Communiqués bannière

Il est temps que la grande voyageuse du Royal Ottawa fasse la bonne chose et démissionne

Toronto – Tandis qu’encore un autre leader communautaire démissionne en raison d’un voyage non essentiel durant le confinement, l’OPSEU/SEFPO renouvelle sa demande auprès de Joan Garrow, directrice du Centre de santé mentale Royal Ottawa, d’emboîter le pas.

Warren (Smokey) Thomas, président de l’OPSEU/SEFPO, a fait remarquer que l’ancien ministre des Finances, Rod Phillips, avait démissionné, que les PDG des hôpitaux de Niagara, Hamilton et London avaient été démis de leurs fonctions et que, hier même, le président d’Intégration communautaire Oakville avait lui aussi démissionné.

« Ces personnes et ces organisations ont toutes fait ce qu’il fallait. Elles ont admis leur erreur, soit leur voyage à l’étranger, elles en assument la responsabilité et les conséquences », a ajouté M. Thomas. « Quand est-ce que Joan Garrow et le Royal Ottawa vont-ils enfin faire la bonne chose, eux aussi? »

Le 8 février dernier, le président Thomas a écrit une lettre à la vice-première ministre et ministre de la Santé, Christine Elliott, l’exhortant à intervenir.

Non seulement la haute direction de l’hôpital savait-elle que Mme Garrow avait défié les directives de santé publique contre les déplacements non essentiels, mais il a en plus contourné les règles pour elle en la laissant travailler de chez elle pendant ses deux semaines de quarantaine. Beaucoup d’autres employés s’étaient fait dire par Mme Garrow elle-même que, même s’ils pouvaient le faire, ils n’avaient pas le droit de travailler à domicile.

« C’est un des pires exemples de leadership vraiment, et ça doit cesser maintenant », a déclaré Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO. « Tout d’abord, c’est une véritable insulte aux travailleurs de la santé de première ligne qui déploient des efforts héroïques pour nous faire traverser cette pandémie. »

« Et ensuite, l’hôpital donne un exemple terrible au public en disant qu’il est acceptable que certaines personnes enfreignent les directives de santé publique concernant les voyages non essentiels. »

Monsieur Thomas demande instamment au gouvernement et aux autres dirigeants communautaires servis par le Royal Ottawa d’exiger des mesures.

« Assez, c’est assez », a encore dit M. Thomas. « Comment les gens de l’Est de l’Ontario peuvent-ils avoir confiance dans les soins qu’ils reçoivent à cet hôpital lorsque ses hauts dirigeants commettent de telles erreurs de jugement face à la menace sanitaire la plus grave que nous ayons vécue depuis des générations? »

« Plus ils attendent pour agir, plus ils perdront la confiance des gens. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931