thomas
Président de l’OPSEU/SEFPO